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SAN JOSE – À 6 pi 6 po et 215 lb, l’espoir des Sharks de San Jose Haoxi (Simon) Wang détonne sur une patinoire. Mais le 33e choix au total du repêchage de 2025 se démarque pour bien d’autres raisons que son imposante carrure.

« Oui, il mesure un pied de plus que certains de ses adversaires, mais quand on pèle l’oignon, on se rend compte à quel point il patine bien, à quel point il est habile… Il doit encore se développer, mais les habiletés sont là », a souligné Dale DeGray, le DG des IceDogs de Niagara dans la Ligue junior de l’Ontario (OHL). 

Wang a terminé la dernière saison chez les IceDogs et pourrait faire le saut en NCAA cet automne avec les Terriers de l’Université de Boston. À Niagara, on espère un retour du défenseur format géant d’origine chinoise.

« S’il reste ici, il sera l’un de nos joueurs clés. Il évoluera en avantage numérique. Il sera un homme à tout faire, a assuré DeGray. S’il s’en va dans la NCAA, il devrait aussi trouver le moyen de bien faire. Il affrontera des joueurs plus forts et plus costauds. S’il choisit de rester dans l’OHL, nous l’accueillerons de nouveau à bras ouverts. »

Wang pourrait devenir le premier joueur né en Chine à évoluer dans la LNH. Natif de Beijing, le jeune défenseur a déménagé à Toronto à 12 ans dans l’espoir de faire carrière dans le hockey. D’année en année, il a gravi les échelons. La saison dernière, il a récolté 26 points (6 buts, 20 passes) en 57 matchs avec les IceDogs et les Generals d’Oshawa.

Le principal intéressé remarquait, il y a quelques semaines, une différence notable entre sa première et sa deuxième participation au camp de perfectionnement des Sharks. 

« J’ai eu du temps pour me développer dans le junior, et je me suis amélioré, a-t-il soutenu le 30 juin. Je veux montrer ma progression au personnel d’entraîneurs et à la direction lors du camp.

« Je voulais être un défenseur complet qui peut jouer beaucoup de minutes à Niagara, et c’est ce que j’ai fait. J’ai fait tout en mon possible pour gagner. »

Sa progression s’illustre aussi par la place grandissante qu’il a prise au sein du groupe d’espoirs des Sharks lors du camp de perfectionnement. Il n’a pas hésité à interagir, notamment, avec Ivar Stenberg et Ryan Lin, deux des trois choix de premier tour de l’équipe au dernier repêchage.

« Je suis quelqu’un qui voit le verre à moitié plein, a indiqué Wang. Les gars de première année qui arrivent ici sont nerveux. Mais (Lin) et moi avons bien rigolé. Idem avec (Stenberg). J’essaie de développer un lien avec les nouveaux et d’avoir du plaisir. »

DeGray souligne que le leadership de Wang se perçoit non seulement dans ses interactions avec ses coéquipiers, mais aussi par ce qu’il dégage lorsqu’il est sur la patinoire.

« Lorsque vous le voyez jouer, vous comprenez qu’il peut être le centre d’attention. Pas de façon déplacée ou maladroite, mais simplement parce qu’il est un véritable pilier, a précisé le DG. C’est facile de suivre des gars comme lui, surtout lorsqu’ils sont aussi talentueux. »

Wang a encore beaucoup de travail à faire avant de devenir le premier Chinois à évoluer dans la LNH, mais il semble s’en aller dans la bonne direction.

« Je voyais de jeunes Asiatiques encourager Stenberg aujourd’hui, soulignait Wang avec le sourire au visage. Nous avons besoin d’initier plus d’Asiatiques au hockey, et un jour, j’espère qu’il y en aura plus dans la LNH. »