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Les Bruins en territoire familier dans le match no 7

Contre les Maple Leafs mercredi, Boston va prendre part à un match ultime pour la 10e fois en 11 saisons

par Amalie Benjamin @AmalieBenjamin / Journaliste NHL.com

TORONTO - Les Bruins de Boston connaissent ce sentiment.

Ils savent ce que c'est que de se diriger vers un match no 7, de ressentir la nervosité, l'excitation, la panique et le sentiment d'urgence, tout cela en même temps. Ils sont déjà passés par-là, et à maintes reprises. Ils ont disputé un match ultime à neuf reprises au cours des 10 dernières saisons.

Boston a porté ce total à 10 fois en 11 saisons après s'être incliné 3-1 contre les Maple Leafs de Toronto dans le match no 6 de la première ronde de l'Association de l'Est au Air Canada Centre lundi. 

À LIRE: Plekanec hausse son jeu d'un cran | Résumé du match no 6

Le match no 7 sera présenté au TD Garden mercredi (19 h 30 (HE); NBCSN, CBC, SN, TVAS, NESN). 

Quatre membres de l'édition actuelle des Bruins - Zdeno Chara, Patrice Bergeron, David Krejci, Tuukka Rask - ont fait partie de cette équipe en 2008 (bien que Bergeron n'ait pris part qu'à 10 matchs et Rask à quatre) qui a forcé la tenue d'un match no 7 en première ronde des séries éliminatoires de la Coupe Stanley contre les Canadiens de Montréal. Ils avaient perdu 5-0.

Les Bruins allaient sortir gagnants de certains de ces matchs ultimes par la suite, notamment à trois reprises en route vers leur conquête de la Coupe Stanley en 2011, qui s'est conclue avec un gain de 4-0 contre les Canucks de Vancouver sur la route dans le match no 7.

Il y a évidemment eu le match no 7 contre les Maple Leafs en 2013, alors que la série s'était déroulée exactement comme cette de cette année, alors que les Bruins avaient pris les devants 3-1, avant de perdre les deux duels suivants et de se diriger vers Boston pour y disputer le match no 7 (qu'ils ont remporté 5-4 en prolongation).

Alors ces joueurs des Bruins ont déjà vécu ce genre de situation. Et les autres, les recrues, vont apprendre. Ils vont recevoir une multitude de conseils au cours des 48 heures qui les séparent de cette rencontre, et ils vont apprendre au cours des 60 minutes (ou plus) de jeu. 

« Tout repose sur un match », a résumé Chara. 

C'est un fait indéniable. 

Mais cette série aurait déjà pu être terminée. Peut-être même qu'elle aurait dû l'être.

Les Bruins ont obtenu de nombreuses chances d'y mettre un terme. Après avoir atteint le filet à 45 reprises sur 90 tentatives de lancer dans le match no 5, les Bruins ont dirigé 33 tirs et 72 tentatives de lancer dans le match no 6, comparativement à 30 tirs en 43 tentatives pour les Maple Leafs.

« Ce qu'il faut faire de différent, c'est de marquer, a mentionné l'entraîneur des Bruins Bruce Cassidy. Je pourrais me tenir ici et dire que ce serait bien si notre gardien réalisait un blanchissage, mais ce n'est pas la bonne approche de tout placer sur les épaules de notre gardien. »

Boston a eu le dessus au chapitre de la possession de rondelle et des lancers. Toronto mise sur Frederik Andersen.

« Nous obtenons beaucoup de chances de qualité, a souligné l'attaquant Brad Marchand. Il réalise de bons arrêts. Il est un bon gardien. Nous allons finir par le déjouer, il faut simplement continuer d'essayer. Nous devons continuer à faire la même chose. »

Andersen a été sensationnel au cours des deux dernières rencontres, stoppant 74 des 78 rondelles dirigées vers lui, frustrant les Bruins sur des chances dont ils auraient normalement profité pour marquer, notamment grâce à un arrêt spectaculaire du bâton avec 53 secondes à écouler à la première période aux dépens de David Backes alors que Rick Nash se trouvait devant le filet.

Video: BOS@TOR, #6: Andersen fait un arrêt acrobatique

Puis les Maple Leafs ont marqué, créant l'égalité 1-1 grâce à William Nylander qui a sauté sur un retour à 1:37 de la période médiane, 35 secondes après que les Bruins eurent ouvert la marque. Mitchell Marner a inscrit ce qui allait s'avérer être le but gagnant à 13:25 de la deuxième période pour faire 2-1, puis Tomas Plekanec a confirmé la victoire des siens à 18:46 du troisième tiers en marquant dans un filet désert. 

Les Bruins doivent cependant placer toutes ces chances et ces occasions ratées derrière eux.

« Vous ne pouvez continuer à y penser, a affirmé Bergeron. La situation est ce qu'elle est. Nous devons faire mieux. Nous devons trouver un moyen. Nous devons générer plus de circulation devant le filet, trouver un moyen de marquer ces buts. Tout repose sur le prochain match, de toute évidence. »

Une équipe rentrera chez elle après le match no 7, et l'autre passera à la ronde suivante pour y affronter le Lightning de Tampa Bay. 

« Tu ne te souviens pas de tout dans ta vie, tu te souviens de certains moments et tu veux être à la hauteur dans ces moments, tu veux créer des souvenirs, a lancé l'entraîneur des Maple Leafs Mike Babcock. Voici une occasion pour nous de créer des souvenirs avec un bon groupe de joueurs. » 

Les Bruins espèrent que ce seront eux qui repartiront de la prochaine rencontre avec ces souvenirs. Ils croient qu'il devrait en être ainsi. 

« Écoutez, c'est le match no 7, a déclaré Cassidy. Quand les Bruins ont remporté la Coupe en 2011, ils ont vécu cette situation à trois reprises. Nos joueurs ont assurément une bonne expérience de ce genre de situation. »

C'est le cas, et ils vont se retrouver dans cette situation à nouveau mercredi. Ils espèrent que l'histoire va se répéter, du moins, l'histoire de 2011, ou 2013, deux saisons où ils ont survécu à des matchs ultimes pour poursuivre leur chemin pour finalement participer à la Finale de la Coupe Stanley. 

« Si quelqu'un nous avait dit au début de la saison que nous allions disputer un match no 7 en première ronde à la maison, nous aurions dit oui tout de suite, a souligné Marchand. C'est évidemment difficile, compte tenu de la situation dans laquelle nous nous trouvions. Mais nous ne pensons qu'au prochain match. C'est la seule chose sur laquelle nous avons le contrôle. Et ce sera la même chose de leur côté. Tout ce qui s'est passé au cours des six premières parties ne veut plus rien dire. »

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