Cale Makar a écrit l’histoire et établi un standard pour les défenseurs faisant partie de l’élite de la LNH vendredi, en signant un contrat monstre de huit ans et 163,2 M$ (20,4 M$/saison) avec l’Avalanche du Colorado.
Une entente record pour l’instant, mais pour combien de temps?
Quinn Hughes, Zach Werenski et Matthew Schaefer, entre autres, pourraient bénéficier de cette flambée des salaires avec l’augmentation du plafond salarial au-delà des 120 M$ dans deux ans et des 130 M$ dans trois ans.
Avant que le contrat de Makar entre en vigueur, Bowen Byram sera le défenseur le mieux payé de la LNH avec le salaire annuel de 12,5 M$ qu’il empochera avec les Blackhawks de Chicago, sa nouvelle équipe depuis cet été.
Makar devient le premier joueur à surpasser la symbolique barre des 20 M$ en salaire annuel. Le joueur vedette de l’Avalanche est le meilleur pointeur de la LNH chez les défenseurs depuis son arrivée dans la LNH en 2019-20, avec 507 points en seulement 470 matchs. Il a remporté deux fois le trophée Norris du meilleur défenseur, a été finaliste à l’obtention de cet honneur lors des six dernières années, et a remporté le trophée Conn Smythe du joueur par excellence des séries éliminatoires en 2022, année de la plus récente conquête des siens.
Maintenant, tous les yeux se tournent vers Hughes, qui amorcera la dernière de six années de contrat à 7,85 M$ par saison. Le défenseur du Wild du Minnesota est admissible depuis le 1er juillet à la signature d’une nouvelle entente.
Avec l’aboutissement du dossier de Makar, Hughes et son agent Pat Brisson ont maintenant une cible à viser ou à surpasser dans leurs négociations avec le DG du Wild, Bill Guerin.
Cela dit, l’informateur de Sportsnet Elliotte Friedman rapportait dans un épisode de la balado 32 Thoughts, mardi, que Hughes et le Wild n’ont possiblement pas encore discuté sérieusement d’un nouveau contrat.
Le plafond salarial est présentement fixé à 104 M$, une hausse de 8,9 % sur les 95,5 M$ de la saison dernière. La saison prochaine, le plafond sera de 113,5 M$, une hausse de 9,1 %.
Le dossier Hughes devrait faire couler beaucoup d’encre dans les prochains mois. Et lorsqu’il sera clos, les yeux se tourneront vers Werenski et les Blue Jackets, puis sur Schaefer et les Islanders de New York. Les deux défenseurs vedettes sont admissibles à une nouvelle entente dès l’été prochain avec une entrée en vigueur en 2028-29, lorsque le plafond sera fixé à plus de 120 M$.
Il reste deux saisons au contrat de six ans et 57,5 M$ (9,583 M$/saison) de Werenski, le dernier gagnant du trophée Norris.
Il reste également deux saisons au contrat de recrue de Schaefer. Le premier choix au total du repêchage de 2025 a remporté le trophée Calder de la recrue de l’année grâce à ses 23 buts et 59 points à seulement 18 ans.
Werenski aura 30 ans lorsque sa future entente entrera en vigueur. De quoi impacter la durée et la valeur du contrat, possiblement en deçà de celle de Makar et de ce qu’ira chercher Hughes. Makar aura 28 ans et Hughes, 27 ans lorsque la prochaine saison se mettra en branle.
Schaefer pourrait quant à lui suivre les traces des jeunes Macklin Celebrini, Leo Carlsson et Connor Bedard, les autres grandes vedettes de sa génération.
Celebrini (cinq ans/94 M$ avec les Sharks de San Jose), Carlsson (cinq ans/90 M$ avec les Ducks d’Anaheim) et Bedard (cinq ans/75 M$ avec les Blackhawks de Chicago) sont devenus cet été trois des joueurs les mieux payés de la LNH avant leurs 22 ans.
Le nouveau contrat de Makar sera son troisième dans la LNH. Idem pour celui que Hughes paraphera.
L’été prochain, Connor McDavid des Oilers d’Edmonton et Auston Matthews des Maple Leafs de Toronto seront eux aussi admissibles à la signature de nouvelles ententes. Ils pourraient chacun réclamer un salaire annuel au-delà des 20 M$.
En 2028, ce sera au tour des défenseurs Miro Heiskanen (Stars de Dallas), Adam Fox (Rangers de New York) et Evan Bouchard (Oilers) de faire sauter la banque.
Bouchard (10,5 M$/saison), Fox (9,5 M$/saison) et Heiskanen (8,45 M$/saison) ont chacun trois années restantes à leur contrat, mais sont admissibles à la signature d’un nouveau pacte dès juillet 2028. Bouchard et Heiskanen auront 28 ans à ce moment-là; Fox, 30 ans.
Pendant ce temps, certaines équipes réalisent toute la valeur et l’importance des contrats à long terme qu’ils ont donnés à leurs jeunes défenseurs vedettes avant cette flambée des salaires. Pensons notamment aux Canadiens de Montréal et à Lane Hutson, qui amorcera la première de huit années de contrat à 8,85 M$ par saison. Cette entente paraît déjà comme une aubaine, et le sera encore plus lorsque Hutson aura atteint son apogée.
Dans le même ordre d’idées, Thomas Harley des Stars de Dallas (10,587 M$/saison) et Jackson LaCombe des Ducks d’Anaheim (9 M$/saison) sont tous les deux âgés de 25 ans et disputeront chacun la première saison de leur contrat de huit ans.
Avec les nouveaux termes de la convention collective, Hutson, Harley et LaCombe ne seront pas admissibles à la signature d’un nouveau contrat avant 2033.
Rasmus Dahlin des Sabres de Buffalo disputera quant à lui la troisième saison de son contrat de huit ans (11 M$/saison). Il est âgé de 26 ans. Jake Sanderson, 24 ans, est dans la même situation avec un salaire annuel de 8,05 M$ avec les Sénateurs d’Ottawa.
Moritz Seider, qui a 25 ans, entame la troisième année d’un contrat de sept ans (8,55 M$/saison) avec les Red Wings de Detroit.
Plusieurs contrats seront signés d’ici à ce que Hutson, Harley, LaCombe, Dahlin, Sanderson et Seider deviennent admissibles à conclure de nouvelles ententes. Et une bonne partie de ces contrats seront influencés par celui que vient de signer de Makar aujourd’hui. Surtout en ce qui a trait au salaire annuel moyen.
Makar avait déjà établi un standard pour ses confrères par son jeu sur la patinoire, d’une saison à l’autre.
Il a haussé la barre à nouveau vendredi, mais loin des patinoires cette fois-ci.


















