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La pêche pour aider David Perron à se changer les idées

Le vétéran attaquant des Blues planifiait de visionner en rafale des émissions de sa nouvelle passion avant le match no 6 de la Finale, dimanche

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

ST. LOUIS - Pour la deuxième année de suite, David Perron va jouer un match en sachant que la Coupe Stanley n'est pas très loin. Il y a un an, la Coupe était toute proche, mais inaccessible pour son équipe -- les Golden Knights de Vegas. Cette année, elle est à sa portée et à celle des Blues de St. Louis.

« Je dois m'enlever ça de la tête et demeurer détendu », a réagi l'attaquant sherbrookois des Blues au terme de la séance d'entraînement de l'équipe, samedi. « Tu dois écarter la pensée de ton esprit, sinon ton cœur bat fort inutilement et tu sapes de l'énergie pour rien. »

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Perron planifiait donc de visionner en rafale des émissions ou des vidéos de pêche - sa nouvelle passion - afin de se changer les idées jusqu'au match no 6 de la Finale contre les Bruins de Boston, dimanche (20 h HE; TVAS, CBC, NBCSN, SN).

« J'ai acheté un bateau de pêche dernièrement et ce sera ma principale activité cet été au Lac Memphrémagog (en Estrie), a-t-il confié. Ça me détend réellement. »

C'est son ancien coéquipier chez les Golden Knights, William Carrier, qui l'a initié à la pêche sportive à Las Vegas, la saison dernière.

« 'Wil' est un vrai adepte. Il possède beaucoup de connaissances. Il m'a amené avec lui à quelques reprises, la saison dernière, et j'ai attrapé la piqûre, a raconté Perron. Comme j'habite au Lac, je pêchais déjà pour le plaisir, mais là je vais consacrer plus de temps à la pêche. J'attraperai sûrement plusieurs achigans cet été », a-t-il lancé en prenant soin de préciser qu'il allait remettre toutes ses prises à l'eau.

David, le verbomoteur 

Perron est toujours affable avec les journalistes, mais il était un verbomoteur samedi. On a eu le sentiment que c'était une forme d'exutoire de stress pour lui. Il a parlé de visualisation, de son coéquipier Ryan O'Reilly et de l'apport de l'entraîneur Craig Berube aux succès des Blues.

« Je fais de la visualisation, mais jamais je ne me suis imaginé soulever la Coupe Stanley », a-t-il répondu quand on lui a posé la question. « Je visualise davantage les bonnes étapes qui pourraient me mener vers l'aboutissement. Je revisite des moments importants de mon parcours dans le hockey, pas nécessairement heureux, qui m'ont permis de me rendre là où je suis. Je m'inspire d'expériences qui m'ont fait grandir comme joueur et personne. 

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« Avant les matchs, j'ai créé ma routine psychologique, a-t-il élaboré. On peut dire que c'est de la superstition, mais c'est rendu une routine pour moi. »

L'école de hockey O'Reilly 

Perron est vite devenu un admirateur d'O'Reilly cette saison. Les Blues ont fait son acquisition des Sabres de Buffalo, avant la saison. Perron a surtout évolué avec lui et les deux joueurs sont des comparses sur la glace à l'entraînement.

« J'ai appris énormément en le côtoyant, a admis Perron. Il n'a pas besoin de me parler, j'ai juste à le regarder. C'est comme si j'étais à l'école de hockey O'Reilly, et c'est le 'fun'. 

« C'est sûr que ça aide à créer une chimie quand deux gars aiment passer beaucoup de temps ensemble à travailler leurs aptitudes. Les entraîneurs nous demandent parfois de quitter la glace, mais nous ne les écoutons pas tout le temps, a-t-il renchéri. Ce n'est pas comme si nous dépensions beaucoup d'énergie. Nous prenons surtout des tirs sur réception. » 

O'Reilly a joué un rôle important dans les deux dernières victoires des Blues, avec trois buts et une passe. L'entraîneur Berube a avancé qu'il paraissait jouer avec plus de vigueur. 

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« Personnellement, je trouve qu'il joue pareil depuis le début des séries, a commenté Perron. Un gars qui connaît du succès à l'attaque affichera toujours un peu plus de mordant. Mais son jeu n'est pas différent. On se posait des questions à son endroit au début des séries, mais moi j'ai toujours eu confiance en lui. Il est actuellement notre leader et il le démontre à chacune de ses présences sur la glace. »

Des fleurs pour l'entraîneur

Quand ce n'est pas O'Reilly qui prend les choses en main, c'est le gardien recrue Jordan Binnington ou les attaquants Vladimir Tarasenko ou Jaden Schwartz, le capitaine Alex Pietrangelo ou l'obscur défenseur Carl Gunnarsson. Les Blues jouent à fond la carte de la collectivité.
Perron attribue le mérite pour ça à l'entraîneur Berube.

« Il est l'élément-clé de nos succès parce qu'il réussit à soutirer le meilleur de plusieurs joueurs à différents moments, a-t-il argué. Mes propres succès passent également par lui. Il m'arrive de jouer de moins bons matchs, mais il continue de me faire confiance. Il est le dénominateur commun dans le succès de chacun des joueurs. Nous avons grandement confiance en lui. »

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