Huberdeau-O'Reilly-Schenn

Pour les équipes ayant raté les séries éliminatoires de la Coupe Stanley 2023, l’objectif est évidemment de renverser la tendance cette année et de rivaliser pour les grands honneurs. 

Mais comment peuvent-elles franchir la prochaine étape? Avec le début de la saison qui arrive à grands pas, LNH.com se penche sur les raisons qui pourraient permettre aux partisans de ces équipes de l’Association de l’Ouest de retrouver espoir (en ordre alphabétique) :

DUCKS D’ANAHEIM

Saison dernière : 23-47-12, à 37 points d’une place en séries

Comment ça s’est terminé : Les Ducks ont perdu leurs 13 derniers matchs (0-11-2) et ont terminé au 32e et dernier rang de la LNH.

Plus gros changement durant la saison morte : Alex Killorn va probablement rater le premier mois de la saison régulière en raison d’une fracture à un doigt, mais l’attaquant pourra tout de même apporter le leadership et l’expérience qu’espéraient trouver les Ducks quand ils l’ont mis sous contrat pour quatre ans le 1er juillet. Le vétéran de 33 ans a remporté la Coupe Stanley à deux reprises avec le Lightning de Tampa Bay (2020 et 2021) et il a établi des sommets personnels dans la LNH la saison dernière pour les buts (27), les passes (37) et les points (64). Les Ducks seront dirigés par Greg Cronin, qui a été embauché le 5 juin en remplacement de Dallas Eakins, congédié au lendemain du dernier match de la dernière saison. Cronin, 60 ans, sera entraîneur-chef dans la LNH pour la première fois, mais il compte 12 ans d’expérience comme entraîneur adjoint avec les Islanders de New York (1998 à 2003, 2014 à 2018) et les Maple Leafs de Toronto (2011 à 2014). Il était l’entraîneur-chef des Eagles du Colorado, le club-école de l’Avalanche dans la Ligue américaine de hockey, au cours des cinq dernières saisons.

Pourquoi ils pourraient se qualifier cette année : Les Ducks amorcent une reconstruction autour d’une fondation de jeunes joueurs avec les attaquants Trevor Zegras, 22ans, Troy Terry, 26 ans, et Mason McTavish, 20 ans, et le défenseur Jamie Drysdale, 21 ans, qui est en santé après avoir raté la majeure partie de la dernière saison en raison d’une blessure à l’épaule. Ils vont ajouter l’attaquant Leo Carlsson, deuxième choix au total lors du dernier repêchage, tout comme les espoirs en défense Olen Zellweger (Ligue de hockey de l’Ouest) et Pavel Mintyukov (Ligue de hockey de l’Ontario), qui ont reçu le titre de défenseur de l’année dans leur ligue respective la saison dernière. Les Ducks devraient également être solides devant le filet avec John Gibson et Lukas Dostal. Drysdale est toujours sans contrat, mais avec son arrivée éventuelle et la présence de Zegras, qui a signé un contrat de trois ans lundi, les Ducks pourraient profiter d’une étincelle pour faire un bond de géant dans l’Ouest. La tâche s’annonce toutefois difficile.

COYOTES DE L’ARIZONA

Saison dernière : 28-40-14, à 25 points d’une place en séries

Comment ça s’est terminé : Les Coyotes ont amorcé la saison avec un dossier de 6-6-1, mais ont perdu 10 des 11 matchs suivants (1-7-3) et ont ultimement raté les séries pour une troisième saison consécutive – une 10e fois en 11 ans. 

Plus gros changement durant la saison morte : Jason Zucker, 31 ans, a accepté un contrat d’un an après avoir marqué 27 buts en 78 matchs avec les Penguins de Pittsburgh la saison dernière, sa deuxième meilleure production en 12 saisons dans la LNH. 

