« C'est sûr que ce renvoi dans les mineures l'a déçu un peu. Ce n'est pas la Ligue nationale, mais c'est tout de même un excellent niveau de hockey, ici. Le fait de jouer dans toutes les situations lui a permis de retrouver confiance en ses moyens. Ça a été bénéfique pour lui, c'est certain », a expliqué Francis Beauvillier.
« Il est arrivé à un jeune âge et c'est sûrement une réaction normale de se dire "je ne jouerai jamais dans les mineures". Ça vous donne une idée de son niveau d'énergie, de sa manière d'approcher le jeu. Son renvoi a pratiquement été une délivrance. Il est allé là-bas, a chassé les démons dans sa tête rapidement. Tu ne vois pas ça souvent. Ça prend habituellement 10 ou 15 matchs chez les jeunes joueurs pour qu'ils retrouvent leurs repères », mentionnait l'entraîneur-chef des Islanders Doug Weight au quotidien Newsday.
Le parcours atypique de Francis
Le plus vieux des frères Beauvillier en est à sa première saison complète chez les professionnels. Repêché au sixième tour par les Panthers de la Floride en 2012, il n'a jamais signé de contrat avec cette formation. Après cinq saisons chez les juniors à Lewiston, Rimouski, Shawinigan et Rouyn-Noranda, Beauvillier a décidé de poursuivre sa route sur les bancs d'école à l'Université du Nouveau-Brunswick. Un détour salutaire, selon son entraîneur Pascal Vincent.
« Francis est un gars intelligent, c'est un étudiant de la "game". Il doit présentement effectuer une transition vers un rôle plus axé sur un attaquant de puissance, solide le long des rampes. Quelques blessures ont ralenti sa progression, mais en général, il connaît une bonne première saison complète chez nous. C'est effectivement une belle histoire de persévérance », a noté Vincent au sujet de celui qui a malheureusement dû rater les deux rendez-vous du Moose face au Rocket de Laval au mois de janvier en raison d'une blessure.
« Dans le monde du hockey, les choses peuvent changer très rapidement. J'essaie de suivre le plus possible les indications de mon entraîneur. Nous appliquons son plan à la lettre et c'est une des raisons qui expliquent pourquoi nous connaissons beaucoup de succès. Nous avons de grandes aspirations pour cette saison », a exprimé Beauvillier qui revendique six points en 28 matchs au Manitoba cette année.