Lightning search for answers Point Kucherov

TAMPA – Deux jours après leur élimination aux mains des Canadiens de Montréal, les joueurs du Lightning de Tampa Bay avaient visiblement mal digéré cette quatrième sortie consécutive au premier tour des séries éliminatoires. 

Andrei Vasilevskiy a visé le noyau de l’équipe, le blâmant pour son rendement en séries éliminatoires. Nikita Kucherov, Jake Guentzel, Brayden Point et Brandon Hagel ont combiné un but et une passe dans les trois derniers matchs de la série quatre de sept contre les Canadiens. 

Finaliste au trophée Vézina après avoir conservé une fiche de 39-15-4 avec une moyenne de buts alloués de 2,31 et un pourcentage d’arrêts de ,912 en saison régulière, le vétéran gardien n’a pas mâché ses mots, mardi, lors du bilan de fin de saison de l’équipe. 

« Nous devons tous faire notre travail », a lancé Vasilevskiy, qui a maintenu une moyenne de 2,18 et un taux d’efficacité de ,897 en sept matchs des séries. « De mon côté, je dois faire des arrêts. La défensive doit bloquer des lancers et écouler des pénalités. L’offensive doit marquer des buts. 

« Quand une partie de l’équipe fait suffisamment son travail pour gagner, mais que l’autre partie ne le fait pas, ça met fin à votre saison. »

Après la défaite de 2-1 dans le match no 7 dimanche, l’entraîneur Jon Cooper a mentionné que « les Dieux du hockey n’étaient pas de leur côté » ce soir-là, même si le Lightning avait limité les Canadiens à seulement neuf tirs au but dans tout le match. 

« J’ai l’impression que c’est notre excuse depuis quelques années, a déploré Vasilevskiy. Les Dieux du hockey… les mauvais bonds… Oui, il y a eu des mauvais bonds, mais au bout du compte, on dirait qu’on répète toujours la même chose. 

« Nous devons prendre nos responsabilités. Nos gros joueurs se doivent d’être les meilleurs joueurs sur la glace. »

Le directeur général Julien BriseBois a donné du mérite aux Canadiens, soulignant que ceux-ci avaient créé leur propre chance en générant du trafic devant le filet et en faisant dévier des rondelles. Dans une série où tous les matchs se sont soldés par un écart d’un but – dont quatre ont nécessité la prolongation – c’est ce qui a fait la différence. 

Montréal s’est également placé dans de bonnes dispositions en marquant le premier but dans cinq des sept rencontres. Le Lightning a remporté les deux matchs dans lesquels il a inscrit le premier but. 

« Montréal a fait un meilleur travail que nous dans quelques facettes de jeu, et ce sont souvent ces facettes qui déterminent qui gagne la série, a dit BriseBois. Ils ont généré plus de buts par le biais de tirs dans une circulation dense, avec des écrans et des déviations. Ils ont marqué cinq buts de cette façon, alors que nous n’en avons marqué que trois. 

« Et, plus important encore, ils ont été meilleurs que nous pour inscrire des buts à des moments clés d’un match – dans les quatre premières minutes ou les quatre dernières minutes d’une période, ou encore en répliquant rapidement après un de but de notre équipe. »

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Malgré la plus récente élimination hâtive, BriseBois estime que la fiche du Lightning (50-26-6) est représentative du talent de l’équipe et que les gestes posés dans les dernières saisons vont permettre à Tampa Bay de continuer à rivaliser pour un championnat dans les années à venir. La mise sous contrat de Guentzel pour sept ans (salaire moyen de 9 millions $) après la saison 2023-24 et les transactions ayant permis d’acquérir les défenseurs J.J. Moser et Ryan McDonagh et l’attaquant Conor Geekie en sont des exemples. 

Le Lightning a remporté la Coupe Stanley en 2020 et en 2021, puis s’est incliné en finale contre l’Avalanche du Colorado en 2022. Depuis, l’équipe n’a pas réussi à franchir le premier tour des séries. 

« Les deux dernières saisons ont mis en vedette deux des meilleures équipes que nous avons eues au cours de notre actuel parcours des 13 plus récentes années, a estimé le DG. Être des prétendants à la Coupe Stanley, les résultats au classement et les chiffres maintenus par ces équipes des deux dernières années sont des éléments pour le prouver. Malheureusement, ça ne s’est pas traduit par des succès en séries éliminatoires. 

« La fenêtre est encore ouverte. Je suis celui qui sait pendant combien de temps nous allons être en mesure de la garder ouverte. Mon travail est de prolonger ces succès le plus longtemps possible. Je ne vois pas la fin de cette ère se pointer à l’horizon. Nous allons continuer de nous battre, et jusqu’ici, je pense que nous tenons le coup. Nous sommes au plus fort de la bataille chaque année. »

BriseBois aura plusieurs dossiers à régler pendant la saison morte. Darren Raddysh, qui a établi un record de concession pour le plus grand nombre de buts inscrits par un défenseur dans une saison (22), pourrait devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet. Kucherov, qui a terminé au deuxième rang de la LNH avec 130 points (44 buts, 86 passes), a encore une saison à écouler à son contrat, mais il peut signer une nouvelle entente avec Tampa Bay à compter du 1er juillet. 

« [Kucherov est] un joueur exceptionnel, a dit BriseBois. Il est une des raisons qui expliquent pourquoi nous sommes aussi compétitifs. Et je prévois qu’il demeurera au sein de notre organisation pendant très longtemps, en espérant que ce sera jusqu’à la fin de sa carrière. Il veut rester ici, et nous aimerions qu’il reste. Quand nous aurons quelque chose à annoncer, nous le ferons. »

Kucherov, qui aura 33 ans le mois prochain, s’est dit davantage préoccupé par son jeu que par sa situation contractuelle. Le Russe a inscrit six points (un but, cinq passes) lors des quatre premiers matchs de la série contre les Canadiens, avant d’être blanchi dans les trois derniers duels. 

« Ça ne change rien que la série dure sept, quatre ou cinq matchs. Au final, nous n’avons pas fait le travail, a dit Kucherov. Mon rendement devait être meilleur, et ça n’a pas été le cas. »

Hagel, qui n’a pas touché la cible dans les trois derniers matchs après en avoir marqué six dans les quatre premières rencontres, a soutenu qu’aucune excuse n’était valable pour les efforts inconstants affichés pendant la série, particulièrement dans le match no 5, une défaite de 3-2 où Montréal a remporté la majorité des batailles pour la rondelle. 

« Quand tu perds quatre ans de suite, ça ne part de personne d’autre que nous, les joueurs dans le vestiaire, a mentionné Hagel. Nous avons le meilleur entraîneur au monde et des gens qui nous fournissent des plans de match. Au bout du compte, il faut que nos meilleurs joueurs soient les meilleurs joueurs dans les gros matchs. C’était le cas à Tampa pendant très longtemps, mais au cours des quatre dernières années, nos meilleurs joueurs n’ont pas été les meilleurs dans les moments clés. »

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