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Penguins : Quand les étoiles tombent, place à la relève

Malgré la perte de nombreux joueurs étoiles, la force de caractère de Pittsburgh permet à l'équipe de connaître une bonne saison

par Nicolas Ducharme @NicolasDucharme / Journaliste LNH.com

MONTRÉAL - Rarement aura-t-on vu une équipe aussi malchanceuse s'illustrer de la sorte. Malgré la perte de plusieurs de leurs joueurs étoiles au cours de la présente saison, les Penguins de Pittsburgh se battent actuellement pour l'avantage de la patinoire en séries éliminatoires de la Coupe Stanley. Une mentalité qu'ils ont développée au fil des années.

Le 2 novembre 2019 a été une date bien spéciale dans cette saison des Penguins. C'est le seul match de l'année où l'équipe a évolué avec une formation complète, avec aucun blessé à l'infirmerie. Ironiquement, ce duel contre les Oilers d'Edmonton s'est soldé par une défaite en prolongation.

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La lueur d'espoir a été de courte durée. Lors des trois matchs suivants, Patric Hornqvist, Kris Letang et Sidney Crosby sont tous tombés au combat. L'absence de Crosby, le cœur de l'équipe, se poursuit toujours 23 matchs plus tard, mais le capitaine a recommencé à patiner.

Au total, neuf joueurs ont raté au moins 20 pour cent des matchs des Penguins cette saison : c'est le cas des trois nommés précédemment, ainsi que d'Evgeni Malkin, Bryan Rust, Alex Galchenyuk, Nick Bjugstad, Brian Dumoulin et Justin Schultz. À cette liste, il faudra ajouter le meilleur marqueur de l'équipe cette saison, Jake Guentzel, dont la saison régulière a pris fin après une opération à l'épaule. 

Et pourtant, malgré tous ces blessés, les Penguins sont à égalité au classement avec les Islanders de New York pour la deuxième place de la section Métropolitaine.

« On tente de jouer de la bonne manière et de jouer en équipe », a expliqué l'entraîneur-chef Mike Sullivan, samedi, à quelques heures de l'affrontement face aux Canadiens de Montréal (19 h H.E.; TVAS, SNE, CITY, ATTSN-PT, NHLN, NHL.TV), une équipe qui est elle aussi amochée avec la perte des attaquants Jonathan Drouin, Joel Armia, Brendan Gallagher et Paul Byron.

« On ne parle pas des blessures, a-t-il ajouté. Il faut rendre hommage à nos joueurs, qui font vraiment attention aux détails, ce qui fait que c'est beaucoup plus difficile de nous affronter. Je pense que nous sommes une équipe beaucoup plus constante cette saison, et au final, c'est ce niveau d'engagement des joueurs qui fait la différence, peu importe qui est dans la formation. »

Cette force de caractère, les Penguins l'ont construite à travers la dernière décennie. On se rappellera que Crosby, blessé, avait raté une bonne portion des saisons 2010-11 et 2011-12. Quant à Letang, il n'a joué plus de 71 parties dans une saison qu'une fois depuis 2013-14. C'est la même chose pour Malkin.

Malgré tout, avec trois Coupes Stanley en 11 ans, l'équipe n'a jamais baissé son niveau de jeu et n'a pas raté les séries éliminatoires depuis 2005-06.

« Le caractère et les bases que nous avons bâtis, avec des gars comme Crosby et Malkin, ce sont des gars qui veulent gagner à tout prix, a affirmé Letang. Quand on inculque ces valeurs, ça se transmet aux joueurs. Tout le monde connaît notre histoire, et tout le monde qui arrive ici veut faire nom, veut faire sa place. Ça donne de bonnes compétitions dans l'équipe et ça nous donne du succès. »

Un qui en profite, c'est l'ailier droit Bryan Rust. Lors des trois dernières saisons, on l'a vu obtenir du temps de jeu sur le premier trio en compagnie de Crosby, mais son poste n'était jamais permanent. Après avoir raté les 11 premiers matchs de l'année, il a cumulé 16 buts et 33 points en 26 rencontres. C'est de loin sa meilleure production en carrière, lui qui n'a jamais dépassé le cap des 38 points (2017-18).

Video: NSH@PIT: Rust ouvre la marque tôt sur le retour

« J'avais déjà eu de bons flashs de cinq ou dix matchs, et maintenant, je me concentre à être constant, a expliqué Rust. Ma première chance dans la LNH, je l'ai obtenue parce qu'il y avait beaucoup de blessés. J'ai été capable de rester en haut et je pense qu'en ce moment, c'est une bonne occasion pour plusieurs gars de faire leur marque. Ça démontre notre leadership et notre caractère de voir que ces gars peuvent élever leur jeu d'un cran. »

John Marino est l'un de ceux qui sont sortis de nulle part. Lors de ses trois années dans la NCAA avec Harvard, sa meilleure production en une saison a été de 16 points. Depuis qu'il a disputé son premier match dans la LNH le 8 octobre, il a obtenu 18 points en 38 rencontres.
On peut aussi ajouter le gardien Tristan Jarry. Après avoir vu Matt Murray connaître des difficultés, Jarry a pris la relève et sa fiche est maintenant de 13-5-1 avec une moyenne de buts accordés de 1,94 et un pourcentage d'arrêts de ,936.

Letang estime que cette mentalité où chaque joueur peut obtenir sa chance est la source des résultats positifs des Penguins malgré les blessures.

« Il n'y a pas d'acteur de soutien. Tout le monde est important dans notre équipe. Tu n'auras jamais de défenseur qui va jouer 30 ou 35 minutes, alors que d'autres vont jouer huit minutes.

« Ici, tous les joueurs ont la chance d'avoir du succès. »

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