L’ÎLE-BIZARD – Même si les jeunes Leo Carlsson et Macklin Celebrini ont revisité les normes du marché en signant des contrats monstres cet été, Nick Suzuki demeure heureux de l’entente le liant aux Canadiens de Montréal jusqu’en 2030, a-t-il assuré jeudi à son tournoi de golf annuel.
Suzuki empochera 7,875 M$ dans la prochaine année, moins de la moitié du salaire de Carlsson (18 M$/saison) et Celebrini (18,8 M$/saison) – le résultat d’un contrat à long terme qu’il a signé en octobre 2021, quatre ans avant l’annonce d’une hausse substantielle du plafond salarial jusqu’en 2028. Le capitaine du CH a récolté 101 points l’an dernier, au sixième rang de la LNH à ce chapitre.
Plusieurs coéquipiers ont suivi ses traces dans les dernières années en signant des contrats dits « à rabais » pour demeurer dans la métropole québécoise, de Cole Caufield (8 ans/62,8 M$) à Juraj Slafkovsky (8 ans/60,8 M$), en passant par Lane Hutson (8 ans/70,8 M$). Le plus récent exemple? L’entente de huit ans et 73,2 M$ octroyée à Ivan Demidov le 1er juillet, quelques mois après une saison recrue de 62 points, un sommet chez les joueurs de première année de la LNH.
« Nous voulons tous gagner, tout simplement, a expliqué Suzuki. Nous avons pris des décisions en ce sens, et je crois que ça fait du chemin. Nous avons des joueurs dont le salaire donne une liberté financière pour la vie. Personne ne devrait être inquiet.
« C’est bien de voir les salaires faire un pas en avant. Les chiffres sont assez fous, mais je suis heureux de mon contrat », avait-il assuré quelques secondes plus tôt.
On ignore si la structure salariale instaurée par le DG Kent Hughes et le président aux opérations hockey Jeff Gorton y est pour quelque chose, mais le CH s’apprête à amorcer son camp avec sensiblement la même formation que celle ayant accédé à la finale de l’Est au printemps. Pas de transaction majeure à la Noah Dobson comme l’an dernier, ou d’ajouts de taille par le biais du marché des joueurs autonomes.
Un statu quo que Suzuki voit d’un bon œil, en raison de la jeunesse de l’équipe et du sentiment de familiarité qui régnera au sein du groupe.
« Les formations changent sans cesse dans la ligue, mais ce n’est pas toujours pour le mieux, a rappelé Suzuki. Nous aurons les mêmes gars de retour, les mêmes systèmes de jeu, tout le monde saura ce qu’il a à faire. Personnellement, d’année en année, je me sens de plus en plus à l’aise et j’ai l’impression que nos plus jeunes joueurs vivront la même chose. »
Un leadership « plus dur »
À l’approche de sa cinquième saison déjà avec le « C » sur son chandail numéro 14, Suzuki devra plus que jamais jongler avec le poids des attentes. Si les trois premières années de son capitanat se sont déroulées en pleine reconstruction, les deux dernières se sont soldées avec une participation aux séries éliminatoires et, dans la plus récente instance, avec une présence au troisième tour. Son leadership, dit-il, tend à fluctuer avec la trajectoire de son équipe.
« J’essaie assurément d’être un peu plus dur avec le groupe, a-t-il soutenu. Nous avons appris des choses et tiré des leçons ensemble, et les attentes seront plus élevées à l’externe comme à l’interne, donc j’essaierai de maintenir au quotidien le standard que nous avons établi. »
Le leadership de Suzuki se manifeste également dans son implication communautaire. Le tournoi de golf qu’il tenait jeudi était le quatrième au profit d’Asista, une fondation formant des chiens de refuge pour accompagner les personnes vivant avec des enjeux de santé mentale. La chienne de Nick et de sa femme Caitlin, Ruby, a elle-même été formée par Asista.
« J’aime réellement cette fondation pour ce qu’elle fait pour les vétérans, les enfants, les gens qui ont des difficultés… J’ai une chienne accompagnatrice que je peux voir chaque fois que je reviens d’un mauvais match, et elle me met le sourire au visage. C’est plaisant! »


















