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Le Mois de l'histoire des Noirs, un temps pour réfléchir selon Duclair

L'attaquant des Sénateurs s'ouvre sur ce que ce mois signifie pour lui

par Anthony Duclair / Collaboration spéciale NHL.com

La LNH célèbre le Mois de l'histoire des Noirs en février, et tout au long du mois, LNH.com mettra en vedette la diversité ethnique avec des textes de personnes qui tentent de faire leur marque dans le monde du hockey.

Pour débuter le mois, l'attaquant des Sénateurs d'Ottawa Anthony Duclair écrit à propos de ce que signifie le Mois de l'histoire des Noirs pour lui. 

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Le Mois de l'histoire des Noirs est important pour moi, car je suis fier de mes origines. 

Je suis canadien, né à Montréal, mais ma famille vient d'Haïti. Mes parents sont nés là-bas. Toute ma famille et mes cousins, nous avons les mêmes racines, parlons Créole et mangeons de la nourriture haïtienne à la maison. 

Pour moi, le Mois de l'histoire des Noirs représente plus qu'un événement précis. C'est un temps propice à la réflexion. C'est un temps pour reconnaître et honorer le passé, des grands moments de l'histoire aux gens impliqués dans ceux-ci.

Je pense à mon sport. Évidemment, le hockey est un sport dans lequel évoluent en majorité des hommes blancs. On ne retrouve pas beaucoup de joueurs noirs ou africains dans la LNH. Être l'un d'eux est un honneur pour moi et je veux faire du mieux que je peux.  

C'est bien de voir qu'au sein des plus jeunes générations, le hockey grandit et ouvre ses horizons, et pas seulement à la communauté noire, mais à toutes les ethnies et religions.  

De mon côté, j'ai grandi en idolâtrant des gars qui ont ouvert la voie, des gars comme Anson Carter ou Georges Laraque, dont la famille vient également d'Haïti.

Sans aucun doute, Willie O'Ree est un nom important pour moi. Briser la barrière et devenir le premier joueur noir à jouer dans la LNH en janvier 1958, c'est un moment important de l'histoire chez moi.

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Jarome Iginla est un autre gars que j'ai admiré, pas seulement parce qu'il était noir, mais parce qu'il était un si bon joueur de hockey. Je me souviens lorsqu'il a inscrit son 600e but en janvier 2016. Il jouait pour l'Avalanche du Colorado et affrontait les Kings de Los Angeles. 

Marquer 600 buts, c'est un grand exploit que peu de joueurs, blancs ou noirs, réalisent. Je veux suivre ses traces. 

Mais mes histoires de héros ethniques ne concernent pas seulement des joueurs de hockey ou des personnalités connues dans les livres d'histoire. Mon héros est mon père.

Il a toujours eu une influence sur ma vie. Il est celui qui m'a amené patiner pour la première fois alors que j'étais âgé de deux ans. Je le vénérais quand j'étais jeune en raison de la façon dont il se comportait. 

Il est très respectueux d'autrui et très généreux. Il était aussi très dur et sévère, ce qui était bon, car ça m'a permis de devenir l'homme que je suis aujourd'hui.

Je crois que la plus grande leçon que j'ai apprise de l'histoire des Noirs est de persévérer et de surmonter les difficultés. Croire en soi. Peu importe ce que les gens vous disent que vous pouvez ou ne pouvez pas faire.

Si vous croyez pouvoir le faire, travaillez aussi fort que possible pour y arriver. Vous devez travailler le plus fort possible pour atteindre cet objectif. J'en suis la preuve vivante. Durant les deux dernières saisons, je suis passé d'un endroit à un autre, et les gens me disaient ceci et cela. J'ai toujours cru en moi, je n'ai jamais douté de mes capacités et c'est la raison pour laquelle je suis encore ici aujourd'hui.

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