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Une autre défaite crève-coeur pour les Maple Leafs dans le match no 7

Toronto subit l'élimination aux mains des Bruins pour la deuxième saison consécutive

par Mike Zeisberger @Zeisberger / Journaliste NHL.com

BOSTON - C'était la journée de la marmotte. Voilà Auston Matthews tard mardi soir, debout dans le même vestiaire, dans le même amphithéâtre, qui vient d'être éliminé par la même équipe, qui répond à la même question qu'on lui avait posée 363 jours plus tôt.

Qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ? Encore une fois ?

« Pour l'instant, c'est seulement de la frustration que tout le monde ressent dans ce vestiaire », a déclaré l'attaquant des Maple Leafs de Toronto, en cherchant une explication qu'il ne parvenait pas à trouver. « C'est triste de voir comment ça s'est terminé. Évidemment, c'est une sensation que nous vivons maintenant pour la deuxième année de suite. Ce n'est pas une bonne sensation pour qui que ce soit. C'est quelque chose que nous ne voulons plus jamais revivre. »

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Matthews avait exprimé les mêmes sentiments, avec la même sincérité, le 25 avril 2018 après que les Maple Leafs eurent vu leur saison se terminer à la suite d'une défaite de 7-4 aux mains des Bruins de Boston, au TD Garden, à l'occasion du septième match de leur série du premier tour dans l'Association de l'Est. C'était le genre de douleur, avait-il dit à ce moment-là, qu'il voulait oublier rapidement.

Un an plus tard, à deux jours près, cette douleur écrasante était de retour après un revers de 5-1 devant les Bruins, subi lors du septième match de la série du premier tour dans l'Est du printemps 2019. Boston a obtenu le droit d'affronter les Blue Jackets de Columbus au deuxième tour éliminatoire dans l'Association de l'Est, tandis que les joueurs torontois ne peuvent faire autre chose que s'interroger sur ce qu'il aurait fallu faire autrement.

La direction des Maple Leafs, il faut le souligner, a été proactive dans sa quête d'améliorer l'équipe à la suite de l'élimination du printemps 2018. L'ajout le plus important a été l'embauche de l'attaquant John Tavares, le joueur le plus convoité sur le marché des joueurs autonomes, en lui faisant signer un contrat de sept ans au montant de 77 millions $, pour ainsi faire de Toronto une formation encore plus puissante au centre, elle qui alignait déjà Matthews et Nazem Kadri.

Tavares a pris le troisième rang dans la Ligue pour les buts en saison régulière avec 47, et il a marqué le seul but des Maple Leafs lors du septième match de mardi.

Même avec Tavares dans l'alignement, Toronto n'a pas réussi à franchir le premier tour. 

« J'en suis à ma 10e année. Ces opportunités-là, tu dois les reconnaître et les savourer de plus en plus. Tu ne dois tenir aucune d'entre elles pour acquis, a dit Tavares. Tu sais à quel point c'est difficile de gagner… »

Il s'est arrêté, le temps de réfléchir à ce qu'il allait dire de plus.

« Tu es déçu. Tu veux en tirer profit le plus possible, et nous ne l'avons pas fait. Vient un moment où il faut panser ses blessures, se regarder dans le miroir et trouver le moyen de s'améliorer, trouver des façons d'être meilleur et de faire un pas de plus.

« Nous avons beaucoup de talent, nous avons beaucoup de jeunesse, et nous avons encore une bonne courbe de progression devant nous… il faut réaliser qu'il faut saisir toutes les chances qui s'offrent à nous. C'est juste difficile à accepter pour le moment. »

Tavares a raison quand il parle des jeunes joueurs talentueux qu'on retrouve dans la formation torontoise. Matthews, 21 ans, Mitchell Marner, 21 ans, William Nylander, 22 ans, et Morgan Rielly, 24 ans, en composent le noyau.

