« J'ai toujours détesté jouer contre lui », a fait valoir son coéquipier Pierre-Édouard Bellemare. « Il fait chier! Il est toujours au-dessus de ton gardien, il trouve toujours un moyen de tomber sur ton gardien. Il y a toujours des trucs comme ça. Ce que je ne connaissais pas de lui, c'est sa façon d'être dans le vestiaire.
« Il est respectueux et il nous pousse à donner notre meilleur. Vu sa prestance, il impose le respect. Il dit les choses de la même façon au meilleur joueur de l'équipe et au pire. C'est quelque chose de magnifique. »
Pas d'amis
À compter du premier match, mercredi, Perry retrouvera quelques anciens coéquipiers qui ont les yeux sur le même objectif. Du groupe, il y a Artturi Lehkonen avec qui il a vécu son dernier long printemps à Montréal. Les deux hommes n'ont pas échangé de textos avant le début des hostilités.
« Il a réussi à marquer en prolongation contre Edmonton pour envoyer son équipe en finale, comme il l'a fait avec nous l'an dernier, a souligné Perry. On sait qu'il va toujours être engagé dans la bataille. Il a joué un grand rôle pour nous l'an dernier. »
Il ne lui fera pas de cadeau pour autant. Perry n'a pas l'intention de bousiller une autre occasion, surtout qu'il s'agit de sa première finale « normale » en trois ans.
« La première était dans la bulle, nous faisions l'aller-retour entre l'aréna et l'hôtel, a-t-il conclu. L'an dernier, il y avait de nombreuses restrictions sanitaires. Cette fois, je vis ça avec ma famille et je ressens un peu plus de buzz. C'est la raison pour laquelle on joue : pour être dans cette position et sous les gros projecteurs. »