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Le quotidien des équipes sportives qui connaissent du succès est sans histoire, pourrait-on dire. C'est précisément ce que vivent les Canadiens de Montréal après les sept premiers matchs de la saison écourtée. Tout est au beau fixe.

Vendredi, avant le début de la séance d'entraînement, on a vu l'entraîneur Claude Julien et le défenseur recrue Alexander Romanov s'échanger des passes. Romanov avait le sourire fendu jusqu'aux oreilles, comme toujours.
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C'est l'harmonie totale. Dans les entrevues Zoom, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.
« La saison est très jeune », a tempéré l'entraîneur Claude Julien, vendredi, désireux d'endiguer le concert d'éloges qui déferle à Montréal et ailleurs au Québec.
« Il reste beaucoup de matchs à jouer. Il ne faut pas se laisser emporter », a-t-il prévenu, en ajoutant que ce n'est pas une crainte qu'il entretient avec ses « sages » troupiers.
Avec « capitaine stoïque » Shea Weber comme chef de file, c'est fort peu probable que le CH s'enfle la tête ou qu'il cède à un excès de confiance. Weber a d'ailleurs vu à l'entraînement vendredi à ce que tout le monde demeure les pieds bien sur terre, en brassant la cage de ses coéquipiers.
« Shea est toujours très sérieux sur la glace, même pour une séance d'entraînement facultative », a relevé son partenaire de jeu en défense Ben Chiarot. « Il donne le ton à l'équipe. C'est ce qu'un leader fait. C'est la raison pour laquelle il est notre capitaine. »
La veille, après la victoire de 4-2 des siens face aux Flames de Calgary, « capitaine stoïque » avait passé le message que ses coéquipiers et lui avaient plusieurs aspects de leur jeu à peaufiner.
Weber et Julien n'étaient pas avec le CH quand il a aligné neuf victoires en amorce de la saison 2015-16. Ni l'un ni l'autre n'a pas besoin toutefois qu'on lui fasse un dessin pour savoir qu'un départ canon n'est pas garant d'une participation en séries éliminatoires.
Qu'il suffise d'évoquer qu'en 2015-16, les Canadiens ont terminé la saison en queue de poisson, en sixième place de la section Atlantique.
Cette saison, ils sont invaincus en temps réglementaire, avec cinq victoires et deux défaites en prolongation ou aux tirs de barrage. Ça les positionne aux avant-postes dans la section canadienne Nord Scotia, tout juste derrière les Maple Leafs de Toronto. Ils disent savoir que la cible dans leur dos ne cessera de grossir, à mesure qu'ils engrangeront les victoires.
« C'est normal. N'importe quelle équipe qui a du succès, ses adversaires les attendent de pied ferme », a souligné Chiarot. « Nous réagissons de la même façon contre les meilleures équipes. »
On s'attend donc à ce que les Flames (2-3-1) soient de retour au Centre Bell avec le couteau entre les dents, samedi (19h HE; TVAS, CBC, CITY, NHL.TV). Le CH sera à la recherche d'un quatrième gain d'affilée. Les Flames essayeront d'éviter de subir un quatrième revers de suite.
Les trios d'attaquants et les duos de défenseurs demeuraient les mêmes à l'entraînement. Julien devrait pouvoir déployer la même formation que jeudi.
Le vétéran ailier Corey Perry comble plus qu'adéquatement la perte de Joel Armia depuis deux matchs.