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Une grande déception pour Justin Williams

À 37 ans, le capitaine des Hurricanes sait qu'il risque bien de ne plus s'approcher autant de la Coupe Stanley

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

RALEIGH, Caroline du Nord - Il y avait tout un contraste entre l'état d'esprit des jeunes joueurs des Hurricanes et celui du vétéran Justin Williams alors que l'équipe commençait à peine à digérer le balayage qu'elle venait de subir face aux Bruins en Finale de l'Est, jeudi. 

Assis au fond du vestiaire, le vétéran de 37 ans n'avait retiré que son chandail et s'affairait à consoler ses deux jeunes enfants du mieux qu'il le pouvait pendant que certains de ses coéquipiers dressaient un premier bilan devant les journalistes.

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La déception et l'amertume de la défaite se lisaient sur son visage même s'il tentait de remettre un sourire sur celui de ses enfants.

« J'avais dit à mes enfants que j'allais à Boston demain (vendredi), a lancé le capitaine, visiblement émotif. À la place, je serai à la maison quand ils reviendront de l'école. La vie continue. »

La vie continue, certes, mais Williams ne sait pas encore ce que l'avenir lui réserve. Il vient de terminer la dernière année de son contrat et aura 38 ans au début de la prochaine saison. Contrairement à la majorité de ses coéquipiers, il savait probablement qu'il ne s'approcherait plus jamais aussi près de la Coupe Stanley.

Le capitaine des Hurricanes l'a déjà soulevée à trois reprises, mais il avait encore soif de victoires. Même après 18 saisons dans la LNH.

« Je ne sais pas quels sont ses plans, mais il sait que les probabilités de se rendre aussi loin à nouveau sont faibles, a déclaré l'entraîneur Rod Brind'Amour, qui a gagné la Coupe en 2006 avec Williams en Caroline. Je suis plus déçu pour les gars plus âgés que pour les jeunes parce que les jeunes ne le réalisent pas.

« On a beau leur dire qu'ils ne se retrouveront peut-être plus jamais dans cette situation, ils ont de la misère à nous croire. Mais dans 10 ans, ils diront peut-être que nous avions raison. »

Après la saison de 53 points (23 buts, 30 aides) en 82 matchs qu'il vient de connaître, on peut présumer que les Hurricanes seront prêts à lui offrir un nouveau contrat s'il veut tenter sa chance à nouveau. Mais rien ne garantit que la jeune équipe sera en mesure de répéter ses récents exploits.

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En théorie, les jeunes pousses de l'organisation auront tiré des leçons de ce long parcours éliminatoire et seront encore meilleures l'an prochain. Mais avec la parité qui règne dans la LNH, même une simple place en séries est loin d'être acquise.

« Nous avons dit tout au long de l'année que nous voulions nous lancer le défi d'être toujours meilleurs parce que nous sommes des professionnels, a indiqué Williams. Et nous voulons être mis au défi. Nous ne nous contentons pas de la médiocrité. 

« Pourra-t-on répéter ce qu'on vient d'accomplir? On va voir si nous sommes assez bons pour atteindre le carré d'as. On l'a fait cette année alors nous sommes assez bons pour apprendre de ça, nous améliorer et le refaire l'an prochain.

« En ce moment, ça fait mal et ce sera le cas pour un petit bout. Mais ça fait partie du cycle. »

Remettre les Hurricanes sur la map

Quand Williams est rentré au bercail, l'an dernier, après avoir quitté la Caroline lors d'un échange avec les Kings de Los Angeles au cours de la campagne 2008-09, les Hurricanes n'avaient participé aux séries qu'une fois au cours des neuf saisons précédentes.

L'arrivée de Rod Brind'Amour à la barre de l'équipe et la nomination de Williams en tant que capitaine a ravivé la flamme à Raleigh et a contribué à ramener une culture gagnante au sein de l'organisation. 

« Je suis fier que nous ayons réussi à ramener l'équipe sur la map, a lancé Williams. Je suis fier que nous ayons élevé la barre dans l'organisation. Je suis fier de tous mes coéquipiers. C'était un nouveau groupe, j'étais un nouveau capitaine et Rod était un nouvel entraîneur.

« Nous avons écrit cette histoire de la manière dont nous sentions que ça devait être fait. »

Les succès de l'équipe combinés à ses exubérantes célébrations de victoires - le fameux Storm Surge - leur ont valu d'être critiqués par plusieurs observateurs, mais a d'abord et avant tout créé un engouement autour de l'organisation. 

Les amateurs ont été au rendez-vous tout au long de ce parcours et ont fait du PNC Arena un amphithéâtre avec une ambiance électrique en séries. Un peu comme en 2006.

« Nous avons réussi, avec ce que nous avons tous réalisé ensemble cette année, à rallier cette foule et toute la région derrière nous, a conclu Williams. C'est comme ça que je voulais que ce soit et c'est exactement ça que j'avais en mémoire. »

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