L'importance du premier but
Que serait un match important sans ce bon vieux cliché? On ne peut toutefois pas éviter d'en parler cette fois parce que c'est ce qui pourrait être déterminant.
« Nous voulons connaître un meilleur départ qu'au dernier match, a laissé savoir Cassidy. Quand tu prends l'avance, ça te place dans une bonne position. Notre but ce soir est de commencer le match en force, de prendre l'avance, de l'accentuer et de jouer du bon hockey pour conclure le match. »
En portant le premier coup, les Bruins pourraient calmer les ardeurs des partisans des Blues tandis que le contraire pourrait faire sauter le toit du Enterprise Center. Et à en juger par la fiche des deux équipes lorsqu'elles marquent en premier en séries, celle qui encaissera la première aura fort à faire pour renverser la vapeur.
En 22 matchs éliminatoires, les Bruins ont inscrit le premier but à 15 reprises et ont maintenu une fiche de 12-3 en pareille situation tandis que les Blues ont fait de même 16 fois en 24 rencontres, conservant un dossier de 12-4.
Un déblocage en vue?
Les Bruins ont beau avoir atteint la Finale grâce à la contribution offensive d'à peu près tous les joueurs de l'équipe - 20 différents pour être exact - mais ils ne diraient assurément pas non à une excellente prestation de leur premier trio.
Patrice Bergeron (1 but, 3 aides), Brad Marchand (1 but, 2 aides) et David Pastrnak (1 but, 1 aide) ont été limités à deux points à forces égales, dont le but de Marchand dans un filet désert, depuis le début de la Finale. Cassidy s'attend d'ailleurs à ce que ses gros canons se lèvent, dimanche.
« Il faut tout donner et laisser tout ce qu'on peut sur la patinoire, a laissé tomber Bergeron. Il faut prendre ça une présence à la fois. C'est à tout le monde d'élever son niveau de jeu d'un cran. »
Les Blues comme à l'étranger
Les choses vont tellement bien pour les Blues sur les patinoires adverses (9-3) qu'ils ont tenté de recréer le même environnement à St. Louis, cette fois. Tout cela pour éviter les distractions qui doivent être très nombreuses quand une équipe est à une victoire de la Coupe Stanley.
Pendant les séries, les Blues retournaient déjà à l'hôtel entre l'entraînement matinal et le match, mais ils ont poussé l'expérience encore plus loin cette fois.
« Nous avons dormi à l'hôtel samedi, comme si nous étions sur la route, a expliqué Blais. Nous connaissons du succès sur la route en séries et nous recréons la même routine. Nous nous sommes présentés à l'aréna dimanche matin et nous retournerons à l'hôtel passer l'après-midi. Nous devons bien gérer nos émotions et nous concentrer à connaître une bonne première période. »