Pourquoi ils pourraient se qualifier cette année : La saison dernière, les Coyotes ont amassé 13 points de plus qu’en 2021-22, ont marqué plus de buts (2,74 buts par match vs 2,51 en 2021-22) et en ont accordé moins (3,60 vs 3,77). Les attaquants Nick Bjugstad et Alex Kerfoot et le défenseur Matt Dumba s’ajoutent à Zucker chez les vétérans et se joignent à un groupe mené par les attaquants Clayton Keller, qui a inscrit un sommet personnel de 37 buts la saison dernière, et Mattias Maccelli, qui a terminé au deuxième rang des recrues de la LNH avec 49 points (11 buts, 38 passes) en 64 rencontres. Logan Cooley, le troisième choix du repêchage 2022, se joindra également à eux cette saison. Le jeune homme de 19 ans a pris le deuxième rang au chapitre des points dans la NCAA en tant que joueur de première année à l’Université du Minnesota la saison dernière, et il a marqué un but spectaculaire à son premier match préparatoire contre les Kings de Los Angeles pendant la Série globale de la LNH – Melbourne. Les Coyotes semblent emprunter une trajectoire ascendante, et s’ils poursuivent dans cette veine, avec Keller et Cooley comme meneurs, il est possible qu’ils se battent pour une place en séries cette saison.

FLAMES DE CALGARY 

Saison dernière : 38-27-17, à deux points d’une place en séries

Comment ça s’est terminé : Les Flames ont battu les Jets de Winnipeg 3-1 le 5 avril dans ce qui était leur cinquième victoire en six matchs (5-0-1). Ils étaient alors à égalité avec les Jets pour la deuxième place de quatrième as. Ils n'ont toutefois gagné qu’un seul de leurs trois derniers matchs (1-0-2) et ont raté les séries éliminatoires pour la deuxième fois en trois saisons. 

Plus gros changement durant la saison morte : Craig Conroy a été promu au poste de directeur général le 23 mai, remplaçant Brad Treliving, et Ryan Huska a été embauché comme entraîneur-chef le 12 juin à la suite du congédiement de Darryl Sutter. Cette nouvelle équipe de direction aura comme objectif de créer un environnement plus intéressant pour les joueurs qui pourra permettre aux plus talentueux, dont Jonathan Huberdeau, de connaître du succès.

Pourquoi ils pourraient se qualifier cette année : Le changement d’entraîneur pourrait bien être la clé. Il n’y a pas de doute que des joueurs de talent se retrouvent dans le vestiaire des Flames, dont Huberdeau, Elias Lindholm, Nazem Kadri et Andrew Mangiapane, et des espoirs prometteurs comme Jakob Pelletier, 22 ans, et Matt Coronato, 20 ans. De plus, Jacob Markstrom a prouvé dans le passé qu’il peut être un des meilleurs gardiens de la LNH. Malgré des saisons décevantes de la part de plusieurs de leurs joueurs, les Flames ont raté les séries de peu. Avec un nouveau leadership et une nouvelle approche, on peut s’attendre à ce que ces joueurs rebondissent et permettent à Calgary de se hisser parmi les équipes qui joueront du hockey au printemps.

BLACKHAWKS DE CHICAGO

Saison dernière : 26-49-7, à 36 points d’une place en séries

Comment ça s’est terminé : Les Blackhawks ont amorcé la saison avec une fiche de 6-5-3, mais ils ont perdu 16 de leurs 17 matchs suivants (1-15-1). Ils ont terminé au 30e rang du classement, et leur pourcentage de points de ,360 a été leur pire depuis la saison 2003-04.

Plus gros changement durant la saison morte : Les Blackhawks ont remporté la loterie du repêchage de la LNH et ont sélectionné Connor Bedard au premier rang. L’attaquant de 18 ans est considéré comme un talent générationnel et est déjà comparé à Connor McDavid et Auston Matthews grâce à ses habilités offensives et son intelligence au jeu.

