Vous aurez donc compris que les quatre attaquants n'en pouvaient plus d'attendre de rencontrer MacKinnon - ou Nate Dog, comme l'a surnommé Gauthier. À la porte du vestiaire de l'Avalanche, l'excitation a fait place à la fébrilité en un claquement de doigts. Le silence a vite remplacé les blagues et les flèches.
Surtout quand celui qu'ils attendaient avec impatience les a salués en traversant le corridor pour se rendre au gymnase de l'équipe. Les quatre espoirs, qui risquent de l'affronter d'ici quelques années, sont redevenus des gamins en admiration devant l'un des joueurs les plus spectaculaires de la LNH.
« Mais qu'est-ce qu'il fait dans le gym lors d'une journée de match », s'est demandé Savoie.
Bonne question. On imagine que c'est le niveau de dévouement que ça prend pour se hisser au sommet de la meilleure ligue au monde. MacKinnon est dans une bulle. C'est peut-être pour ça qu'il a finalement quitté l'aréna sans piquer un brin de jasette aux quatre invités de la journée.
Ils l'ont même vu quitter au loin en compagnie de Gabriel Landeskog. Un peu déçus, certains ont avancé l'idée de le pourchasser jusqu'à son domicile, mais la proposition a vite été abandonnée.
« C'est une journée de match, a relativisé Wright. Les gars ont leur routine. Si j'étais lui, moi non plus je ne serais pas arrêté pour vous parler (rires). »