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DENVER- Corey Perry commence à être habitué à discuter de la possibilité de remporter la Coupe Stanley pour la deuxième fois de sa carrière, à l'aube du premier match de la finale.

Il l'a fait pour une troisième année de suite, mardi, à l'occasion de la journée des médias. Et le drame dans tout ça, c'est que son compteur est encore au même point - en grande partie à cause du Lightning de Tampa Bay, qui l'a privé d'une autre conquête au cours des deux dernières années.
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Comme il ne pouvait pas le battre, le vétéran attaquant a décidé de joindre l'ennemi au cours de l'été. Et voilà qu'il dispute une troisième finale en autant d'années.
« Ç'a été étrange comme parcours, a-t-il reconnu. De la situation avec Anaheim à mes séjours à Dallas et à Montréal… Ç'a été unique, mais fort plaisant. Je ne cesse de le répéter : la troisième fois sera la bonne.
« J'ai fait partie de bonnes équipes et j'ai été chanceux en cours de route. Je suis désormais du côté du Lightning en sachant ce que les gars ont traversé dans les dernières années. Nous sommes emballés. Quand je suis arrivé, les gars m'ont dit qu'ils n'avaient pas fini le travail. Qu'ils étaient encore affamés. C'est le cas. »
Perry aussi est affamé. Sa dernière conquête remonte à 2007 avec les Ducks d'Anaheim, et à 37 ans, les occasions d'ajouter un trophée à son palmarès risquent de ne pas être très nombreuses. Il alliera maintenant sa soif de vaincre à celle d'un groupe qui sait comment gagner.
Après être venu à bout des Stars de Dallas en six matchs, en 2020, et des Canadiens de Montréal en cinq rencontres, l'an dernier, le Lightning aura la lourde tâche de mettre fin au parcours presque sans faille de l'Avalanche du Colorado en finale. L'acquisition estivale de Perry pourrait les aider à y parvenir.

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« J'ai toujours détesté jouer contre lui », a fait valoir son coéquipier Pierre-Édouard Bellemare. « Il fait chier! Il est toujours au-dessus de ton gardien, il trouve toujours un moyen de tomber sur ton gardien. Il y a toujours des trucs comme ça. Ce que je ne connaissais pas de lui, c'est sa façon d'être dans le vestiaire.
« Il est respectueux et il nous pousse à donner notre meilleur. Vu sa prestance, il impose le respect. Il dit les choses de la même façon au meilleur joueur de l'équipe et au pire. C'est quelque chose de magnifique. »
Pas d'amis
À compter du premier match, mercredi, Perry retrouvera quelques anciens coéquipiers qui ont les yeux sur le même objectif. Du groupe, il y a Artturi Lehkonen avec qui il a vécu son dernier long printemps à Montréal. Les deux hommes n'ont pas échangé de textos avant le début des hostilités.
« Il a réussi à marquer en prolongation contre Edmonton pour envoyer son équipe en finale, comme il l'a fait avec nous l'an dernier, a souligné Perry. On sait qu'il va toujours être engagé dans la bataille. Il a joué un grand rôle pour nous l'an dernier. »
Il ne lui fera pas de cadeau pour autant. Perry n'a pas l'intention de bousiller une autre occasion, surtout qu'il s'agit de sa première finale « normale » en trois ans.
« La première était dans la bulle, nous faisions l'aller-retour entre l'aréna et l'hôtel, a-t-il conclu. L'an dernier, il y avait de nombreuses restrictions sanitaires. Cette fois, je vis ça avec ma famille et je ressens un peu plus de buzz. C'est la raison pour laquelle on joue : pour être dans cette position et sous les gros projecteurs. »