Ovechkin-Karlsson-Dahlin 3 way split

Pour les équipes ayant raté les séries éliminatoires de la Coupe Stanley 2023, l’objectif est évidemment de renverser la tendance cette année et de rivaliser pour les grands honneurs. 

Mais comment peuvent-elles franchir la prochaine étape? Avec le début de la saison qui arrive à grands pas, LNH.com se penche sur les raisons qui pourraient permettre aux partisans de ces équipes de l’Association de l’Est de retrouver espoir (en ordre alphabétique) :

SABRES DE BUFFALO

Saison dernière : 42-33-7, à un point d’une place en séries

Comment ça s’est terminé : Les Sabres se sont approchés à un seul point de la deuxième place de quatrième as après leur victoire de 7-4 contre les Capitals de Washington le 26 février, mais ont remporté seulement deux de leurs 12 matchs suivants (2-8-2) pour accuser sept points de retard. Ils ont gagné neuf de leurs 12 dernières rencontres (9-2-1), mais le mal était fait.

Plus gros changement durant la saison morte : Les Sabres ont renforcé leur défensive déjà solide avec l’ajout de Connor Clifton (trois ans) et Erik Johnson (un an). Clifton a établi un sommet personnel de 23 points (cinq buts, 18 passes) en 78 matchs avec les Bruins de Boston la saison dernière et Johnson a récolté huit passes en 63 parties avec l’Avalanche du Colorado. Leur arrivée ajoute de la profondeur, de l’expérience et de la robustesse à une jeune brigade menée par Rasmus Dahlin (23 ans), Owen Power (20) et Mattias Samuelsson (23).

Pourquoi ils pourraient se qualifier cette année : Les Sabres étaient à un petit point de mettre fin à leur disette de 12 saisons consécutives sans participation aux séries, et tous leurs joueurs clés seront de retour. Tage Thompson est devenu l’un des meilleurs francs-tireurs de la LNH et il est entouré par un impressionnant groupe d’attaquants qui inclut Alex Tuch, Dylan Cozens, JJ Peterka, Jeff Skinner et la recrue Jiri Kulich. Le gardien Devon Levi a impressionné lors de son court passage à Buffalo après avoir signé un contrat de recrue la saison dernière, et il pourrait bien être le partant pour le match d’ouverture. Si la situation devant le filet tient le coup, les Sabres pourraient même aspirer à terminer parmi les trois premières positions dans la section Atlantique.

BLUE JACKETS DE COLUMBUS

Saison dernière : 25-48-9, à 33 points d’une place en séries

Comment ça s’est terminé : Les Blue Jackets ont entamé la saison avec une fiche de 4-9-1 et l’ont terminée avec un pourcentage de points de ,360, le deuxième pire de leur histoire (,348 en 2001-02; 22-47-5 et huit verdicts nuls)

Plus gros changement durant la saison morte : Pascal Vincent dirigera l’équipe à la suite de la démission de Mike Babcock le 17 septembre, 10 semaines après son embauche et trois jours avant l’ouverture du camp d’entraînement. Vincent était entraîneur associé à Columbus lors des deux dernières saisons, et il a préalablement été entraîneur-chef du Manitoba dans la Ligue américaine de hockey. Vincent a soutenu que sa philosophie s’approchait de celle de Babcock quant à la façon dont il veut voir jouer les Blue Jackets, alors son personnel n’a pas eu à tout revoir en vue du camp d’entraînement. 

Pourquoi ils pourraient se qualifier cette année : Les Blue Jackets ont mis l’accent sur la prévention des buts pendant la saison morte en allant chercher Ivan Provorov (Flyers de Philadelphie) et Damon Severson (Devils du New Jersey) par le biais de transactions. Ces deux-là, en plus de Zach Werenski, qui sera de retour après avoir raté les 69 derniers matchs de la dernière saison en raison d’une blessure à l’épaule, devraient faire de Columbus une équipe plus difficile à affronter. Adam Fantilli, le troisième choix du repêchage 2023, ajoutera une étincelle offensive et pourra développer une chimie avec Johnny Gaudreau ou Patrik Laine. Vincent connaît déjà les joueurs, et cette relation devrait aider l’équipe à oublier la tumultueuse saison estivale, à rassembler les troupes et à potentiellement causer une surprise.

