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Krueger s'est imprégné de l'énergie des partisans dans les bars à Buffalo

Le nouvel entraîneur des Sabres s'est préparé pour son nouveau défi en allant prendre incognito le pouls de la ville

par Amalie Benjamin @AmalieBenjamin / Journaliste NHL.com

L'image de Ralph Krueger assis aux côtés d'un partisan des Sabres de Buffalo dans un bar sans être reconnu peut sembler surprenante, à première vue. Mais pour quelqu'un qui a suivi de près Krueger comme entraîneur et comme personne à la barre de l'équipe d'Europe à la Coupe du monde de hockey de 2016, ça peut également cadrer avec le genre de personne qu'il est ainsi que l'engagement, la curiosité et la soif d'apprendre dont il fait preuve quand il accepte un nouvel emploi.

En un seul mot, ça peut sembler parfait.

C'est donc facile d'imaginer Krueger, qui a été embauché comme entraîneur des Sabres mercredi, faire le tour des bars de Buffalo, sondant les partisans pour avoir des réponses honnêtes, des réponses qu'il n'aurait pu avoir de la part des propriétaires ou de la direction des Sabres. La vérité, comme le voient les partisans de l'équipe.

« J'ai été capable de m'infiltrer », a déclaré Krueger au cours d'une conférence téléphonique, mercredi. « J'ai regardé deux matchs des séries, il y a quelques semaines, et je changeais de bar lors de chaque période pour ne pas rester trop longtemps. Mais ç'a été assez intéressant. Je m'asseyais à côté de partisans des Sabres et j'avais des conversations avec eux que je ne pourrais plus avoir maintenant, mais ç'a été très révélateur.

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« J'ai certainement pu m'imprégner de l'énergie de la ville. »

Ç'a aidé Krueger à se sentir à l'aise, tant dans le poste qu'il occupera à titre d'entraîneur d'une équipe aux partisans exigeants, mais également comme résident d'une ville de petite envergure avec une seule autre équipe professionnelle, les Bills de Buffalo de la NFL, qui ont détourné l'attention des Sabres et de leurs récents insuccès.

Mais s'il y a bien quelqu'un qui ne sera pas intimidé par tout ça, c'est bien Krueger.

Krueger, qui a occupé le rôle de président de l'équipe de soccer de Southampton dans la Premier League au cours des cinq dernières années, a toujours démontré la volonté d'accepter des situations difficiles, des tâches qui ne lui sont pas bien connues et des positions peu enviables. Il est passé de la LNH à la Premier League sans la moindre hésitation. Il a créé une structure complète pour soutenir une équipe en qui personne ne croyait à la Coupe du monde, permettant à l'équipe d'Europe d'atteindre la finale contre le Canada.

C'est là qu'il a redécouvert son amour de diriger une équipe, quelque chose qui était évident pour n'importe qui le côtoyant à ce moment-là, dont sa famille.

« Ç'a indéniablement confirmé qu'au fond de mon cœur, je suis un entraîneur, a dit Krueger. Mes enfants me disent toujours que le moment où j'ai eu l'air le plus heureux au cours des six dernières, c'est quand je dirigeais à la Coupe du monde. »

Il a pris en charge un groupe de joueurs provenant de partout en Europe, des joueurs n'ayant jamais joué ensemble et n'ayant jamais été dans le même camp sur la scène internationale, et il leur a fait croire en eux-mêmes et au fait qu'ils pourraient construire quelque chose de spécial.

Après une telle expérience, accepter le défi de diriger les Sabres, qui n'ont pas remporté une série depuis 2006-07, devrait peut-être être facile.

« Ç'a également confirmé la façon dont je voudrais fonctionner comme entraîneur dans la Ligue nationale de hockey », a expliqué Krueger, qui a mené les Oilers d'Edmonton à une fiche de 19-22-7 durant la saison écourtée de 2012-13. « Quand j'étais à Edmonton, je pense que je cherchais encore mon propre style, et ç'a été une occasion de tester un système de jeu au plus haut niveau contre les meilleurs joueurs du monde. C'est un système qui sera la base de ce que nous implanterons ici.

« Je ne vois aucune raison de changer mon plan de base, qui est de miser sur une équipe agressive, qui met de la pression sur la rondelle et qui utilise sa vitesse en attaque. »

C'est quelque chose qu'il continuera à peaufiner au cours des quatre prochains mois, alors qu'il regarde déjà vers le camp d'entrainement et le début de la prochaine saison. Il aura des conversations avec le joueur de centre de 22 ans Jack Eichel et le centre de 23 ans Sam Reinhart au Championnat du monde 2019 de la FIHG (CMH), la semaine prochaine en Slovaquie.

Video: BUF@DET: Eichel remet à Reinhart pour faire 1-0

Il sait à quel point ce sera difficile. Les Sabres occupaient le premier rang de la LNH avec un dossier de 17-6-2, le 27 novembre, sous la férule de l'entraîneur Phil Housley, qui en était à sa deuxième année à la barre de l'équipe. Mais Buffalo a montré une fiche de 16-33-8 lors du reste de la saison et a raté les séries pour une huitième saison consécutive. Housley a été congédié le 7 avril.

Mais Krueger - un homme qui valorise les expériences variées et les nouveaux défis, qui a participé au Forum économique mondial et qui a été un conférencier motivateur - est rarement découragé par un défi. Il l'a prouvé, sans l'ombre d'un doute.

Il reste encore à voir s'il gagnera à Buffalo. Cela dit, Krueger ne sera pas intimidé par ce qui se dresse devant lui. Il est de toute évidence impatient de recommencer à diriger et même si ses méthodes de recherche sont, disons-le, plutôt non conventionnelles, il veut mettre les efforts et le temps nécessaires pour prendre de bonnes décisions pour lui-même, sa famille et, désormais, les Sabres.

« Je pouvais ressentir l'appel de diriger à nouveau », a-t-il mentionné au sujet de ses conversations avec le directeur général Jason Botterill.

Il pouvait également le ressentir à Buffalo.

« Nous aimons le genre de ville qu'est Buffalo », a dit Krueger en parlant de sa femme et de lui. « C'est très vrai. Il y a une chaleur ici et une passion, surtout pour le hockey. C'est important pour moi. Comme entraîneur, j'ai toujours trouvé important de travailler dans un environnement où nous sommes responsables de connaître du succès. Nous sommes importants à Buffalo, et c'est important pour moi comme entraîneur.

« Je veux ressentir cette pression et cette responsabilité. Nous sommes une partie importante de ce que représente Buffalo. »

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