Pourquoi ils pourraient se qualifier cette année : Bedard donne aux Blackhawks une force de frappe qui n’est pas sans rappeler Patrick Kane lors de ses grandes années avec le club. Chicago a aussi entouré le jeune prodige en faisant l’acquisition des attaquants Taylor Hall et Nick Foligno dans une transaction avec les Bruins de Boston, en plus de s’entendre avec Corey Perry sur le marché des joueurs autonomes. Ce serait tout un saut de la part des Blackhawks de passer du 15e rang dans l’Ouest à une place en séries, mais avec Bedard, ils peuvent se permettre de rêver.

PREDATORS DE NASHVILLE

Saison dernière : 42-32-8, à trois points d’une place en séries

Comment ça s’est terminé : Une série de six défaites (0-4-2) a fait glisser les Predators à six points d’une place en séries le 17 décembre. Même s’ils ont conservé un dossier de 30-19-4 pour le reste de la saison, ils ont été incapables de se sortir du trou qu’ils se sont creusé.

Plus gros changement durant la saison morte : Barry Trotz est devenu le deuxième directeur général de l’histoire des Predators le 1er juillet, mais il avait commencé à mettre son empreinte sur l’équipe bien avant, notamment avec l’embauche d’Andrew Brunette comme entraîneur le 31 mai. Sa première décision officielle dans ses nouvelles fonctions a été de mettre sous contrat le joueur de centre Ryan O’Reilly pour quatre ans et 18 millions $ le 1er juillet. Les Predators ont également coupé les ponts avec des joueurs importants de l’organisation : Ryan Johansen (échangé à l’Avalanche du Colorado) et Matt Duchene (rachat de contrat).

Pourquoi ils pourraient se qualifier cette année : Brunette va vraisemblablement implanter le même style offensif qui a aidé les Panthers à mener la LNH avec une moyenne de 4,11 buts par match et à gagner le trophée des Présidents lors qu’il les a dirigés en 2021-22. Les catalyseurs de cette attaque seront O’Reilly, l’attaquant Filip Forsberg et le défenseur Roman Josi. Forsberg (haut du corps) et Josi (commotion cérébrale) sont de retour en santé après avoir raté 32 et 15 matchs, respectivement, à la fin de la dernière saison. Les Predators ont également vu une progression intéressante de leurs attaquants de 26 ans et moins lorsqu’ils leur ont confié plus de responsabilités, comme Tommy Novak (26 ans), Cody Glass (24), Luke Evangelista (21), Juuso Parssinen (22) et Philip Tomasino (22). Les Predators ne devraient pas avoir de difficulté à garder la rondelle hors de leur filet avec Juuse Saros, qui a terminé à égalité au sixième rang de la LNH avec un pourcentage d’arrêts de ,919 (minimum 30 matchs), et ce, même s’il a fait face à 2099 tirs, un sommet dans la LNH. Les progrès affichés la saison dernière ainsi qu’un style de jeu un peu plus offensif pourraient permettre aux Predators de lutter pour l’une des trois premières places dans la section Centrale.

SHARKS DE SAN JOSE

Saison dernière : 22-44-16, à 35 points d’une place en séries

Comment ça s’est terminé : Les Sharks ont perdu leurs six dernières rencontres (0-5-1) et terminé avec leur plus bas pourcentage de points (,366) depuis la saison 1995-96 (,287).

Plus gros changement durant la saison morte : Le défenseur Erik Karlsson a vu son souhait être exaucé quand on l’a échangé aux Penguins de Pittsburgh le 6 août. Karlsson a réussi la première saison de 100 points par un défenseur dans la LNH depuis 1991-92, mais à l’âge de 33 ans, il n’avait pas vraiment envie de faire partie d’une reconstruction. En retour, les Sharks ont mis la main sur trois joueurs expérimentés qui pourront entourer leurs espoirs (les attaquants Mike Hoffman et Mikael Granlund ainsi que le défenseur Jan Rutta) et sur un choix de première ronde au repêchage 2024.

