Et le reste, c’est notamment de remplir le filet adverse. Dagenais a terminé la saison avec 62 points (30 buts, 32 passes) en 62 matchs. Il a terminé sur une bonne note avec 37 points, dont 17 buts, en 29 matchs au retour de la pause de Noël.
Que ce soit du côté du principal intéressé, de son entraîneur ou des dépisteurs, tous les intervenants interrogés s’entendent sur le moment où le déclic a semblé se produire. Sa participation aux matchs des meilleurs espoirs – celui de la LHJMQ à Sherbrooke le 21 octobre, puis ceux de la LCH à Calgary et à Lethbridge les 25 et 26 novembre – a servi de point de départ.
« Je pense que j'ai beaucoup appris dans ces matchs-là, a noté Dagenais. Je voulais être le meilleur et faire la différence dans ces rencontres. Il fallait donc que je compétitionne et que je joue de manière physique, puis je pense que j'ai juste transposé ces éléments-là dans ma game à Québec. »
La présence de ces autres éléments dans son jeu risque de rassurer la vingtaine d’équipes qui l’ont rencontré à Buffalo dans le cadre de la Séance d’évaluation des espoirs. L’une de ces équipes risque fort d’appeler son nom en première ronde, en sachant qu’elle ne sélectionne pas un joueur unidimensionnel.
« On connaît tous ses atouts, c’est-à-dire un gars de 6 pieds 4 pouces et 198 livres avec de bonnes mains, a énuméré Jean-François Damphousse du Bureau central de dépistage de la LNH. Il est un véritable franc-tireur capable de marquer de loin, autant en avantage numérique qu’à 5-contre-5. Mais ce qui le rend encore plus intéressant, c’est qu’il a ajouté un côté papier sablé que j’avais moins vu à 16 ans et en début de saison.
« Quand une équipe repêche un joueur en première ronde, elle veut voir une diversité dans son jeu. Évidemment, marquer des buts, préparer des jeux, ce sont des éléments importants, mais quand tu ajoutes un élément physique, tu peux occuper plus de chaises dans la formation. Donc quand ce joueur ne produit pas autant, mais qu’il peut s’impliquer physiquement, c’est plus intéressant de le repêcher. Et quand il va avoir 25-30 livres de plus vers 21 ou 22 ans, la projection peut devenir très intéressante. »