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La perte de Grzelcyk a fait mal aux Bruins

Le défenseur a dû quitter le match en première période et la charge de travail du reste de la brigade a considérablement augmenté

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

BOSTON - À première vue, la perte des services d'un défenseur de troisième paire ne paraît pas si dramatique.

Mais dans un match de la Finale de la Coupe Stanley qui se termine en prolongation contre des adversaires qui frappent tout ce qui bouge et qui sont intraitables en échec-avant comme les Blues de St. Louis, elle peut s'avérer fort coûteuse.

Les Bruins de Boston l'ont appris à leurs dépens, mercredi, quand Matt Grzelcyk a quitté le deuxième match de la série finale en fin de première période après avoir été ébranlé par une dure mise en échec d'Oskar Sundqvist, qui lui vaudra d'ailleurs une audience avec le Département de la sécurité des joueurs, jeudi. 

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La brigade défensive n'a pas si mal paru de manière générale par la suite, mais les Blues ont finalement eu le dessus à l'usure en signant une victoire de 3-2 en prolongation pour égaler la série 1-1. Le troisième match aura lieu samedi à St. Louis (20 h HE; TVAS, CBC, SN).

« Les gars sont habitués à jouer avec différents partenaires, a plaidé l'entraîneur Bruce Cassidy. Mais le fait de perdre Matt et ses qualités avec la rondelle a fait mal. Il est bon pour bouger la rondelle et éviter la pression en zone neutre. C'était de toute évidence une de leurs forces et une de nos faiblesses ce soir. »

Grzelcyk s'est difficilement relevé et a pris la direction de l'hôpital pour y subir des examens plus approfondis. Au moment de s'adresser aux médias, Cassidy n'avait pas encore obtenu de mise à jour sur l'état de santé du défenseur de 25 ans.

Non seulement ses qualités de défenseur ont manqué à l'équipe, mais son absence pour les deux dernières périodes et le début de la prolongation a forcé Cassidy à redistribuer la quinzaine de minutes qu'il lui réserve habituellement entre ses cinq autres arrières.

Les six minutes de pénalité dont a écopé Connor Clifton en deuxième période et la prolongation n'ont assurément pas aidé, mais tout le reste de la brigade a joué davantage que lors du premier match. À 42 ans, Zdeno Chara est celui qui a le plus payé le prix en jouant 25:45, soit 6:07 de plus que lundi.

Il s'agissait de son plus haut total depuis le troisième match de la série de deuxième ronde contre les Blue Jackets de Columbus, qui s'est terminé en deuxième prolongation. Charlie McAvoy a été le défenseur le plus utilisé avec 27 minutes de temps de jeu, une minute de plus que Torey Krug.

« C'est beaucoup de travail, mais ce n'est rien d'insurmontable, a déclaré le partenaire de Grzelcyk, Brandon Carlo. C'est arrivé pendant la saison donc il faut s'ajuster et continuer à jouer, peu importe l'adversité. Il faut simplement continuer. »

Ils ont tenu le fort de belle façon, mais on a senti les Blues prendre le contrôle en fin de troisième et en prolongation. Leurs mises en échec (50) et leur intensité en fond de territoire ont eu raison de l'équipage réduit.

Frustration

S'il a apprécié le travail de ses défenseurs, Cassidy était un peu moins heureux du rendement de son unité d'avantage numérique, qui n'a pas su faire payer les Blues sur la pénalité qui a été imposée à Sundqvist pour avoir donné de la bande sur Grzelcyk.

Les Bruins auraient pu se servir de cette chance pour rentrer au vestiaire avec une avance de 3-2 après 20 minutes de jeu, mais ils n'ont même pas été capables de s'établir en territoire adverse. Ils ont marqué une fois en cinq occasions avec l'avantage d'un homme.

« Il y a certaines situations où tu veux absolument marquer, a expliqué le pilote. Sur ce coup, tu dois marquer pour envoyer un message. Même chose pour les punitions d'obstruction sur Tuukka (Rask). C'est frustrant pour un entraîneur quand des gars paient le prix pour attirer les punitions et que tu n'arrives même pas à générer du momentum. »

Si Grzelcyk n'est pas en mesure de revêtir l'uniforme pour le prochain match - ce qui ne serait pas surprenant - Cassidy décidera qui de Steven Kampfer ou de John Moore prendra sa place dans la formation. Les deux ont disputé le quatrième et dernier match de la Finale de l'Association de l'Est contre les Hurricanes de la Caroline.

« Ils n'ont pas de problème à prendre la relève même après quelques jours d'inactivité, a dit Cassidy. Ils ont accompli un travail fantastique quand ils ont eu à le faire et je n'ai aucun doute qu'ils apporteront la même énergie si on fait appel à eux. »

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