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Les Predators de Nashville ont été exclus de la course aux séries, lundi, au terme d’une défaite de 3-2 contre les Sharks de San Jose et d’une victoire de 5-3 des Kings de Los Angeles contre le Kraken de Seattle. Ils seront absents du tournoi printanier pour une troisième fois en quatre ans.

Avant cette fâcheuse séquence (38-33-10), Nashville s’était qualifié pour les séries huit fois d’affilée de 2014 à 2022. Les représentants du Tennessee ont accédé à la finale de la Coupe Stanley pour la première – et seule – fois de leur histoire en 2016, mais se sont inclinés face aux Penguins de Pittsburgh.

Voici un survol de ce qui s'est passé en 2025-26 pour expliquer l’élimination des Predators, et pourquoi la prochaine saison pourrait mieux se dérouler à Nashville :

Ce qu’il faut savoir

Potentiels joueurs autonomes sans compensation : Erik Haula, A; Tyson Jost, A
Potentiels joueurs autonomes avec compensation : Justin Barron, D
Nombre de choix au prochain repêchage : 12

Ce qui leur a fait mal

Un faux départ : Les Predators ont présenté une fiche de 4-6-2 en octobre et de 4-7-2 en novembre. Dans une section Centrale extrêmement relevée, ces contre-performances de début de saison leur auront coûté cher. Malgré une embellie plus tard en saison, ils n’auront été en mesure d’aligner trois victoires qu’à une seule reprise (5 victoires du 17 au 24 mars).

Trop généreux : Les Predators accordent 3,23 buts par match en moyenne cette saison. Il s’agit du 25e rendement de la LNH. Leurs gardiens font face à 29,5 tirs par match, au 26e rang de la LNH, et à l’autre bout de la patinoire, l’équipe marque moins de trois buts en moyenne (2,94; 19e). Trois indicateurs qui font généralement foi du genre de saison que connaît une équipe.

Une annonce démoralisante : Les Predators étaient déjà vulnérables lorsque le DG Barry Trotz a annoncé le 2 février qu’il allait quitter ses fonctions à la fin de la campagne. Bien qu’il ait précisé qu’il allait demeurer dans l’organisation à titre de conseiller, Trotz a possiblement démoralisé ses troupes avec l’annonce de sa démission du poste de DG.

Raisons d’être optimiste

Stamkos a retrouvé sa touche : Steven Stamkos a atteint le plateau des 40 buts grâce à une poussée tardive, mais spectaculaire. Ses 22 buts depuis le 11 janvier lui confèrent le deuxième rang de la LNH à ce chapitre derrière Cole Caufield (30). Le vétéran de 36 ans a récolté 63 points (40 buts, 23 aides) jusqu’à présent cette saison, au troisième rang chez les Predators derrière Filip Forsberg (73) et Ryan O’Reilly (73). Stamkos n’avait récolté que 27 buts et 53 points en 2024-25, à sa première saison à Nashville.

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Wood s’améliore : À seulement 21 ans, Matthew Wood a passé une bonne partie de sa campagne recrue au centre du deuxième trio des Predators et il en a profité pour récolter 30 points (17 buts, 13 aides) en 70 matchs jusqu’à présent. Le 15e choix au total du repêchage de 2023 a développé une belle chimie avec Forsberg et le Québécois Jonathan Marchessault.

À surveiller au repêchage : Les Predators ont 12 choix en vue du prochain repêchage, dont cinq dans les trois premiers tours. Ils ont obtenu le choix de deuxième tour du Wild dans l’échange envoyant Michael McCarron au Minnesota le 3 mars, puis le choix de troisième tour des Stars dans l’échange envoyant Michael Bunting à Dallas le 5 mars. Leurs nombreux choix seront fort importants pour l’organisation, que ce soit pour mettre la main sur des espoirs de qualité ou pour obtenir de l’aide immédiate sur le marché des transactions.

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