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CRANBERRY, Pennsylvanie – Erik Karlsson a été l’un des quatre joueurs des Penguins de Pittsburgh à utiliser une forme de protection au niveau du cou au cours de l’entraînement, jeudi.

Karlsson, ainsi que les défenseurs Ryan Graves et Marcus Pettersson et l’attaquant Lars Eller, a utilisé un protecteur noir qui s’enroule autour du cou, et qui couvre les artères principales. Le modèle pour adulte est conçu pour couvrir une surface de 12 à 17 pouces.

« Je voulais simplement l’essayer. C’est disponible pour nous, a expliqué Karlsson. Je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose. Je vais probablement l’essayer pendant un moment pour voir si je peux m’y habituer, puis je verrai ce que je vais faire. »

Mardi, l’entraîneur Mike Sullivan avait déclaré que les joueurs des Penguins étaient encouragés à porter cette protection après le décès d’Adam Johnson, qui a disputé 13 matchs avec Pittsburgh au cours des saisons 2018-19 et 2019-20, à l’âge de 29 ans samedi.

Dans cet « accident insolite » comme l’ont décrit les Panthers de Nottingham, l’équipe pour laquelle évoluait Johnson en Angleterre, l’attaquant a subi une coupure au cou lorsqu’il a été atteint par un patin dans une collision avec un autre joueur.

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Le port du protège-cou a été imposé pour les joueurs qui évoluent à Wilkes-Barre/Scranton, dans la Ligue américaine de hockey, et Wheeling, dans l’ECHL, a ajouté Sullivan.

« Nous sommes engagés dans ce processus en ce moment, et nous tentons de discuter avec nos joueurs au sujet de certains équipements de protection pour les zones vulnérables du corps, a poursuivi Sullivan. Notre équipe de la Ligue américaine de hockey a rendu obligatoire le port de protecteurs pour le cou et les poignets. Notre équipe de l’ECHL a fait de même.

« Nous ne pouvons le faire dans la LNH, mais nous pouvons assurément encourager fortement nos joueurs. C’est ce que nous souhaitons. Nous espérons aussi, qu’en tant que ligue, nous allons pouvoir travailler afin de mettre au point plus options pour protéger nos joueurs, surtout pour ces parties du corps plus vulnérables. Il s’agirait d’un élément positif qui pourrait découler de cette terrible tragédie. »

Karlsson portait un protecteur au cou lorsqu’il jouait en Suède, puisqu’il s’agit d’un protecteur obligatoire.

« J’ai grandi en Suède. J’ai joué avec un protège-cou, c’était obligatoire, même dans les ligues seniors, a mentionné Karlsson. Je pense que c’est encore le cas. Je ne sais pas si nous le portions de la bonne manière, mais nous devions le porter dès que nous commencions à jouer au hockey. »

Le 13 février 2013, Karlsson a subi une lacération du tendon d’Achille alors qu’il évoluait avec les Sénateurs d’Ottawa. Le patin de l’attaquant des Penguins Matt Cooke l’a atteint à l’arrière de la jambe. Karlsson a depuis adopté des bas protecteurs, utilisés par plusieurs joueurs de la LNH.

Karlsson croit que la même tendance pourrait être observée pour les protège-cous.

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« J’aurais aimé porter ces bas à l’époque. C’est probablement ma blessure qui a lancé cette tendance, a souligné Karlsson. Je ne pense pas qu’il y avait beaucoup de joueurs qui les portaient avant. Par la suite, je crois que la plupart des joueurs l’ont fait, parce qu’il s’agit vraiment d’un bas normal. Ils ont fait du bon travail.

« Je n’ai évidemment pas [porté de protège-cou] depuis un bon moment. Je vais voir si je peux m’y habituer à nouveau. N’importe quoi serait mieux que de ne rien faire, alors nous allons voir ce qui va arriver. »

Graves a raconté qu’il était passé bien près de subir une coupure au cou au cours d’un match avec les Devils du New Jersey il y a deux saisons. Il avait plutôt été atteint au menton, mais n’avait pas envisagé la possibilité de porter un protecteur au cou par la suite.

« Ça ne m’a pas vraiment traversé l’esprit à l’époque, a admis Graves. Peut-être un peu, mais personne n’en portait. C’est triste, mais il a fallu qu’une tragédie survienne pour que tout le monde ouvre les yeux et comprenne les enjeux. »

Eller et Pettersson ont tous deux expliqué qu’ils avaient porté cette protection jeudi à titre d’essai.

« Je serais ouvert à l’idée de le porter, a affirmé Eller. Je l’ai essayé aujourd’hui pour voir comment j’allais me sentir. C’était un peu inconfortable parce que c’était nouveau. Nous ne sommes plus habitués à en porter. Je changerais un peu le modèle pour le rendre meilleur et plus confortable. Mais dans l’ensemble, je serais capable de m’habituer à le porter. »

Ce qui est arrivé à Johnson a touché les Penguins, assure Pettersson.

« Je pense que tout le monde prend cela très au sérieux, a dit Pettersson. Les patins peuvent partir dans tous les sens. On se rend compte à quel point des accidents passent près d’arriver tout le temps, mais ils ne se produisent pas souvent. »

Le capitaine de Pittsburgh Sidney Crosby ne va pas porter ce protecteur, mais a indiqué que le fait qu’ils soient disponibles pour tous était un pas dans la bonne direction.

« Je portais un protège-cou quand j’étais jeune. Je ne me souviens plus si nous en portions un dans les rangs juniors, a mentionné Crosby. Mais avec ce qui s’est produit, je pense que tout le monde tente évidemment de faire tout ce qu’ils peuvent pour que ça ne se reproduise pas. Tout le monde va bien y réfléchir.

« Nous avons eu des conversations, nous allons voir ce qui va se produire. »