BROSSARD – Ce ne sera pas exactement une escapade dans un tout inclus sur le bord de la mer au soleil, mais ce voyage d’affaires en Californie – et à Columbus – sera l’occasion pour les joueurs des Canadiens de Montréal de se retrouver pour remettre leur saison sur les rails.
La troupe de Martin St-Louis (7-9-2) a grand besoin de changer le mal de place. Elle a perdu ses quatre derniers duels et n’a que deux victoires, acquises en prolongation, à ses sept dernières rencontres.
« Ça arrive à un bon moment, a indiqué le pilote après un entraînement intense, lundi. C’est sûr que quand tu vas dans l’Ouest, il y a le décalage et tout, et ça fait partie du défi. La Ligue va toujours te défier mentalement de toute façon. Ce qu’on traverse présentement va nous faire grandir. »
À LIRE : Canadiens: La porte s’ouvre pour Jayden Struble | Price discute de sa vie loin du hockey et de son avenir
Le CH aura la chance de mettre fin à cette vilaine séquence contre les Ducks d’Anaheim, mercredi. Par-dessus tout, St-Louis souhaite voir ses hommes retrouver la confiance avec laquelle ils jouaient encore, il n’y a pas si longtemps.
« Le voyage est très important pour nous. Nous ne pouvons pas continuer à accumuler les défaites, a fait valoir le capitaine Nick Suzuki. L’occasion est belle. Il faut revenir à ce que nous faisions de bien, il y a quelques semaines, et regagner notre confiance.
« C’est toujours plaisant d’être à l’étranger, il y a moins de distractions. C’est sur la route que nous passons nos meilleurs moments. J’ai bien hâte. »
Les deux premiers revers de cette série de défaites, face aux Canucks de Vancouver et aux Flames de Calgary, ont laissé des traces très visibles dans les deux derniers contre les Golden Knights de Vegas et les Bruins de Boston. Le défi était de taille, et le CH n’a tout simplement pas été à la hauteur.
St-Louis a même déclaré que ses joueurs avaient été « mous » dans la défaite de 5-2 à Boston, samedi.
« On a joué du bon hockey dans les deux premières défaites de la série, mais depuis deux matchs, on ne se ressemble plus, a-t-il indiqué. On est dans un creux de vague et chaque équipe passe à travers ça. On a dix jours à passer ensemble pour essayer de se replacer et de corriger tout ça. »
L’entraîneur n’a pas attendu d’être sous le soleil de la Californie pour amorcer le travail. Il a convié ses ouailles à une longue séance d’entraînement, qui s’est conclue par quelques minutes de patinage sans rondelle, avant que tout le groupe prenne la route de l’aéroport.
« On doit être imputables les uns envers les autres, a conclu St-Louis. Les joueurs s’attendaient à ça, j’en suis sûr. D’un autre côté, on n’a pas seulement travaillé fort pour travailler fort. On l’a fait avec un objectif en tête. On a fait deux pierres d’un coup. »


















