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Le Repêchage 2026 de la LNH Upper Deck se tiendra les 26 et 27 juin au KeyBank Center de Buffalo. Le premier tour se tiendra le 26 juin (19 h HE; ESPN, ESPN+, SN, TVAS) tandis que les tours 2 à 7 auront lieu le 27 juin (11 h HE; NHLN, ESPN+, SN, SN1). LNH.com vous aide à vous préparer en vue de ce repêchage en vous offrant des profils des principaux espoirs admissibles à l'encan, grâce à des entrevues réalisées dans le cadre de la Séance d’évaluation des espoirs de la LNH (Combine) au KeyBank Center, qui s’est tenue du 1er au 6 juin.

BUFFALO – L’entraîneur de Maddox Dagenais avec les Remparts de Québec, Éric Veilleux, a eu à répondre aux questions des dépisteurs toute la saison sur le niveau de compétition de son attaquant. À quelques semaines du repêchage 2026 de la LNH, sa réponse à cette question est désormais claire et limpide.

« C’est réglé », a-t-il lancé au cours d’une entrevue téléphonique avec LNH.com. 

« Quand les dépisteurs me parlent de son niveau de compétition (compete level), je leur dis d’arrêter d’en douter, de s’enlever ça de la tête, a-t-il ajouté. Ça ne sera jamais un problème. Je pense qu'il est extrêmement conscient que peu importe le talent qu'un joueur de hockey peut posséder, le niveau d’implication est vraiment nécessaire. »

Et comme du talent, Dagenais en possède une quantité impressionnante, cette implication à la hausse a confirmé son statut d’espoir de premier plan, lui qui est répertorié au 15e rang des patineurs nord-américains sur la liste finale du Bureau central de dépistage de la LNH. 

« En jouant de manière physique, ça crée plus de chances offensivement pour moi et mes coéquipiers, a reconnu Dagenais. Ça crée plus d'espace. Compétitionner, ça veut dire vouloir la rondelle plus que l'autre et être impliqué physiquement, et quand ces deux éléments sont présents dans mon jeu, tout le reste vient plus facilement. »

Et le reste, c’est notamment de remplir le filet adverse. Dagenais a terminé la saison avec 62 points (30 buts, 32 passes) en 62 matchs. Il a terminé sur une bonne note avec 37 points, dont 17 buts, en 29 matchs au retour de la pause de Noël. 

Que ce soit du côté du principal intéressé, de son entraîneur ou des dépisteurs, tous les intervenants interrogés s’entendent sur le moment où le déclic a semblé se produire. Sa participation aux matchs des meilleurs espoirs – celui de la LHJMQ à Sherbrooke le 21 octobre, puis ceux de la LCH à Calgary et à Lethbridge les 25 et 26 novembre – a servi de point de départ.

« Je pense que j'ai beaucoup appris dans ces matchs-là, a noté Dagenais. Je voulais être le meilleur et faire la différence dans ces rencontres. Il fallait donc que je compétitionne et que je joue de manière physique, puis je pense que j'ai juste transposé ces éléments-là dans ma game à Québec. » 

La présence de ces autres éléments dans son jeu risque de rassurer la vingtaine d’équipes qui l’ont rencontré à Buffalo dans le cadre de la Séance d’évaluation des espoirs. L’une de ces équipes risque fort d’appeler son nom en première ronde, en sachant qu’elle ne sélectionne pas un joueur unidimensionnel.

« On connaît tous ses atouts, c’est-à-dire un gars de 6 pieds 4 pouces et 198 livres avec de bonnes mains, a énuméré Jean-François Damphousse du Bureau central de dépistage de la LNH. Il est un véritable franc-tireur capable de marquer de loin, autant en avantage numérique qu’à 5-contre-5. Mais ce qui le rend encore plus intéressant, c’est qu’il a ajouté un côté papier sablé que j’avais moins vu à 16 ans et en début de saison.

« Quand une équipe repêche un joueur en première ronde, elle veut voir une diversité dans son jeu. Évidemment, marquer des buts, préparer des jeux, ce sont des éléments importants, mais quand tu ajoutes un élément physique, tu peux occuper plus de chaises dans la formation. Donc quand ce joueur ne produit pas autant, mais qu’il peut s’impliquer physiquement, c’est plus intéressant de le repêcher. Et quand il va avoir 25-30 livres de plus vers 21 ou 22 ans, la projection peut devenir très intéressante. »

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S’il y a une autre corde qu’il veut ajouter à son arc la saison prochaine avec les Remparts, c’est d’améliorer son jeu défensif.

Pour ce faire, Veilleux a déjà l’intention de lui donner des responsabilités défensives supplémentaires, notamment en infériorité numérique et pour préserver des avances en fin de match. 

« Je veux faire la différence sur la glace, être là quand ça compte, dans la dernière minute de jeu, peu importe si c’est pour une mission offensive ou défensive », mentionne Dagenais.

Rivalité familiale

Fils de Pierre Dagenais, ancien attaquant de la LNH qui a notamment fait partie de l’organisation des Canadiens de Montréal pendant deux saisons, Maddox est habitué d'entendre les comparaisons entre lui et son père, et il ne s’en formalise pas. Bien au contraire.

« Il est comme mon meilleur ami, a-t-il déclaré. On est toujours ensemble. Il me donne des trucs après chaque match, il veut le meilleur pour moi. »

Les deux hommes ont la réputation d’avoir un lancer dévastateur. Maddox a d’ailleurs utilisé le sien 273 fois cette saison, le quatrième total le plus élevé de la LHJMQ. Mais son tir est-il aussi bon que celui de son père?

Damphousse, qui a affronté les tirs de Pierre pendant plusieurs saisons à l’entraînement lorsque les deux hommes étaient coéquipiers avec les River Rats d’Albany dans la Ligue américaine de hockey, confère un léger avantage au paternel. 

« Pierre avait peut-être le lancer frappé le plus foudroyant que j’ai affronté, les pratiques étaient longues des fois avec tous ces tirs qui me frappaient les épaules, a soumis Damphousse. Il fallait que je lui demande parfois de le ralentir un peu. »

Pour ce qui est du coup de patin cependant, avantage marqué pour fiston.

« Il est bien meilleur que son père de ce côté-là, a noté Damphousse. Je pense qu’il va continuer à le développer, à mesure que sa force physique va augmenter. J’aime ses enjambées, sa mécanique est bonne, alors je pense que son coup de patin va continuer de s’améliorer. »

Si leur relation est au beau fixe, ça n’empêche pas Maddox et Pierre de se livrer à une saine rivalité. 

« Il me tire la pipe pour le nombre de buts marqués, a raconté Maddox. Il n’a pas joué à 16 ans dans la LHJMQ, et là après notre saison de 17 ans, il a un but de plus que moi (43 contre 42), donc il me bave un peu là-dessus. Pour le repêchage aussi, on a un petit challenge, mais pas ce n’est pas grand-chose. »

Pierre a été repêché deux fois plutôt qu’une par les Devils du New Jersey, d’abord en deuxième ronde, au 47e rang au total, en 1996, puis au quatrième tour (105e au total) en 1998.

Maddox risque donc de pouvoir répliquer à son père dans quelques semaines lorsque Pierre va vouloir ramener sur le tapis son avantage dans la colonne des buts.

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