Lightning vs. Flames

Alors que nous en sommes au stade de la mi-saison en 2021-22, LNH.com publie une série d'articles sur ceux qui mériteraient de remporter les différents trophées individuels à ce stade-ci de la campagne. Aujourd'hui, le trophée Vézina, remis au meilleur gardien de but dans la LNH.
« C'est un stabilisateur. »
C'est ainsi que l'entraîneur du Lightning de Tampa Bay Jon Cooper a récemment décrit son gardien Andrei Vasilevskiy.

Cooper a la parole facile. Mais ici, ces quelques mots suffisent. Stabilisateur, c'est le mot juste. Vasilevskiy est synonyme de stabilité devant le filet du Lightning.
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Une stabilité qui ne s'exprime pas nécessairement à l'aide des statistiques habituelles. Oui, Vasilevskiy est parmi les meilleurs de sa profession au chapitre de la moyenne de buts alloués par match et du taux d'arrêts, mais dans le top-10, pas dans le top-3.
Là où on commence à percevoir son statut de gardien d'exception, c'est quand on regarde par exemple le nombre de matchs que le Russe de 27 ans dispute au complet. La dernière fois qu'il a été rappelé au banc avant la fin en raison d'une contre-performance, c'était le 13 mars 2018, quand il a cédé six buts sur 29 tirs en 40 minutes de jeu face aux Sénateurs d'Ottawa.
Ça ne lui est pas arrivé depuis.
« C'est dur de déterminer, quand un gardien est jeune, dans quelle mesure il va pouvoir bien se développer, a dit Cooper à propos de Vasilevskiy. Il prend soin de lui, de son corps. Mais c'est l'aspect mental qui s'est surtout bien développé chez lui. Il n'y a personne d'autre que tu préférerais avoir devant le filet. »
Cette force mentale, c'est ce qui fait que lorsque Vasilevskiy n'est pas à son mieux, il reste quand même bien meilleur que la majorité des gardiens dans la LNH. Et quand il est au sommet de son art, il est intraitable. Par exemple, quand il a signé des jeux blancs consécutifs en route vers les 199e et 200e victoires de sa carrière, les 23 et 26 novembre derniers, c'était la sixième fois qu'il enregistrait deux blanchissages d'affilée ou plus, le total le plus élevé chez les gardiens de la LNH depuis que Vasilevskiy a fait ses débuts avec le Lightning en 2014-15.
Cooper aurait pu utiliser un autre mot pour décrire son gardien : gagnant.
Le gardien du Lightning est présentement premier dans la LNH pour les victoires avec 23, à égalité avec Juuse Saros des Predators de Nashville et Tristan Jarry des Penguins de Pittsburgh. Quand il a remporté le trophée Vézina à titre de meilleur gardien dans la Ligue en 2018-19, il avait remporté 39 matchs, plus que quiconque cet hiver-là.
Et depuis la saison 2017-18, campagne à l'issue de laquelle Vasilevskiy a été nommé finaliste pour le Vézina une première fois, il a signé 172 victoires en 244 départs, le total le plus élevé durant cette période, loin devant Connor Hellebuyck des Jets Winnipeg, deuxième avec 147 victoires en 260 départs.
Plus tôt cette saison, Vasilevskiy a atteint le cap des 200 victoires en carrière à son 318e match. Un seul autre gardien dans l'histoire de la LNH y est arrivé plus rapidement, soit Ken Dryden, qui a réalisé l'exploit en 309 sorties quand il défendait le filet des Canadiens de Montréal dans les années 1970.

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Voilà pourquoi le gardien du Lightning représente toujours un bon candidat pour le Vézina, et que l'équipe de LNH.com en a fait le favori au stade de la mi-saison pour être sacré meilleur gardien à l'issue de la présente campagne. Notre panel lui a accordé six votes de première place sur une possibilité de neuf et un total de 34 points.
Si Vasilevskiy est encore une fois nommé finaliste pour le Vézina en 2021-22, ce serait la cinquième année consécutive qu'il aurait droit à cet honneur, une séquence que Martin Brodeur est le dernier à avoir connue, de 2003 à 2008. Et s'il l'emporte comme il l'a fait il y a trois ans, il deviendrait à 27 ans le deuxième plus jeune gardien à rafler le Vézina pour la deuxième fois chez les lauréats qui ont été couronnés depuis 1982, l'année où le format d'attribution du trophée a été changé. Patrick Roy avait remporté son deuxième Vézina en 1990 à l'âge de 24 ans. Ed Belfour avait lui aussi 27 ans quand il a été couronné meilleur gardien pour la deuxième fois en 1993.
Vasilevskiy aura toutefois un autre Russe comme rival pour le titre d'ici la fin de la présente campagne en Igor Shesterkin, selon l'équipe de LNH.com. Le gardien des Rangers de New York a terminé deuxième au scrutin de la mi-saison avec 31 points, qu'il a notamment obtenus en vertu de deux votes de première place et quatre votes de deuxième place.
Shesterkin est premier chez les gardiens réguliers dans la Ligue pour le taux d'arrêts (,937) et deuxième pour la moyenne (2,07). Le gardien de 26 ans en est à sa troisième saison dans la LNH et il chemine vers sa meilleure campagne dans la Ligue jusqu'ici.
Résultats du scrutin (cinq points pour un vote de première place, quatre points pour un vote de deuxième place, etc.) :
1. Andrei Vasilevskiy, Lightning de Tampa Bay, 34 points (6 votes de première place)
2. Igor Shesterkin, Rangers de New York, 31 (2 votes de première place)
3. Frederik Andersen, Hurricanes de la Caroline, 22 (1 vote de première place)
4. Tristan Jarry, Penguins de Pittsburgh, 19
5. Juuse Saros, Predators de Nashville, 13
6. Jack Campbell, Maple Leafs de Toronto, 12
7. Jacob Markstrom, Flames de Calgary, 3
8. Sergei Bobrovsky, Panthers de la Floride, 1