On a opté pour des gardiens en toile afin de ne pas soumettre le trio de gardiens en chair et en os à la mitraille.
« Avec ces cibles d’entraînement, les ouvertures sont grandes. Les gars n’ont pas besoin de viser dans une toute petite ouverture », a fait remarquer St-Louis, avec la gestuelle à l’appui.
L’entraîneur a par ailleurs expliqué qu’on cherche également à bien gérer l’énergie des joueurs, qui est mise à rude épreuve de ce temps-ci en raison du volume élevé de matchs.
Cela dit, St-Louis a fait remarquer que ses troupiers ont joué du très bon hockey dans leurs quatre derniers matchs, tout en ne montrant qu’une fiche de 2-2 pour leurs efforts.
« C’est une de nos meilleures séquences de quatre matchs depuis longtemps, peut-être même depuis mon arrivée en poste, a-t-il argué. Nous générons suffisamment de chances de marquer pour gagner des matchs. Défensivement, nous sommes là. Les unités spéciales continuent de s’améliorer.
« L’explication réside dans un manque de confiance et de malchance », a-t-il soumis.
Les Canadiens (7-7-2) tenteront de regagner de la confiance suivant deux défaites, jeudi (19h HE; RDS, TSN), à l’occasion de la visite au Centre Bell des champions de la Coupe Stanley, les Golden Knights de Vegas (12-3-1). Après un départ en trombe, les Golden Knights ont perdu de la vitesse en ayant subi trois défaites dans leurs quatre plus récentes sorties.
« Les gars sont déçus du résultat du match contre les Flames, c’est normal, mais nous continuons d’avancer. Et nous n’avancerons pas en ayant une attitude négative à cause d’un manque de résultats. Les gars savent qu’ils font bien les choses. Notre seule difficulté, c’est de mettre la rondelle dans le but. Quelques joueurs doivent débloquer à l’attaque. »
‘Slaf’, l’artiste
Il se passe rarement une journée dans l’entourage du Tricolore sans qu’on parle à l’entraîneur du jeune Juraj Slafkovsky. Le Slovaque âgé de 19 ans montre des signes d’éclosion dernièrement.
« À 19 ans, nous ne sommes pas sûrs exactement du produit fini, mais il possède de beaux atouts, a expliqué St-Louis. Nous essayons de le développer pour qu’il soit un joueur complet parce qu’il est capable d’en être un. Moi, j’avais de la misère à être un joueur complet. Je ne mesurais pas 6 pieds 4 pouces et je ne pesais pas 230 livres. Je jouais le style que je pouvais jouer avec les atouts que j’avais. Des joueurs comme ‘Slaf’, il n’y en a pas beaucoup.
« Il peut allier jeu physique et finesse », avait-il précédemment affirmé. « Il peut avoir de bonnes touches de rondelle dans la circulation dense, comme on le voit parfois faire. C’est un art ça, et ‘Slaf’ peut le faire. Nous nous attendons à ce qu’il s’impose physiquement, tout en étant capable de faire des jeux. »