TORONTO – Parmi les sujets qui se sont retrouvés à l’ordre du jour de la réunion des directeurs généraux de la LNH, mardi, il y avait l’équipement résistant aux lacérations.
Alors que la demande pour ce type d’équipement est en hausse à la suite de la mort d’Adam Johnson lors d’un match de la Elite Ice Hockey League au Royaume-Uni, la LNH a indiqué qu’il existait plusieurs possibilités pour les joueurs afin de prévenir une tragédie similaire.
« La conversation porte surtout sur ce que nous pouvons faire, ce qui existe, les options pour les joueurs et de bien communiquer cela avec nos joueurs afin de s’assurer qu’ils soient au courant, a expliqué le DG des Sabres de Buffalo Kevyn Adams. Il y a un sentiment d’urgence, c’est certain. La technologie s’est améliorée et la sécurité des joueurs est primordiale. »
Johnson a été coupé par une lame de patin au niveau du cou par un joueur adverse le 28 octobre.
La LNH approuve et fait l’achat d’équipements protecteur, notamment des protège-cou, des protège-poignets et des chaussettes résistantes aux coupures, depuis 10 ans. Il existe des options pour répondre aux besoins de n’importe quel joueur.
« Que ce soit pour le cou, les poignets ou les bas, il y a plusieurs sortes de pièces d’équipement, a expliqué le vice-président des opérations hockey de la LNH Rod Pasma. Si tu penses qu’une pièce est trop chaude ou trop lourde, il y a des options à explorer afin de répondre à cette problématique. »
Et le choix de pièces devrait aller en augmentant. Pasma a indiqué que plusieurs pièces protectrices sont présentement étudiées par la LNH afin d’être approuvées.
« Ça varie dans plusieurs catégories, a-t-il dit. Pour les poignets, il y a plus d’une dizaine d’options, tout comme pour les sous-vêtements. Pour les bas, il y en a une douzaine, et pour le cou, on commence à s’approcher. Nous n’en avions pas beaucoup, mais en date d’aujourd’hui, je pense qu’il y a huit compagnies qui veulent obtenir leur certification. Et parmi ces huit compagnies, il y a probablement 12 à 14 types de pièces d’équipements qu’un joueur pourrait choisir. »
Porter de l’équipement résistant aux lacérations n’est pas obligatoire dans la LNH, mais est fortement encouragé. La décision de rendre ces pièces obligatoires nécessiterait l’approbation de l’Association des joueurs de la LNH (AJLNH).
Le directeur général de l’AJLNH Marty Walsh a constaté une hausse du nombre de joueurs qui adoptent ces types d’équipements protecteurs, et que de renseigner les joueurs à propos de ce qui est disponible est un point important durant la tournée des 32 équipes de la LNH du syndicat cet automne.
Il voit davantage de joueurs adopter le protège-cou, et il croit que plusieurs autres le feront.
« Il y a quelques joueurs qui le portent en ce moment, alors je ne sais pas si nous devrons le rendre obligatoire, nous verrons au fil du temps ce qui se passera, a dit Walsh. Je suis au cœur de la tournée d’automne en ce moment, donc je vais avoir une meilleure compréhension du point de vue des joueurs quand nous aurons terminé, dans les environs de Noël. »
L’utilisation de bas résistants aux coupures et de protège-poignets a été rendue obligatoire dans la Ligue américaine de hockey et dans l’ECHL, les deux autres circuits professionnels majeurs en Amérique du Nord. C’est aussi obligatoire dans les ligues de hockey junior nord-américaines.
On espère que les joueurs deviendront plus habitués à porter de tels équipements, ce qui fera qu’on les retrouvera davantage au niveau de la LNH.
« On parle de lames de patin, et ça ne pardonne pas, a souligné le DG des Coyotes de l’Arizona Bill Armstrong. Ça coupe, et on doit s’assurer de tout faire dans ce sport pour protéger le joueur.
« Je sais que nous avons mis l’accent lors du camp de développement afin que tout le monde ait de l’équipement résistant aux coupures, et nous instaurons cette pratique dans les mineures. Nous voulons aussi éduquer les joueurs que nous avons repêchés à ce sujet lorsqu’ils retournent (au niveau inférieur), afin que lorsqu’ils seront de retour dans la LNH, ils les portent. »
La Ligue a aussi indiqué que les services d’urgence sont prêts à réagir en cas d’un incident sur la glace, et que les protocoles d’intervention d’urgence sont révisés sur une base régulière.
« Nous avons des standards d’intervention médicale en place pour le personnel qui assiste au match », a expliqué le médecin-chef de la LNH, le Dr Winne Meeuwisse. « Nous avons nos médecins d'équipe, mais nous avons aussi des urgentologues qui, si quelque chose de catastrophique se produit comme une blessure aux voies respiratoires, un arrêt cardiaque ou une lacération grave, sont habitués. Ils s’occupent de tels cas au quotidien.
« Nous avons du matériel de traumatologie sur place, nous avons une salle de triage pour stabiliser les joueurs, nous avons des ambulances sur place. Nous ajustons et révisons constamment notre politique, notre procédure, notre équipement et notre personnel, et nous sommes donc aussi préparés que possible à faire face à une blessure catastrophique. »



















