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Carte postale de la Finale : St. Louis

La sympathique ville du Missouri va « saigner bleu » jusqu'à dimanche soir

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

St. Louis va « saigner bleu » jusqu'à dimanche soir. C'est que les Blues ne sont qu'à une victoire d'une première conquête de la Coupe Stanley. 

« Ça va être fou en ville », nous annonce le chauffeur Uber à notre retour à St. Louis, vendredi.

« Parce que ce sera le dernier match… », continue-t-il.

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« Le dernier, vous êtes sûr? », lui renvoie-t-on.

« Ouin, peut-être pas… Mais je suis très confiant! »

Les amateurs de hockey ont de la difficulté à ne pas s'emballer, si près de l'objectif ultime. Ils attendent ce moment depuis 52 ans. On peine à imaginer quel 'party' ce serait au Enterprise Center et en ville advenant que les Blues battent les Bruins de Boston, dimanche (20 h HE; TVAS, CBC, SN).

St. Louis est connue pour son arche, qu'on dit la plus haute au monde à 630 pieds, son équipe de baseball au passé glorieux, les Cardinals, son festival Mardi Gras et ses alertes aux tornades!

Ce printemps, la ville et la région sont aux prises avec les plus importantes inondations depuis 1993. La rivière Mississippi est sortie de son lit depuis plus de 80 jours et on ne voit pas la journée où elle y retournera.

Les Cardinals tardent à se mettre en marche, mais heureusement, il y a les Blues pour mettre de la joie dans les cœurs des gens.

St. Louis n'est peut-être pas la ville la plus sécuritaire au palmarès des États-Unis, mais elle est au demeurant fort sympathique. Les gens sont très avenants et, partout où on va, ils engagent la discussion la plupart du temps.

« Vous savez, St. Louis n'est pas si pire qu'on le dit », vont-ils même jusqu'à nous dire, en nous précisant où ne pas mettre les pieds.

On nous a appris au fil de nos pérégrinations en Finale de la Coupe Stanley l'existence d'un quartier historique français, nommé Soulard.

La légende urbaine veut que la réputation de bons vivants des Français soit à la base de l'appellation Soulard - un dérivé de soûlon.

La vérité, c'est que le quartier porte le nom de son colonisateur français vers la fin des années 1700, Antoine Pierre Soulard. Lieutenant dans l'Armée royale française, Soulard a quitté son pays durant la Révolution française afin d'éviter la guillotine. Il est débarqué aux États-Unis au Massachusetts, mais, connaissant l'existence d'une communauté française à St. Louis, il a décidé de s'y rendre à dos de cheval et en bateau.

Quartier majoritairement résidentiel aujourd'hui, un des plus vieux de St. Louis, Soulard s'anime le soir venu avec ses bars, principalement de blues et de jazz, et ses restaurants, dans un pâté de rues situées à l'ombre des quartiers généraux de la brasserie Anheuser-Busch.

On y a même vu Elvis chanter un soir. C'était le vrai, on vous le dit…

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