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Backes prêt à affronter ses anciens coéquipiers des Blues en Finale

Battre St. Louis pour mettre la main sur la Coupe serait « encore plus spécial », reconnaît l'attaquant des Bruins

par Amalie Benjamin @AmalieBenjamin / Journaliste NHL.com

BOSTON - La télévision s'allumait, puis s'éteignait, s'allumait à nouveau avant de revenir au noir, alors que le désir de David Backes d'aller au lit livrait bataille à sa curiosité et à son anticipation. Il ne voulait pas trop penser à ce qui se passait sur son écran, alors que son ancienne équipe tentait de confirmer sa place en Finale de la Coupe Stanley, où elle aurait la chance d'affronter son équipe actuelle. 

« Je ne voulais pas trop y penser, mais la télévision se rallumait presque comme par magie, et je regardais encore un peu le match », a admis Backes, au lendemain de la victoire des Blues de St. Louis sur les Sharks de San Jose dans le match no 6 de la finale de l'Association de l'Ouest, ce qui confirmait leur participation à la grande finale. 

« Après la partie, c'était un peu difficile de trouver le sommeil. »

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Son épouse, Kelly, le suppliait de fermer la lumière et de cesser de penser, mais dans les deux cas, Backes a eu de la difficulté à obtempérer. Il savait alors ce qui allait se passer lundi, dans le match no 1 de la Finale de la Coupe Stanley au TD Garden (20 h (HE); NBC, CBC, SN, TVAS): l'équipe dont il a déjà été le capitaine, les Blues de St. Louis, allait s'amener à Boston afin d'y affronter ses Bruins de Boston, alors que les deux formations vont se disputer la Coupe Stanley. 

Ça faisait beaucoup de choses à assimiler.

Il y a trois ans, Backes se trouvait dans le vestiaire des visiteurs du SAP Center de San Jose, après que ses Blues eurent été battus par les Sharks, l'empêchant ainsi d'accéder à la Finale de la Coupe Stanley pour la première fois de sa carrière. Il ne savait pas ce que l'avenir lui réservait, s'il allait être de retour avec St. Louis, l'équipe qui l'avait repêché, ou s'il allait s'entendre avec une autre formation pendant laa saison morte. 

Finalement, ce fut la dernière fois qu'il a enfilé l'uniforme des Blues. Le 1er juillet 2016, il a accepté un contrat de cinq ans d'une valeur de 30 millions $ avec les Bruins, ce qui l'a fait déménager à Boston, où il a vécu des hauts et des bas comme jamais auparavant au cours de sa carrière, alors qu'il a parfois semblé dépassé par la vitesse de la nouvelle LNH, et qu'il a parfois joué un rôle important, comme c'est le cas en ce moment, alors qu'il évolue à l'aile droite du deuxième trio des Bruins à l'aube des matchs les plus importants de la saison.

Mais ce jour-là, le jour où il s'est incliné dans le match no 6 de la finale de l'Association de l'Ouest, est difficile à oublier. Backes a craqué, les larmes remplissant ses yeux, alors que l'ampleur de la signification de la défaite commençait à le frapper de plein fouet. 

C'est qu'il ne savait pas s'il aurait un jour une autre chance d'atteindre la Finale. 

Aujourd'hui, il obtient une autre chance, et contre son ancienne équipe de surcroit, contre certains de ses meilleurs amis, dont le capitaine de l'équipe, Alex Pietrangelo. 

Difficile de ne pas s'émerveiller devant cette tournure du destin.

« Ç'aurait été une bonne chose que nos deux équipes atteignent la Finale à des années différentes, comme ça nous aurions tous deux eu la chance de l'emporter. Mais dans le cas présent, c'est ce qui se passe dans ce vestiaire qui compte, a indiqué Backes. Je compte encore plusieurs bons amis de l'autre côtés - l'un de mes meilleurs amis joue pour cette équipe, et il en est le capitaine. Je lui ai dit que je l'aimais beaucoup en ce moment, que j'allais l'aimer après la série, mais que j'allais le détester au cours des trois prochaines semaines. Je crois que c'est un sentiment partagé. »

Ils vont rebâtir les ponts qui auront été endommagés lorsque la série sera terminée. En ce moment, toute leur concentration se porte sur ce qui les attend, sur les matchs à venir, sur la chance qui s'offre à eux en ce moment. 

« Les émotions seront fortes, a mentionné Backes. Il n'y a que deux conclusions possibles: nous ou eux. Il n'y a pas de troisième option. Pas d'égalité possible, rien de tout ça. L'une de nos deux équipes va soulever la Coupe Stanley. Ce sera les Blues de St. Louis ou les Bruins de Boston.

« Je pense que ce sera encore un peu plus spécial de le faire contre mon ancienne équipe, et un peu plus difficile à encaisser si c'est eux qui l'emportent. »

C'est exactement le scénario qu'il souhaitait quand il a choisi de s'entendre avec Boston. Il espérait que les Bruins lui donneraient la chance de participer à la Finale de la Coupe Stanley, de mettre la main sur ce précieux trophée qu'il a toujours rêvé de remporter. Il souhaitait tellement le faire pour la ville de St. Louis, avec l'équipe qu'il avait aidé à bâtir.

Il n'a pas eu cette chance. Et aujourd'hui, il va tenter de le faire en battant cette même équipe, en empêchant cette ville et ses joueurs de goûter enfin à la Coupe Stanley, afin qu'il puisse le faire lui-même pour la première fois. Pour y parvenir, il devra faire appel à tout son talent, toute sa force, et peut-être même à ses informations privilégiées, qu'il pourra diffuser dans le vestiaire.

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« Je ne pense pas posséder la recette secrète, a-t-il prévenu. Ce sera une bataille. Les deux équipes ont été bâties de manière très semblable, jouent un style assez similaire, et sont toutes deux très résilientes. Elles misent toutes deux sur de bons gardiens, et la plus grande différence que je vois entre nos deux formations, est que nous misons sur plus de joueurs qui ont déjà atteint cette étape, joué sur cette scène, et vécu la folie de la Finale auparavant. »

Il le sait mieux que quiconque, parce qu'il n'est pas parvenu à vivre cette expérience avec les Blues.

C'est la raison pour laquelle il n'y aura aucun conflit de loyauté. Pour Backes, c'est un moment trop important pour s'attarder sur les amis et les anciens coéquipiers qu'il pourrait décevoir de l'autre côté.

Il veut gagner.

« À ce stade de sa carrière -- ou de la carrière de n'importe qui, vraiment --, mais surtout dans son cas en raison de toutes les déceptions qu'il a vécues, il ne sait pas s'il va avoir une autre chance », a mentionné l'entraîneur des Bruins Bruce Cassidy. « Je crois que ça sera sa plus grande source de motivation, de faire inscrire son nom sur la Coupe Stanley. »

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C'est tout ce qui compte, peu importe son adversaire.

Mais contre St. Louis? Ce ne sera pas la même situation pour Backes qu'affronter une autre équipe de la LNH.

« Il s'agit d'une étrange coïncidence que leur dernier passage en Finale remonte à 1970 », a dit Backes au sujet des Blues, qui avaient alors été balayés par Boston. « Je n'ai pas atteint [la Finale] pendant mes 10 saisons là-bas et mes deux premières saisons ici. Et ma première occasion, à ma 13e saison dans la ligue, est également leur première chance depuis les années 1970.

« Les astres se sont alignés, et ça devrait un sacré bon duel. Nous allons saisir l'occasion et faire de notre mieux à chacune de nos présences dans chacun des matchs. J'aime ce groupe. Je ne voudrais pas jouer en Finale avec un autre groupe. »

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