RED WINGS DE DETROIT

Saison dernière : 35-37-10, à 12 points d’une place en séries

Comment ça s’est terminé : Les Red Wings occupaient le troisième rang de la section Atlantique le 6 décembre, mais ils ont perdu six de leurs huit matchs (2-4-2) avant le congé de Noël, glissant en dehors du portrait des séries. Ils n’ont jamais été en mesure de remonter la pente et ont raté le rendez-vous printanier pour une septième saison de suite. 

Plus gros changement durant la saison morte : Les Red Wings espèrent qu’Alex DeBrincat pourra être leur premier marqueur de 40 buts depuis Marian Hossa en 2008-09. L’attaquant de 25 ans a atteint ce plateau à deux reprises en six saisons dans la LNH et a marqué 27 buts en 82 matchs avec les Sénateurs d’Ottawa la saison dernière. Detroit a échangé l’attaquant Dominik Kubalik, l’espoir en défense Donovan Sebrango et deux choix au repêchage, dont un choix conditionnel de première ronde en 2024, aux Sénateurs pour faire son acquisition le 9 juillet. Ils lui ont ensuite consenti un contrat de quatre ans et 31,5 millions $ (moyenne annuelle de 7,875 millions $).

Pourquoi ils pourraient se qualifier cette année : DeBrincat devient l’élément central d’une offensive qui a maintenant plus de profondeur avec les ajouts de J.T. Compher, Kailer Yamamoto et Klim Kostin faits pendant l’été. Detroit a joué comme une équipe s’étant améliorée lors de la première saison de Derek Lalonde comme entraîneur, en marquant plus de buts (2,89 buts par match la saison dernière vs 2,77 en 2021-22) et en en accordant moins (3,35 buts par match vs 3,78 en 2021-22). DeBrincat devrait exceller sur un trio pivoté par Dylan Larkin, qui a établi des sommets personnels la saison dernière avec 32 buts et 79 points. Et c’est sans compter que les jeunes Lucas Raymond (21 ans), Mortiz Seider (22) et Simon Edvinsson (20) continueront de s’améliorer.

CANADIENS DE MONTRÉAL

Saison dernière : 31-45-6, à 24 points d’une place en séries

Comment ça s’est terminé : Les Canadiens ont perdu sept de leurs huit derniers matchs (1-7-0) et terminé au dernier rang de la section Atlantique pour une deuxième saison consécutive. 

Plus gros changement durant la saison morte : Les Canadiens ont acquis l’attaquant Alex Newhook dans une transaction avec l’Avalanche du Colorado le 27 juin en retour de choix de première et de deuxième ronde en 2023, ainsi que du défenseur Gianni Fairbrother. Montréal estime qu’un plus grand temps de glace permettra à Newhook de s’exprimer davantage offensivement, lui qui a joué majoritairement dans un rôle au sein des deux derniers trios avec une équipe prétendante à la Coupe Stanley. Newhook a tout de même amassé en moyenne 1,56 point à 5-contre-5 par tranche de 60 minutes en 82 matchs la saison dernière. Il devrait pouvoir évoluer sur un des deux premiers trios à Montréal, où les seuls attaquants à avoir fait mieux à ce chapitre sont Cole Caufield (2,28 en 46 matchs), Nick Suzuki (2,03 en 82 matchs) et Josh Anderson (1,63 en 69 matchs).

Pourquoi ils pourraient se qualifier cette année : Les Canadiens ont été décimés par les blessures la saison dernière, alors que Suzuki s’est avéré le seul attaquant à jouer plus de 70 matchs et Johnathan Kovacevic le seul défenseur à en jouer plus de 65. Une formation en santé incluant Caufield, Anderson, Newhook, Kirby Dach (58 matchs joués la saison dernière), Joel Armia (43) et Juraj Slafkovsky (39) en attaque, ainsi que David Savard (62), Arber Xhekaj (51), Mike Matheson (48) et Kaiden Guhle (44) en défense, devrait être un bon début pour gagner quelques matchs de plus. Ça enlèvera également de la pression sur Jake Allen et Samuel Montembeault. Si l’équipe peut améliorer son pourcentage d’arrêts de ,896 de la saison dernière, elle pourrait se battre pour une place de quatrième as.