Pourquoi ils pourraient se qualifier cette année : Avec les attaquants William Eklund (20 ans), Thomas Bordeleau (21) et possiblement Filip Bystedt (19), les Sharks seront plus jeunes et surtout plus électrisants en attaque. L’acquisition d’Anthony Duclair, qui se joint à Tomas Hertl et à Logan Couture, apporte également de la profondeur au sein du groupe d’attaquants. Le départ de Karlsson crée un trou en défensive, mais Mario Ferraro, Rutta, Marc-Édouard Vlasic et peut-être même la recrue Shakir Mukhamadullin ont le potentiel de former une brigade surprenante. Mackenzie Blackwood, acquis des Devils du New Jersey le 27 juin, devrait améliorer le sort de l’équipe devant le filet, pourvu qu’il reste en santé. Une participation en séries tiendrait du miracle pour les Sharks, mais on ne sait jamais à quel moment les astres peuvent s’aligner.

BLUES DE ST. LOUIS

Saison dernière : 37-38-7, à 14 points d’une place en séries

Comment ça s’est terminé : Une séquence de trois victoires a permis aux Blues de s’approcher à six points d’une place en séries le 16 février, mais ils n’ont signé qu’un seul gain à leurs neuf matchs suivants (1-6-2) pour s’éloigner à 16 points d’une qualification.

Plus gros changement durant la saison morte : Kevin Hayes a été acquis des Flyers de Philadelphie en retour d’un choix de sixième ronde au repêchage 2024. L’attaquant de 31 ans a connu la meilleure saison de sa carrière avec 54 points (18 buts, 36 passes) en 81 parties, et a participé au Match des étoiles pour la première fois. Il a toutefois peiné à obtenir un temps de glace constant à sa position naturelle de centre, alors que les Flyers priorisaient les jeunes joueurs. Il devrait jouer un rôle important au centre avec les Blues.

Pourquoi ils pourraient se qualifier cette année : Avec Robert Thomas, Brayden Schenn et Hayes, les Blues possèdent une profondeur enviable au centre, et avec la présence de Pavel Buchnevich, Jordan Kyrou, Brandon Saad, Jakub Vrana et Jake Neighbours sur les ailes, St. Louis pourrait miser sur une offensive productive. Le défenseur Torey Krug, motivé par les rumeurs de transaction dont il a fait l’objet au cours de la saison morte, devrait aider le jeu de transition de l’équipe. S’ils peuvent compter sur un rendement plus constant devant le filet de la part de Jordan Binnington et Joel Hofer, les Blues devraient être en mesure de se battre pour une place de quatrième as.

CANUCKS DE VANCOUVER

Saison dernière : 38-37-7, à 12 points d’une place en séries

Comment ça s’est terminé : Les Canucks ont perdu leurs sept premiers matchs (0-5-2) et affichaient un dossier de 18-25-3 lorsque l’entraîneur Bruce Boudreau a été congédié le 22 janvier. Ils ont conservé une fiche de 20-12-4 en 36 matchs avec Rick Tocchet derrière le banc, mais leur retard était trop important.

Plus gros changement durant la saison morte : De la profondeur, de la robustesse et de l’expérience en séries ont été ajoutées avec l’ajout de l’attaquant Teddy Blueger et du défenseur Ian Cole. Blueger a aidé les Golden Knights de Vegas à remporter la Coupe Stanley la saison dernière avec deux points (un but, une passe) en six matchs des séries. Cole a participé au tournoi printanier au cours des huit dernières saisons avec six équipes différentes, et a remporté la Coupe avec les Penguins en 2016 et 2017.

Pourquoi ils pourraient se qualifier cette année : La majorité du noyau de l’équipe qui a atteint la deuxième ronde des séries en 2020 – les attaquants Elias Pettersson, J.T. Miller et Brock Boeser, le défenseur Quinn Hughes et le gardien Thatcher Demko – sont toujours là, et l’attaquant Andrei Kuzmenko, auteur de 39 buts la saison dernière, sa première en Amérique du Nord, a été greffé à ce noyau. Les Canucks ont adopté un système plus structuré après l’arrivée de Tocchet, et à sa première saison complète à la tête de l’équipe, Vancouver pourrait aspirer à l’une des trois premières places de la section Pacifique.

Contenu associé