Caufield Fantilli

TORONTO – Toujours à la recherche de moyens pour faire croître le degré d’engouement sur la glace, les directeurs généraux de la LNH ont passé une partie de leur réunion de mardi à discuter de potentielles améliorations envers des aspects spécifiques du jeu, y compris la prolongation à trois contre trois.

Les conversations se poursuivront plus en profondeur, données à l’appui, quand les DG se réuniront à nouveau pour trois jours en mars.

Mais Colin Campbell, le vice-président des opérations hockey de la LNH, a mentionné qu’il y avait une préoccupation grandissante quant aux façons de faire des équipes lors des prolongations, lorsque les joueurs traversent la ligne bleue avec la rondelle et qu’ils la renvoient en zone neutre ou dans leur territoire afin de recommencer un jeu et de garder la possession.

Campbell a soutenu que cette stratégie en prolongation a évolué pour devenir presque uniquement basée sur la possession de la rondelle, et les directeurs généraux se demandent si cette pratique n’altère pas l’excitation et le chaos qui avaient été créés par l’implantation du 3-contre-3 en 2015-16.

« Il y a deux façons de voir ça et je peux défendre les deux points de vue; un qui est que ça crée plus d’offensive et l’autre qui est qu’il n’y a pas assez d’attaque, a dit le DG des Coyotes de l’Arizona Bill Armstrong. Mais quand tu attaques, tu attaques avec de la vitesse. On peut donner des arguments des deux côtés. »

Campbell a indiqué que les points de discussion sur la prolongation incluaient la possibilité d’empêcher l’équipe de sortir délibérément la rondelle de la zone offensive une fois qu’elle a traversé la ligne bleue, et même la possibilité d’ajouter un temps limite pour prendre un lancer au but une fois qu’une équipe a pris possession de la rondelle.  

La question devient cependant : quelle serait la conséquence?

« Nous ne voulons pas arrêter le jeu, a dit Campbell. Nous ne voulons pas créer des mises en jeu. Les circonstances imprévues sont toujours considérées dans ces choses-là. »

Campbell a mentionné que les DG n’avaient pas discuté de la durée de la prolongation ou de la possibilité de dissoudre les séances de tirs de barrage, car le format à 3-contre-3 avait d’abord pour but de mettre un terme aux matchs avant les fusillades, et ça fonctionne.

Depuis que le jeu à 3-contre-3 a été instauré en 2015-16, 65,5 pour cent des matchs qui ont demandé du temps additionnel se sont terminés en prolongation, contrairement à 43,2 pour cent entre 2005 et 2015.

« Nous ne sommes pas inquiets à propos du format », a insisté Campbell.

La question maintenant est de savoir si les statistiques, dont les tentatives de tirs, les chances de marquer et les changements de possession, mènent à tendre vers le statu quo ou vers des modifications aux règlements.

« C’est ce que nous regardons. Retarder le jeu et garder la possession de la rondelle en comparaison avec des changements de possession si tu es forcé d’attaquer. Et est-ce que ça relève le degré d’excitation? a relaté le directeur général des Sabres de Buffalo Kevyn Adams. Nous avons établi les bases des discussions aujourd’hui et nous irons probablement plus en profondeur en mars, quand nous aurons plus de temps à notre disposition. C’est certes très intéressant. »

Les DG ont également parlé des mises en jeu et des besoins potentiels pour les joueurs d’obtenir plus de clarté sur ce qui est permis et sur les raisons qui font qu’un joueur est chassé du cercle des mises en jeu.

« Je pense que la conversation sur les mises en jeu va être intéressante en mars, a dit Adams. Qu’est-ce qui est appliqué exactement ou sur quoi se concentre-t-on? Pourquoi un joueur est-il chassé du cercle des mises en jeu et quel est le standard? »

Stephen Walkom, le directeur des officiels de la LNH, soutient que parfois, le joueur prêt à prendre la mise en jeu n’écoute pas les consignes du juge de ligne.

« Vous allez souvent voir un juge de ligne parler avec un joueur de centre, pendant les pauses publicitaires ou avant le début d’une période, pour lui expliquer : "Je t’ai dit de mettre ton bâton sur la glace, je ne peux pas rester là à attendre pour toujours", a mentionné Walkom. C’est normalement parce que les consignes n’ont pas été écoutées. »

Il a aussi indiqué que parfois, ce n’est pas du tout la faute du centre. Ce dernier peut être chassé du point de mise en jeu parce qu’un autre joueur est entré dans le cercle trop rapidement. Une pénalité pour avoir retardé le match doit être décernée si deux joueurs d’une même équipe sont chassés du cercle des mises en jeu sur la même séquence.

« C’est un aspect important du jeu, a dit Adams. On parle de la possession de la rondelle dès la reprise du jeu après un sifflet. Je pense vraiment que nous allons vouloir mettre un peu plus de temps sur cette facette. »

En mars, ils approfondiront également les discussions à propos des mises en échec inversées et des raisons et des dangers potentiels en lien avec celles-ci, des coups de bâton portés au niveau du bâton de l’adversaire versus au niveau des mains, de l’utilisation du double-échec devant le filet, etc.

Qu’est-ce qui est acceptable? Qu’est-ce qui ne l’est pas?

« Nous tentons d’améliorer le hockey, c’est l’aspect principal, a énoncé Armstrong. Ce sont toujours de très bonnes réunions. Nous pouvons avoir une idée des tendances sur la glace à travers la LNH, nous pouvons parler des façons d’améliorer le jeu et profiter des visions de tout le monde. »

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