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Bien le bonjour chers amateurs de hockey.

La dernière fois que je vous ai écrit, la saison allait commencer. Je venais de connaître un bon camp avec Kirby Dach, et le trio que lui et moi complétions avec Alex Newhook a livré un fort premier match face aux Maple Leafs de Toronto. Puis, est arrivée la blessure à Kirby, qui a mis fin à sa saison.

Ç’a été un dur coup à encaisser sur le plan personnel. Ç’a ralenti ma progression. Mon rendement a stagné pendant quelque temps, mais là j’ai le sentiment d’être de retour sur la bonne voie et que mon jeu s’améliore. Il faut que je continue de redoubler d’ardeur parce que c’est la seule chose à faire si on veut devenir un des meilleurs joueurs dans la LNH.

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Même à l’écart du jeu, Kirby continue de m’aider. On se parle régulièrement. Il me surveille étroitement dans les matchs et il me refile des trucs. Ce sont principalement des détails qu’il peut voir du haut des arénas, des détails sur lesquels je ne mets pas nécessairement l’accent dans le feu de l’action.

En visionnant les matchs sur vidéo, je m’attarde à ce qu’il me dit ainsi, évidemment, qu’à tout ce que le personnel d’entraîneurs me souligne.

Quand ça va moins bien, on travaille plus fort et on essaie plein de choses pouvant vous aider mentalement. Par exemple, peut-être l’avez-vous remarqué, j’ai changé de bâton, je suis passé de la compagnie Bauer à CCM. J'ai aussi changé ma façon de l’enrubanner. J’ai fait ça avant le match contre les Blues de St. Louis, le 4 novembre, et j’ai marqué mon premier but de la saison ce soir-là! Je n’ai pas le choix de ne rien changer.

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Quand le déclic se fait, il faut rester concentré et prendre les moyens de ne pas revenir en arrière, en ayant à l’esprit ce qu’on faisait de mal quand ça ne fonctionnait pas. C’est ce que je fais en ce moment, et ça va mieux depuis quelques matchs.

Je suis plus à l’aise. On m’utilise avec Christian Dvorak et Cole Caufield. On bâtit une belle cohésion. Nous jouons comme l’entraîneur veut que nous le fassions. Nous passons du temps de qualité en zone adverse. J’aime jouer avec Cole. C’est une super personne et un super joueur. Quand je lui passe la rondelle, je sais qu’il y a de bonnes chances que ça se termine par une célébration de but. Mais ce ne sont que quelques matchs. Il faut continuer de bâtir et d’essayer de marquer plus de buts. Il reste 66 matchs à jouer.

Quand ça va bien, la recette n’est pas différente que quand ça va mal, c’est-à-dire travailler, encore et toujours. 

Comme cette semaine, j’ai passé du temps sur la glace avec le directeur du développement Adam Nicholas. Nous travaillons sur des détails, comme mon tir qui doit être plus menaçant. Je dois développer des automatismes. Adam m’aide beaucoup. Ça n’a pas besoin d’être toujours l’entraîneur qui vous parle. C’est un passionné, parfois trop même (rires). C’est un super bon gars. 

Je sais que les matchs à venir ne seront peut-être pas aussi bons que les derniers. C’est pour ça que je reste dans le moment présent. D’une journée à l’autre, je veux être meilleur que la journée précédente. Et puis, s’il le faut, je recommencerai à peinturer mes bâtons dans quelques semaines!

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Montréal est un gros marché de hockey. On me demande souvent si je réussis à faire abstraction de tout ce qui se dit à mon endroit sur les réseaux sociaux.

La réponse est oui, tout simplement parce que je ne suis pas sur les réseaux sociaux. J’ai fermé mes comptes Twitter et Facebook. Je fais ça avant chaque saison parce que même si on n’est pas actif sur ces réseaux sociaux, il y a des choses qu’on ne souhaite pas voir qui peuvent apparaître à tout moment. C’est préférable de ne rien voir.

Je ne suis que sur Instagram. Heureusement, je ne vois pas grand-chose sur Instagram et, quand c’est le cas, je ne comprends rien parce que c’est en français. C’est parfait comme ça! Je demeure en lien avec mes amis et mes parents en Slovaquie.

Je voudrais apprendre le français, mais ça voudrait dire que je comprendrais tout. Je ne suis pas certain (rires). Je dois y penser. Qu’est-ce qui serait mieux? Bien évidemment, dans le futur, je veux apprendre le français.

Les partisans des Canadiens sont passionnés et c’est une excellente chose, comprenez-moi bien. Nous, les joueurs, voulons connaître du succès. Ce n’est que positif d’avoir des supporters qui veulent tout autant la même chose que nous. Ils peuvent parfois se montrer intransigeants, mais c’est correct. Ça fait partie du jeu.

*Propos recueillis par Robert Laflamme, journaliste principal LNH.com