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Les DG discuteront de la règle du hors-jeu en mars

Ceux-ci planifient parler de certains changements, mais disent être satisfaits de l'état de leur sport

par Dan Rosen @drosennhl / Journaliste NHL.com

TORONTO - Les directeurs généraux de la LNH ont quitté la salle de réunion mardi satisfaits de comment se porte le hockey, mais aussi avec quelques différends sur la règle du hors-jeu et les interprétations faites sur les reprises vidéos. Tous ne s'entendent pas à savoir si on devrait modifier le règlement. 

Colin Campbell, le vice-président exécutif des opérations hockey de la LNH, a mentionné que les DG discuteront en mars de la possibilité de modifier la règle du hors-jeu, de façon à rendre son interprétation plus flexible. Elle pourrait permettre aux joueurs d'avoir la jambe ou le patin à cheval au-dessus de la ligne bleue sans qu'un contact avec la glace soit fait au moment où la rondelle entre dans la zone offensive.

Les directeurs généraux avaient déjà discuté de cette possibilité lors de la réunion de mars 2017, mais ils avaient décidé de ne pas apporter de changement. 

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« Il y a plusieurs beaux buts marqués qui ont été refusés en raison d'un patin qui ne touchait pas la glace, a dit Campbell. Trois dirigeants en ont fait part et pensent que c'est peut-être le temps de revoir la règle. »

Campbell a mentionné que les DG ont parlé de possession et de contrôle de la rondelle, citant en exemple la contestation qui a mené à un but refusé aux Bruins de Boston dans un duel face aux Canadiens de Montréal le 5 novembre. 

Le centre des Bruins Charlie Coyle avait contrôlé la rondelle avec son patin, mais il avait été déclaré hors-jeu à la suite de la reprise vidéo. Aurait-il dû être considéré en possession du disque et donc légalement entré dans la zone parce qu'il avait utilisé ses patins?

C'est un sujet qui divise les directeurs généraux et ceux-ci en discuteront sans doute à nouveau en mars alors qu'ils se réuniront pendant trois jours à Boca Raton en Floride. 

« Je pense que nous essayons toujours d'être progressistes et de récompenser l'offensive, a relaté Campbell. Je crois que nos joueurs sont encore plus talentueux que par le passé. Je peux le dire, car j'ai moi-même joué. Avec le talent que possèdent les joueurs aujourd'hui, je crois qu'il faut prendre en considération le fait qu'ils soient capables de contrôler la rondelle de plusieurs façons à la ligne bleue. »

Le consensus, toutefois, est que les DG aiment comment le hockey est joué, particulièrement avec le nombre impressionnant de buts marqués et de remontées victorieuses. 

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« Le hockey se porte bien, a mentionné le directeur général des Coyotes de l'Arizona John Chayka. L'attaque est mise de l'avant. Beaucoup de buts sont marqués et plusieurs avances sont bousillées. C'est juste bien d'avoir une discussion à propos de tout ça. »

Plusieurs des statistiques révélées par le département des relations publiques de la Ligue mardi justifient le sentiment qu'éprouvent les DG envers le sport et les changements mineurs apportés aux règlements lors des récentes saisons. 

Il s'est marqué 1956 buts lors des 317 rencontres disputées cette saison, le deuxième plus haut total (2007 buts en 2005-06) pour le même nombre de matchs dans les 23 dernières années. Il y a également eu 140 remontées victorieuses de tout genre, dont 66 en troisième période, le plus haut sommet jamais vu à ce stade-ci de la saison.  

La durée moyenne d'un match régulier est de 148 minutes, la plus basse depuis 2012-13. La Ligue et les DG pensent que la diminution des contestations et des arrêts de jeu en est la conséquence directe. 

L'ajout d'une punition pour quelconque contestation non valide a permis de diminuer de 32 pour cent le nombre de contestations jusqu'ici cette saison. Le taux de succès de ces contestations est de 58 pour cent, un bond de 32 pour cent par rapport à l'année dernière.

Il y a également un peu moins d'arrêts de jeu qui mènent à des mises en jeu, selon le directeur de la supervision des arbitres de la LNH Stephen Walkom.

La Ligue a modifié la règle quant aux changements effectués durant les arrêts de jeu cette saison. Un entraîneur ne peut envoyer de nouveaux joueurs sur la glace si son gardien immobilise la rondelle à la suite d'un tir provenant de l'autre côté de la ligne du centre. 

« Les DG ont apporté un nombre notable de petits changements afin d'augmenter le rythme du jeu … et ça semble avoir fonctionné, a dit Walkom. En rétrospective, les directeurs généraux sont très satisfaits à cet égard. »

Chayka a aussi mentionné que les DG sont satisfaits de l'arbitrage dans la Ligue.

« J'ai vu beaucoup de bonnes décisions rendues », a-t-il dit. 

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Cela n'a toutefois pas empêché les DG de discuter de la règle relative à un arrêt de jeu quand un joueur est blessé (Règlement 8.1), à savoir s'il y a lieu de clarifier la situation pour les arbitres. Faut-il arrêter le jeu quand un joueur est blessé même si l'équipe adverse a la possession de la rondelle?  

Les arbitres n'ont pas arrêté le jeu lorsque l'attaquant de l'Avalanche du Colorado Matt Calvert a reçu le tir d'Elias Pettersson des Canucks de Vancouver à la tête, dimanche. Calvert était étendu sur la glace, mais les officiels ont laissé le jeu se poursuivre puisque les Canucks avaient possession de la rondelle. Ceux-ci en ont profité pour marquer sur la séquence.

Le règlement stipule que « le jeu ne devrait pas être stoppé tant que l'équipe du joueur blessé n'a pas pris pleinement possession de la rondelle », quoique les arbitres peuvent siffler l'arrêt de jeu si l'équipe n'est pas en situation de pouvoir marquer un but.

Walkom a qualifié l'incident de « situation malheureuse dans ce match » et a souligné que les officiels ont le pouvoir de siffler un arrêt de jeu s'il y a une blessure sérieuse évidente, particulièrement quand ça touche la tête ou le visage. Il a dit qu'un changement au règlement n'est pas nécessaire. 

« Nous voulons qu'ils arrêtent le jeu s'ils croient que c'est une blessure sérieuse, a dit Walkom. Ils doivent cependant en être convaincus. »

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