SÉNATEURS D’OTTAWA 

Saison dernière : 39-35-8, à six points d’une place en séries

Comment ça s’est terminé : Après avoir remporté quatre de leurs six premiers duels (4-2-0), les Sénateurs ont perdu 11 de leurs 13 suivants (2-10-1). Même s’ils ont réussi à signer 33 victoires à leurs 63 derniers matchs (33-23-7), ils ont raté les séries pour une sixième saison consécutive. 

Plus gros changement durant la saison morte : Le gardien Joonas Korpisalo a signé un contrat de cinq ans le 1er juillet, offrant enfin de la stabilité devant le filet. Sept gardiens ont entamé au moins un match pour les Sénateurs la saison dernière. Ottawa a utilisé 11 gardiens lors des trois dernières saisons, un sommet dans la LNH à égalité avec les Sabres de Buffalo et les Sharks de San Jose. Korpisalo a été au sommet de son art quand les Kings de Los Angeles en ont eu besoin la saison dernière. Le Finlandais a maintenu un pourcentage d’arrêts de ,921 en 11 rencontres après avoir été acquis dans une transaction avec les Blue Jackets le 1er mars. 

Pourquoi ils pourraient se qualifier cette année : Les Sénateurs comptent sur un excellent jeune noyau, mené par les attaquants Brady Tkachuk (24 ans) et Tim Stützle et le défenseur Thomas Chabot. Claude Giroux a apporté énormément de leadership en marquant 35 buts la saison dernière, un sommet personnel pour le vétéran de 35 ans. L’attaquant Vladimir Tarasenko a accepté un contrat d’un an le 27 juillet et il devrait combler le départ de DeBrincat. Une saison complète du défenseur Jakob Chychrun, qui a inscrit cinq points en 12 matchs après avoir été acquis des Coyotes de l’Arizona le 1er mars, améliorera la brigade défensive d’Ottawa. Enfin, Korpisalo devrait être la clé dans les succès des Sénateurs cette saison.

FLYERS DE PHILADELPHIE

Saison dernière : 31-38-13, à 17 points d’une place en séries

Comment ça s’est terminé : Les Flyers ont maintenu une fiche de 4-14-5 entre le 10 novembre et le 23 décembre et ont raté les séries pour une troisième saison consécutive, leur plus longue disette depuis qu’ils ont raté le rendez-vous éliminatoire cinq ans de suite de 1990 à 1994. 

Plus gros changement durant la saison morte : Keith Jones a été embauché à titre de président des opérations hockey le 11 mai, la même journée où Daniel Brière a été nommé directeur général après avoir agi à titre de DG par intérim pendant deux mois à la suite du congédiement de Chuck Fletcher. Ils ont procédé à un remaniement des effectifs en échangeant Provorov et l’attaquant Kevin Hayes (Blues de St. Louis), en laissant aller l’attaquant James van Riemsdyk (Bruins de Boston) sur le marché des joueurs autonomes, et en rachetant la dernière année de contrat du défenseur Tony DeAngelo (Hurricanes de la Caroline). Les acquisitions de la saison morte – les défenseurs Marc Staal et Sean Walker et les attaquants Garnett Hathaway et Ryan Poehling – devraient permettre d’épauler le jeune noyau émergent.

Pourquoi ils pourraient se qualifier cette année : Le retour des attaquants Sean Couturier (dos) et Cam Atkinson (cou), qui ont tous deux raté la totalité de la dernière saison en raison d’une blessure, va ajouter de la profondeur à un groupe mené par Travis Konecny (31 buts en 60 matchs) et Owen Tippett (sommet en carrière de 27 buts). Il pourrait y avoir des ratés en défensive avec les départs de Provorov et DeAngelo, mais Cam York, qui s’est établi comme un joueur à temps plein dans la LNH la saison dernière, semble prêt à assumer plus de responsabilités, tandis que Carter Hart a prouvé qu’il était un gardien numéro un. La reconstruction de Philadelphie ne fait que commencer, mais l’entraîneur John Tortorella a l’habitude de mener ses équipes à de meilleurs résultats que leur niveau de talent perçu ne laisse croire, ce qui signifie qu’il n’est pas impossible que les Flyers se battent pour une place en séries cette saison.

