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Conseils de légendes pour jeunes joueurs

Scott Niedermayer, Dale Hawerchuk, Eric Lindros et Pierre Turgeon savent ce que c'est que d'arriver dans la LNH à un jeune âge

par Siniša Šindik @SinisaSindik / Collaborateur LNH.com

Entamer sa carrière dans la Ligue nationale de hockey à 18, 19 ou 20 ans, ce n'est pas de tout repos. Cela exige une grande capacité d'adaptation et surtout une grande capacité à gérer la pression. Les anciennes légendes de la Ligue savent mieux que quiconque quels sont les défis et les attentes envers les jeunes joueurs vedettes de la LNH. 

C'était le cas il y a 25 ans et c'est encore vrai aujourd'hui : le fait de jouer dans la LNH à un jeune âge présente des défis et une pression particulière. Or, depuis l'époque des Scott Niedermayer, Dale Hawerchuk, Eric Lindros et Pierre Turgeon, le sport a beaucoup évolué. 

Les quatre joueurs, rencontrés par LNH.com dans le cadre des célébrations entourant l'introduction des nouveaux membres du Temple de la renommée 2018 à Toronto, avaient tous des conseils à offrir à la prochaine génération de vedettes de la LNH.

L'ensemble de ces légendes s'entendent sur le fait que chaque joueur progresse à un rythme différent. Si les jeunes d'aujourd'hui sont probablement mieux préparés et mieux entraînés pour faire face à la pression quotidienne d'évoluer dans la LNH comparativement à ceux qui faisaient leur arrivée dans la Ligue il y a 20 ans, il ne faut toutefois pas oublier que chaque joueur est unique et que chaque position l'est tout autant.

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Certains joueurs réussissent rapidement à trouver leur erre d'aller, parfois même à 18 ans, tandis que d'autres prendront quelques matchs, voire quelques années à le faire. 

Niedermayer en sait quelque chose. L'ancien défenseur vedette de la LNH a été repêché au troisième rang total du repêchage 1991 de la LNH par les Devils du New Jersey. On dit que les défenseurs prennent plus de temps avant de venir à maturité, et c'est souvent vrai. 

« J'ai eu la chance d'avoir beaucoup de bons coéquipiers et de bons entraîneurs », a déclaré l'ancien défenseur, aujourd'hui âgé de 45 ans. « Les jeunes d'aujourd'hui sont un peu différents. Ils ont été entraînés beaucoup plus que nous, ont effectué plus de séances vidéo et ont passé plus de temps sur la patinoire, donc ils sont probablement mieux préparés. Ils sont probablement en avance sur nous au même âge. »

Niedermayer avait amorcé la saison 1991-92 au New Jersey, alors que la direction voulait lui donner la chance de découvrir la LNH. Après avoir regardé les cinq premiers matchs du haut des gradins, il a finalement fait ses débuts le 16 octobre 1991. Cette année-là, il n'aura joué que quatre matchs dans la LNH, avant d'être renvoyé dans la Ligue de hockey de l'Ouest (WHL) avec les Blazers de Kamloops.

Ce n'est que l'année suivante, à l'âge de 19 ans, qu'il réussissait à se tailler un poste permanent dans la LNH. Il n'a pas mis de temps avant de faire sa place. Dès sa première saison, il récoltait 40 points en 80 matchs. Le cas de Niedermayer est exceptionnel, surtout pour un défenseur.

Vingt-six ans plus tard, il y a le cas de Rasmus Dahlin. Le jeune défenseur de 18 ans, premier choix au total du repêchage 2018, tente de faire sa place avec les Sabres de Buffalo. Après 18 matchs, le Suédois compte sept points (un but, six passes), alors que plusieurs experts lui prédisaient une saison frôlant les 50-60 points. 

Video: BUF@ARI: Dahlin marque son 1er but dans la LNH

Il ne faut pas oublier que même si la LNH a beaucoup changé au fil du temps et qu'elle est devenue une ligue de jeunes, axée sur la vitesse et le talent, elle demeure quand même une ligue d'hommes, et que ça prend du temps pour s'y adapter… surtout pour un défenseur. Niedermayer en est conscient et incite les jeunes à ne pas se décourager.

« Il y a beaucoup de subtilités auxquelles tu ne penses pas lorsque tu es jeune, des petits détails dont tu ne te soucies pas. Puis, lorsque tu commences à jouer et que tu en apprends davantage sur le jeu, ces petits détails deviennent importants, mais ça prend du temps », a conclu le vétéran de 1263 matchs dans la LNH (740 points).

Hawerchuk connaît aussi un truc ou deux sur la pression que subissent les jeunes. Il a quand même été choisi au premier rang de l'encan 1981 de la LNH par les Jets de Winnipeg. Le joueur de centre a immédiatement eu un impact, récoltant 103 points en 80 matchs, alors qu'il n'avait que 18 ans. Selon lui, tout est dans la préparation.

« Faites vos devoirs et soyez prêts. Si vous créez de bonnes habitudes, sur et en dehors de la glace, et que vous avez du talent, ça va se voir sur la patinoire », a conseillé le Torontois de 55 ans (1409 points en 1188 matchs).

Lindros, un autre premier choix au total (1991, Nordiques de Québec) qui a donné ses premiers coups de patin dans la LNH à 19 ans, insiste sur le plaisir de jouer au hockey, peu importe de qui il s'agit.

« Jouons, c'est juste du hockey », a lancé celui qui a disputé 760 matchs dans la LNH et qui a récolté 865 points. « Peu importe si tu es repêché premier, deuxième, dixième ou 50e, tout ce que tu veux c'est de jouer au hockey, c'est ton travail et c'est ce que tu aimes faire. »

Turgeon a quant à lui été sélectionné au premier rang du repêchage de 1987 par les Sabres. Fort d'une carrière de 1294 matchs dans la LNH, au cours desquels il a récolté 1327 points, le Québécois avoue qu'il aime bien la nouvelle Ligue nationale. Il aime la vitesse et la fougue des jeunes d'aujourd'hui. Or, il trouve difficile d'adapter un seul conseil pour tous les jeunes.

« Je pense que tout le monde est différent, a avancé Turgeon. Moi, quand je suis arrivé, je venais d'avoir 18 ans. Ça m'a pris deux mois avant de me sentir à ma place. Je comprenais à peine la langue et c'était difficile. Ç'a été une période d'apprentissage. Aujourd'hui, les jeunes ont plus de préparation. Ils en savent plus sur l'alimentation et sur l'entraînement. Après, il s'agit de matérialiser tout cela. »

Au final, rien de tout cela n'est une science infuse. Chaque joueur est différent et chacun prendra le temps qu'il faut pour s'adapter et prendre ses aises. Donc, pour les Dahlin, Andrei Svechnikov, Elias Pettersson, Nico Hischier, Miro Heiskanen, Jesperi Kotkaniemi et tous les autres, le mot d'ordre n'a pas changé depuis 25 ans : patience.

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