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Cinq questions avec… Maxim Lapierre

L'ancien attaquant des Canadiens parcourt le Vieux-Continent depuis qu'il a quitté la LNH, il y a cinq ans

par Guillaume Lepage @GLepageLNH / Journaliste LNH.com

MONTRÉAL - Cinq ans après avoir disputé son dernier match dans la LNH, Maxim Lapierre est récemment revenu sur le radar des amateurs québécois avec le lancement de son balado « La Poche Bleue » avec son acolyte Guillaume Latendresse.

Le succès retentissant de l'émission où les deux anciens attaquants des Canadiens discutent de tout et de rien avec d'autres joueurs, des athlètes et des artistes laisse présager un beau projet d'après-carrière.

« On a parti ça parce que c'est une période difficile au Québec et partout dans le monde, a expliqué Lapierre en faisant référence à la pandémie du coronavirus. On voulait se tenir ensemble, s'amuser et faire rire le monde un peu. C'est rendu quelque chose qu'on veut faire tout le temps. "La Poche Bleue" est là pour rester. »

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Sa carrière n'est cependant pas terminée. Après avoir disputé une saison avec MODO, dans la Ligue élite de Suède, et trois campagnes avec le HC Lugano, dans la Ligue nationale suisse, voilà qu'il vient de conclure sa première saison dans la DEL avec les Ours de Berlin.

Très généreux de son temps, il a accepté de nous parler de sa vie après la LNH, qui s'est amorcée après ses 614 matchs répartis sur 11 saisons avec les Canadiens, les Ducks d'Anaheim, les Canucks de Vancouver, les Blues de St. Louis et les Penguins de Pittsburgh.

Voici cinq questions avec Maxim Lapierre :

Bonjour Maxime. Ça fait maintenant cinq saisons que tu disputes dans trois pays d'Europe depuis que tu as quitté la LNH. Peux-tu nous dresser un portrait de ton nouveau mode de vie avec ta femme et tes trois enfants?

J'ai été gâté. Quand je suis arrivé à Lugano en Suisse, c'était magnifique sur le bord du lac avec les palmiers. Je prenais mon café et mon petit croissant au chocolat le matin avant de partir pour l'aréna. Je voyais mes enfants pratiquement tous les jours parce que tu ne voyages pas vraiment dans la Ligue suisse. Tu pars le matin du match et tu reviens le soir. C'est incroyable, on a vraiment apprécié ça. C'est un autre mode de vie.

Les enfants allaient à l'école en italien. Maintenant, on est à Berlin, une plus grosse ville avec un historique exceptionnel. Les enfants vont à l'école en anglais et en allemand. On expérimente les différentes cultures, on aime ça découvrir la nourriture, la bière et les façons de vivre. Je trouve ça tellement le fun. Je me considère vraiment chanceux d'avoir la chance de jouer aussi longtemps en Europe. Il y a beaucoup de joueurs qui y vont une année ou deux et qui ne s'attachent pas. Moi, je m'attache vraiment.

J'ai été chanceux pour les endroits où j'ai abouti aussi. Lugano, c'est probablement dans le top-2 des endroits où les joueurs veulent aller en Europe. Berlin, c'est une ville que tout le monde veut évidemment visiter, alors je me considère gâté de ce côté-là.

Tu viens de conclure ta première saison dans la DEL après trois campagnes en Suisse. Comment est-ce que tu peux comparer les deux ligues?

C'est quand même similaire quand on parle de calibre de jeu. C'est un peu différent en Allemagne parce qu'il y a plus de joueurs importés - les équipes en ont droit à neuf, contrairement à quatre en Suisse. C'est un jeu ouvert, qui est basé sur l'attaque. C'est un peu plus physique en Allemagne parce qu'il y a plus de joueurs qui proviennent d'Amérique du Nord et qui sont habitués de frapper et de jouer de cette façon-là. En Suisse, c'est vraiment plus basé sur le talent pur et la rapidité.

J'ai vu quelques matchs où des équipes des deux ligues s'affrontaient et ç'a toujours été des matchs serrés, compétitifs et plaisants à regarder. C'est très semblable. Il y a un petit côté nord-américain dans la Ligue allemande également quand on parle des arénas. Par exemple, à Berlin, le propriétaire est le même que celui des Kings de Los Angeles, donc l'aréna est semblable à ce qui a été fait au Staples Center. Le Mercedes-Benz Arena serait l'un des beaux de la LNH.

On voit plusieurs jeunes Allemands apparaître sur le radar de la LNH, dernièrement. Est-ce qu'il se passe quelque chose au niveau du développement des jeunes en Allemagne?

Toute l'année, j'ai eu la chance de jouer sur le même trio que Lukas Reichel, qui a longtemps été considéré comme un potentiel choix de première ronde au prochain repêchage. Ce sont des jeunes qui sont encadrés dans un monde d'hommes assez rapidement. À 17 ans, de jouer avec un homme de 35 ans qui a joué dans la LNH, c'est assez spécial. Il faut que tu sois quand même avancé côté hockey, côté physique pour être capable de jouer avec des hommes dans un calibre comme celui-là.

Personnellement, je ne pense pas qu'à 17 ans, j'aurais été capable de jouer là. C'est sûr que c'est peut-être moins reconnue comme Ligue à travers le monde, mais si tu prends un jeune comme Reichel et que tu l'amènes dans une ligue junior au Canada, il aurait eu des statistiques assez exceptionnelles. J'espère que les jeunes Allemands ne sont pas dévalorisés au chapitre des statistiques quand vient le temps du repêchage parce qu'à 17 ans, c'est sûr que tu ne vas pas faire un point par match quand tu affrontes des hommes.

Tu parles de Lukas Reichel. Comment était la dynamique avec lui, l'as-tu pris sous ton aile?

Absolument, c'était mon projet no 1. Que ce soit dans le gymnase ou dans le vestiaire, où il était toujours assis à côté de moi, on se parlait. J'ai tellement trippé là-dessus cette année parce que j'ai eu la chance de partager mon expérience dans la LNH et je voyais la passion du kid, qui essayait de monter le plus haut possible dans les classements du repêchage.

C'était le fun de voir son visage quand tu lui dis quelque chose qui semble vraiment simple pour toi, et que tu réalises qu'il n'y avait pas pensé. De l'aider, c'était un honneur et c'est une chose que j'ai vraiment appréciée. C'est un gars qui a tellement de talent qu'il m'aidait moi aussi dans ma carrière (rires). Il me faisait bien paraître, donc j'ai trouvé ça vraiment cool.

On parle beaucoup de Tim Stützle, le meilleur espoir international en vue du prochain repêchage. Il joue à Mannheim et tu l'as affronté quelques fois. Qu'est-ce que tu as remarqué de son jeu?

J'ai affronté Stützle à quelques occasions et il m'a vraiment impressionné. C'est un gars tellement dynamique et tellement fort physiquement. C'est le style de joueur qui sort une feinte à laquelle tu ne peux vraiment pas t'attendre. Il est capable de surprendre tout le monde. Encore là, c'est un gars de 17 ans qui joue avec des hommes. Tu l'imagines avec des gars de son âge, et tu peux être sûr que ça va faire mal quand il va faire la transition en Amérique du Nord.

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