PENGUINS DE PITTSBURGH

Saison dernière : 40-31-11, à un point d’une place en séries

Comment ça s’est terminé : Un revers de 5-2 aux mains des Blackhawks de Chicago le 11 avril a mis fin à la séquence de 16 participations consécutives des Penguins aux séries éliminatoires.

Plus gros changement durant la saison morte : Kyle Dubas a été embauché à titre de président des opérations hockey le 1er juin, et il a ajouté le rôle de directeur général à sa définition de tâches le 3 août. Trois jours plus tard, les Penguins ont conclu la transaction la plus importante de la saison morte en faisant l’acquisition du défenseur Erik Karlsson des Sharks de San Jose dans une transaction à trois équipes avec les Canadiens.

Pourquoi ils pourraient se qualifier cette année : Presque tous leurs joueurs clés sont de retour, et ils ont ajouté à leur formation le premier défenseur à avoir franchi le plateau des 100 points en une saison depuis 1991-92. Avec Karlsson et Kris Letang, le jeu de transition des Penguins devrait être l’un des meilleurs de la LNH, ce qui pourrait faire des ravages avec un groupe d’attaquants bâti autour de Sidney Crosby, Evgeni Malkin, Rickard Rakell, Bryan Rust et Jake Guentzel. À ce groupe s’est greffé Reilly Smith, acquis dans une transaction avec les Golden Knights de Vegas. Les Penguins ont misé gros sur le gardien Tristan Jarry en lui accordant un contrat de cinq ans d’une valeur de 26,9 millions $ le 1er juillet. Lorsqu’il est en santé, il est capable de jouer comme un gardien étoile, et il devra rester en santé si les Penguins veulent amorcer une nouvelle séquence de participations aux séries.

CAPITALS DE WASHINGTON

Saison dernière : 35-37-10, à 12 points d’une place en séries

Comment ça s’est terminé : Les Capitals ont conclu la saison avec une séquence de 7-17-4, ce qui a mis un terme à leur séquence de huit participations consécutives aux séries éliminatoires.

Plus gros changement durant la saison morte : Spencer Carbery a été embauché le 30 mai afin de remplacer Peter Laviolette derrière le banc. Il s’agira du premier mandat de Carbery à titre d’entraîneur-chef dans la LNH, et il est familier avec l’organisation après avoir passé trois saisons à la barre du club-école des Capitals à Hershey dans la Ligue américaine de hockey (2018 à 2021). Il aura la tâche d’intégrer de jeunes joueurs comme les attaquants Connor McMichael, 22 ans, et Hendrix Lapierre, 21 ans, ainsi que le défenseur Alexander Alexeyev, 23 ans, à un noyau de vétérans centré autour des attaquants Alex Ovechkin, Nicklas Backstrom, T.J. Oshie et Tom Wilson, ainsi que du défenseur John Carlson.

Pourquoi ils pourraient se qualifier cette année : Les joueurs clés des Capitals prennent de l’âge, mais leur talent demeure. Ovechkin a inscrit 42 buts la saison dernière à l’âge de 37 ans. Backstrom, 35 ans, Wilson, 29 ans, et Carlson, 33 ans, sont tous en santé après avoir raté de grandes portions de la dernière saison en raison de blessures. Washington mise également sur plus de profondeur avec l’ajout de l’attaquant Max Pacioretty, 34 ans, et du défenseur Joel Edmundson, 30 ans. Ce dernier devra toutefois se remettre d’une fracture à la main. Carbery a supervisé le jeu de puissance des Maple Leafs de Toronto au cours des deux dernières saisons, et cette unité a fonctionné à un rythme de 26,6 pour cent, bon pour le deuxième rang de la LNH derrière les Oilers d’Edmonton (29,4 pour cent) au cours de cette séquence. Il devrait apporter une nouvelle dimension à un groupe des Capitals qui a terminé au 16e rang en supériorité numérique la saison dernière avec une efficacité de 21,2 pour cent. Avec plus de profondeur en attaque et une nouvelle énergie derrière le banc, les Capitals pourraient se battre pour l’une des trois premières places de la section Métropolitaine, ou à tout de moins pour l’une des places de quatrième as.