Voici cinq raisons qui expliquent l’élimination de l’Avalanche :
1. Les meilleurs attaquants réduits au silence
L’Avalanche a marqué sept buts en quatre matchs contre Vegas, et trois d’entre eux ont été inscrits par des joueurs des troisième et quatrième trios. L’équipe avait pourtant maintenu une moyenne de 4,11 buts par partie dans les deux premières rondes et marqué 298 buts en saison régulière, un sommet dans la LNH.
Auteur de 127 points (53 buts, 74 passes) en saison régulière et de 13 points (sept buts, six passes) à ses neuf premiers matchs des séries, Nathan MacKinnon n’a généré que deux mentions d’aide contre les Golden Knights. Même chose pour Martin Necas, qui a amassé deux passes en quatre rencontres après avoir enregistré sa première saison de 100 points en carrière. Brock Nelson a terminé la série contre Vegas avec un différentiel de -4 et aucun point.
2. Un avantage numérique à plat
Malgré tout le talent au sein de l’équipe, l’Avalanche n’a pas représenté une grande menace cette saison en avantage numérique. MacKinnon et sa bande ont terminé au 27e rang de la Ligue en saison régulière avec un rendement de 17,1 %. Après avoir partiellement remédié à la situation contre le Wild au deuxième tour (5-en-13), l’Avalanche est revenue à ses mauvaises habitudes dans la série contre Vegas en ne marquant qu’une seule fois en 10 occasions. Les Golden Knights n’ont guère fait mieux avec un rendement de 2-en-11, mais ont été beaucoup plus efficaces à forces égales.
3. Les blessures
L’homme à tout faire à la ligne bleue, Cale Makar, qui est finaliste au trophée Norris à titre de meilleur défenseur de la LNH, a subi une blessure au haut du corps en deuxième ronde et ne s’en est jamais remis à temps. Il a raté les deux premiers matchs contre Vegas et il n’était clairement pas en pleine santé lors des deux suivants. Makar a été utilisé en moyenne 27:22 dans ces rencontres, mais son impact a été atténué. Il ne s’est pas inscrit à la feuille de pointage après avoir récolté cinq points, dont quatre buts, à ses neuf premiers matchs éliminatoires.
L’impact de son absence s’est fait ressentir sur l’ensemble de la formation. L’Avalanche a semblé à court de ressources, avait de la difficulté en transition et n’arrivait pas à prolonger ses séquences en zone offensive. Sans son quart-arrière, l’avantage numérique était désorganisé. Les autres défenseurs ont dû passer plus de temps sur la glace et prendre plus de responsabilités, ce qui n’a pas donné une bonne recette.
MacKinnon a reçu un tir près du genou à mi-chemin dans le match no 3 et il était visiblement embêté par la douleur par la suite. Valeri Nichushkin a quant à lui raté le match no 4 en raison d’une blessure au bas du corps.
4. Les gros arrêts manquants
Scott Wedgewood a disputé les trois premiers duels de la finale de l’Ouest. Il n’a pas été mauvais, mais il n’a pas su faire la différence quand ça comptait.
Dans le match no 1, il a concédé les trois premiers buts de la rencontre, ruinant l’ambiance au sein du Ball Arena. L’Avalanche est revenue, mais s’est tout de même inclinée 4-2.
Dans le match no 2, il a été brillant lors des 49 premières minutes, alors que le Colorado tentait de protéger son avance de 1-0. Mais il a flanché devant Jack Eichel et Ivan Barbashev dans un intervalle de 2:07 et l’Avalanche a perdu 3-1 (avec un autre but de Barbashev dans un filet désert). Wedgewood a ensuite mentionné qu’il aurait aimé revoir ces deux buts.