En même temps, ces quatre joueurs ont maintenant été des membres des équipes des Maple Leafs qui ont été éliminées au premier tour dans l'Association de l'Est trois années de suite ; aux mains des Capitals de Washington en 2017, puis des Bruins en 2018 et 2019.

À quel moment ce noyau apprendra-t-il à faire ce qu'il faut faire pour atteindre l'étape suivante ? À leurs yeux, ç'aurait pu arriver cette année. Ça n'a pas été le cas.

« Il va falloir trouver une solution à ce problème, a dit Rielly. Nous sommes une équipe qui va devoir passer au travers ensemble. Il va falloir que les joueurs se rassemblent, qu'ils adhèrent à la cause, comme nous l'avons fait.

« Je pense que les gars ont adhéré à la cause, il n'y a aucun doute dans mon esprit. Ce n'est pas une question de caractère, c'est une question d'avancer ensemble. »

Quand on analyse ce qui n'est pas fonctionné pour Toronto, on constate que les Maple Leafs ont à toutes fins utiles perdu la série quand ils n'ont pas éliminé les Bruins au moment où ils avaient l'opportunité de le faire.

Les Maple Leafs auraient pu prendre les devants 3-1 dans la série s'ils avaient remporté le quatrième match au Scotiabank Arena. Ce qu'ils n'ont pas fait.

Ils auraient pu éliminer les Bruins en remportant le sixième affrontement à domicile, au moment où ils menaient la série 3-2. Ils ne l'ont pas fait.

Tu ne peux pas sans cesse donner aux bonnes équipes des chances de se racheter. Une équipe aguerrie comme les Bruins, qui compte des meneurs de la trempe de Patrice Bergeron et Zdeno Chara, a su en tirer profit.

Le gardien Frederik Andersen, qui a été tellement bon pendant une bonne partie de la série, a été battu du côté rapproché par l'attaquant des Bruins Joakim Nordstrom à 14:29 de la première période. Marcus Johansson a marqué moins de trois minutes plus tard pour donner une priorité de 2-0 aux Bruins après que le défenseur des Maple Leafs Jake Gardiner eut laissé la rondelle derrière le filet, où l'attaquant des Bruins a pu s'en emparer.

Tavares a réduit l'écart à 2-1 en deuxième période, mais trois buts des Bruins en troisième ont réglé le cas de la formation torontoise.

En fin de compte, l'offensive torontoise s'est tue au pire moment possible. Les Maple Leafs n'ont inscrit que trois buts dans les 120 dernières minutes de jeu de la série. Pour une équipe qui compte autant de joueurs au talent pur, c'est inquiétant.

Les attaquants Nylander, Andreas Johnsson, Kasperi Kapanen et Zach Hyman ont tous été limités à un but en sept matchs ; Patrick Marleau et Connor Brown n'en ont inscrit aucun. Marner en a marqué deux, mais il n'a pas trouvé le fond du filet dans les six dernières rencontres.

L'aspect positif, c'est qu'on a assisté à l'éclosion de Matthews dans cette série, lui qui a été le meilleur marqueur des siens avec six points (cinq buts, une aide). Tavares (deux buts, trois passes) et Rielly (un but, quatre passes) ont terminé à égalité au deuxième rang dans l'équipe avec cinq points chacun.

Les Maple Leafs doivent maintenant faire fi de la déception d'une autre élimination au premier tour et prendre au moins deux décisions concernant la formation. Gardiner pourrait devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet et on ne s'attend pas à ce qu'il soit de retour. Marner pourrait devenir joueur autonome avec compensation et il peut s'attendre à recevoir une augmentation de salaire substantielle.

L'entraîneur Mike Babcock a affirmé que l'équipe devra trouver le moyen de passer au travers ces décisions difficiles et s'y adapter.

« Il faut passer au travers parce qu'après une série éliminatoire, tu ne peux pas dire que tu t'en retournes à la maison, a-t-il noté. Point à la ligne. »

Sinon, ce sera encore une fois la journée de la marmotte.

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