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Les Poulin vivront un grand moment

Vingt-huit ans après son père Patrick, Samuel enfilera le chandail d'une des 31 équipes de la LNH cette fin de semaine

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

VANCOUVER - Patrick Poulin ne se serait jamais douté qu'il aurait un jour l'occasion de revivre des émotions aussi intenses que lorsqu'il a entendu les Whalers de Hartford prononcer son nom au neuvième rang au total lors du Repêchage 1991 de la LNH, au Memorial Auditorium de Buffalo.

Pas moins de 28 ans après qu'il eut vu son rêve s'amorcer, il aura la chance de voir celui de son fils Samuel prendre forme lors du Repêchage 2019, vendredi et samedi au Rogers Arena de Vancouver.

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« Je n'imaginais pas ça se produire », a déclaré l'ancien attaquant en entrevue avec LNH.com. « On a inscrit notre fils Nicolas au hockey et Sam a suivi son frère. Nous les avons encadrés le mieux possible. D'être ici aujourd'hui, ce n'est pas un rêve comme parent, mais c'est celui de Samuel et nous allons le vivre en famille. »

L'attaquant du Phoenix de Sherbrooke est répertorié comme le 22e meilleur espoir nord-américain par le Bureau central de dépistage de la LNH. Le mystère plane donc toujours à savoir s'il entendra son nom dès le premier tour comme son père ou s'il devra patienter jusqu'à samedi pour enfiler son nouveau chandail.

D'ici à ce moment, qui promet d'être chargé en émotions, les Poulin passent le temps du mieux qu'ils peuvent. Ils ont devancé leur arrivée en Colombie-Britannique de quelques jours pour visiter Whistler et Victoria, où ils ont notamment fait quelques sorties de pêche au saumon.

Ç'a permis à tous de se changer les idées au lieu de compter les heures avant le jour J, un moment que le cadet de la famille attend avec impatience depuis plusieurs mois déjà.

« Je trouve que ç'a passé plus lentement que les autres années, a-t-il raconté. Il y avait tellement d'événements. Parfois, on peut penser que ça passe plus vite, mais j'ai trouvé que j'étais moins dans le rythme de ma saison à cause des différents événements.

« Ç'a semblé plus long, mais c'était vraiment plaisant. Je referais exactement la même chose. »

Ce n'est pas surprenant parce que la recette a fonctionné assez bien. Poulin a amorcé sa saison en remportant la médaille d'or avec le Canada à la Coupe Hlinka-Gretzky et a ensuite été nommé capitaine du Phoenix à la mi-saison.

Il a conclu la campagne avec une récolte de 76 points, dont 29 buts, en 67 matchs et a ajouté huit buts et six aides en 10 matchs éliminatoires avant de s'envoler pour la Suède, où il a participé au Championnat du monde des moins de 18 ans 2019 de la FIHG.
Une saison somme toute mouvementée que le paternel a suivie avec attention.

« C'est excitant, mais d'un autre côté, c'est énervant parce qu'il y a tellement de classements qui sortent un peu partout, a-t-il observé. On veut le meilleur pour Sam, peu importe à quel rang il sera sélectionné, mais toute cette attention ajoute beaucoup de nervosité pendant la saison.

« À mon époque, il n'y avait pas de réseaux sociaux. Il y avait différents classements, mais c'est à peine si on les voyait dans le journal! »

En territoire connu

Quand il mettra les pieds au Rogers Arena, vendredi, Poulin saura un peu à quoi s'attendre. Pas parce qu'il a vu des images du repêchage de son père - il n'y a que des photos de l'événement au sous-sol du domicile familial - mais parce qu'il a vécu l'événement l'an dernier en compagnie de son bon ami Kevin Mandolese.

Le gardien des Screaming Eagles du Cap-Breton avait été sélectionné en sixième ronde (157e au total) par les Sénateurs d'Ottawa. C'est maintenant au tour de la famille Mandolese de jouer les supporters.

« On a pu vivre ça avec eux l'an dernier, donc ils font l'inverse cette année, a expliqué Poulin. Nous venons tous les deux de Blainville, nous avons joué au hockey ensemble depuis le niveau atome, nous sommes allés à la même école et on s'entraîne ensemble.

« J'ai eu la chance de voir c'était quoi, alors c'est moins nouveau pour moi. Mais ça va être différent, ce seront des émotions différentes. J'ai hâte que ça arrive. »

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