Alors que nous venons de franchir le stade des trois quarts de la saison 2023-24, LNH.com publie une série d'articles sur les différents candidats favoris pour certains des honneurs individuels de fin d’année. Aujourd'hui, les prédictions pour le trophée Jack-Adams, remis à l'entraîneur de l'année dans la LNH.
La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque chute, a dit Confucius.
C’est un peu dans cet esprit qu’on prend la mesure d’un bon entraîneur au hockey, à savoir qu’il ne suffit pas qu’il mette en place une structure de jeu solide permettant d’accumuler les victoires, il doit aussi instaurer chez les joueurs une mentalité où ils réagiront de la bonne façon au moment de connaître l’échec.
Rick Tocchet semble avoir passé ce test avec succès à la barre des Canucks de Vancouver, ce qui lui vaut d’avoir accru son avance dans la course pour l’obtention du trophée Jack-Adams aux yeux de l’équipe de LNH.com.
C’est ainsi que Tocchet a terminé au premier rang du scrutin réalisé auprès de notre panel au stade des trois premiers quarts de la saison 2023-24, comme il l’avait fait à la mi-saison ainsi qu’après le premier quart de la campagne. Et il l’a fait avec un plus grand écart encore qu’à la mi-janvier et ce, malgré les difficultés rencontrées par la formation de Vancouver depuis ce temps.
Après avoir affiché un dossier de 8-2-2 en décembre puis de 9-1-3 en janvier, les Canucks ont connu un creux de vague en deuxième moitié de février, ne signant qu’une seule victoire en l’espace de sept sorties (1-5-1). Ils ont alors notamment connu une séquence de quatre défaites, eux qui n’avaient jamais subi deux revers d’affilée jusque-là en 2023-24.
Le moment était donc venu de montrer de quelle étoffe cette équipe était réellement faite. Y avait-il eu un vrai changement de culture, ou bien le géant n’avait-il que des pieds d’argile ? C’est ce que la suite des choses allait démontrer.
Le test a l’air concluant pour l’instant puisque les hommes de Tocchet ont remporté leurs quatre premiers affrontements du mois de mars. Il semble bien que les joueurs des Canucks aient acheté la culture que leur entraîneur a mise en place.
On en a d’ailleurs eu un aperçu le 24 février, quand Vancouver l’a emporté 3-2 contre les Bruins de Boston après avoir accordé une avance de 2-0 à l’adversaire dans le match. Cette victoire a mis fin à la séquence de quatre défaites des Canucks, alors que l’équipe était pourtant à deux doigts de la prolonger à cinq.
« Les gars étaient plutôt calmes sur le banc, en ce sens que personne ne paniquait, et j’aime ça voir ça, avait déclaré Tocchet après cette victoire révélatrice. Ç’aurait peut-être été différent si ç’avait été comme dans les trois ou quatre derniers matchs, on aurait peut-être vu un peu de frustration, des gars qui auraient donné des coups de bâton au sol. Je n’ai pas vu ça ce soir. Il n’y avait personne de frustré même si nous étions en déficit de 2-0. »
Plus récemment, Elias Pettersson a parlé de la volonté des membres de l’équipe de ne pas laisser traîner les choses quand une certaine forme de relâchement commence à apparaître.
« Nous savons que nous avons besoin d’avoir une bonne structure en place, d’afficher un bon niveau en défensive et que nous aurons nos occasions à l’attaque après ça, a-t-il indiqué. Ç’avait commencé à nous glisser des mains un peu depuis quelques temps, mais nous en avons parlé, nous avons discuté de la nécessité de ramener le train sur les rails. »
Et ce niveau de maturité affiché dans le vestiaire semble porter ses fruits jusqu’ici. D’autant plus que les Canucks avaient également connu un léger creux de vague à l’automne, affichant un dossier de 5-6-0 du 11 au 30 novembre, mais ils avaient ensuite réagi avec une fiche de 8-2-2 en décembre.
Bref, Tocchet semble avoir la situation bien en main et ça se reflète dans le plus récent scrutin de LNH.com pour la course au Jack-Adams. Après avoir eu droit à cinq votes de première place à la mi-saison, voilà que le pilote des Canucks a reçu huit des 10 votes cette fois. Son avance sur son plus proche concurrent, qui était de neuf points il y a deux mois, s’élève maintenant à 19 points.
Tocchet semble donc bien placé pour devenir le troisième entraîneur des Canucks à remporter cet honneur, après Alain Vigneault en 2007 et Pat Quinn en 1992.
À ce stade-ci, l’entraîneur des Jets de Winnipeg Rick Bowness semble le mieux placé pour le priver du titre d’entraîneur de l’année, lui qui a récolté le même nombre de points au scrutin qu’à la mi-saison, et obtenu un vote de première place. Il a lui aussi permis à son équipe de rebondir après un creux de vague ces derniers temps, alors que la formation manitobaine est revenue avec une fiche de 4-1-0 pour clore le mois dernier après avoir affiché un dossier de 3-3-0 du 1er au 19 février.
Un léger doute semble toutefois s’être créé du côté de Jim Montgomery, deuxième au scrutin de la mi-saison, mais cinquième cette fois, lui qui a perdu la moitié des points qu’il a reçus. Les Bruins ont connu des moments mi-figue, mi-raisin ces derniers temps (séquence de 0-0-4 la deuxième semaine de janvier, puis de 4-3-5 en février) et, pour le moment, il n’est pas clair s’ils sont disposés ou non à retrouver leur superbe des quatre premiers mois de la campagne.
Résultats du scrutin (cinq points pour un vote de première place, quatre points pour un vote de deuxième place, etc.) :
1. Rick Tocchet, Canucks de Vancouver (48 points, huit votes de première place)
2. Rick Bowness, Jets de Winnipeg (29 points, un vote de première place)
3. John Tortorella, Flyers de Philadelphie (21 points, un vote de première place)
4. Paul Maurice, Panthers de la Floride (17 points)
5. Jim Montgomery, Bruins de Boston (15 points)
6. Peter Laviolette, Rangers de New York (neuf points)
7. Kris Knoblauch, Oilers d’Edmonton (huit points)
8. Derek Lalonde, Red Wings de Detroit (deux points)
9. Andrew Brunette, Predators de Nashville (un point)




















