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ANAHEIM – Les Oilers d’Edmonton se retrouvent en position familière, c’est-à-dire dans une position précaire en séries éliminatoires de la Coupe Stanley avec le besoin de déployer un effort monumental pour se sortir de ce trou.

Un revers de 4-3 en prolongation aux mains des Ducks d’Anaheim dimanche place Edmonton au bord de l’élimination, en déficit 3-1 dans cette série quatre de sept. Le match no 5 sera présenté au Rogers Place d’Edmonton mardi (22 h HE; CBC, TVAS, SN, KCOP-13, TNT, truTV, Victory+, HBO MAX).

Comme ils l’ont fait la saison dernière en première ronde contre les Kings de Los Angeles (retard de 2-0), ainsi qu’au deuxième tour contre les Canucks de Vancouver en 2024 (retard de 3-2) – en plus d’être passés tout près de réaliser un miracle en finale de la Coupe Stanley cette saison-là en s’inclinant en sept matchs contre les Panthers de la Floride après avoir tiré de l’arrière 3-0 – les Oilers devront maintenant venir de l’arrière s’ils veulent prolonger leur saison.

« Nous nous sommes creusé un trou, ça ne fait aucun doute, a reconnu le capitaine des Oilers Connor McDavid. Nous devons trouver un moyen de l’emporter à la maison. »

Le défi pourrait être encore plus ardu cette saison, puisque les Oilers affrontent les jeunes et enthousiastes Ducks, qui semblent parfois trop rapides, trop talentueux et trop affamés pour être stoppés.

Le fait que McDavid ne soit pas à 100 % n’aide évidemment pas non plus, lui qui s’est fait mal à la cheville dans le match no 2, tout comme le fait que Leon Draisaitl n’ait disputé que quatre parties depuis qu’il est revenu au jeu à la suite d’une blessure au bas du corps subie le 15 mars qui l’a forcé à rater les 14 dernières rencontres de la saison régulière.

« Nous faisons tous de notre mieux sur la glace. Nous travaillons et nous tentons de nous en sortir, a affirmé McDavid. Ce n’est pas l’histoire de Connor McDavid, c’est l’histoire de deux équipes qui tentent de trouver des solutions. Ils jouent bien, et nous avons un autre niveau à atteindre en tant que groupe. Je crois encore que nous avons montré des signes encourageants ce soir. »

Même avec une cheville endolorie, McDavid a été en mesure de récolter deux mentions d’aide sur le jeu de puissance dans le match no 4 après avoir obtenu un but et une passe dans un revers de 7-4 dans le match no 3. Il est toutefois évident qu’il n’est pas le joueur dominant qu’il est habituellement, alors qu’il éprouve des ennuis avec ses mouvements latéraux.

Le gagnant du trophée Art-Ross à titre de meilleur pointeur de la LNH en saison régulière a eu la chance de donner les devants aux Oilers tard en troisième période. Il s’est présenté à 1-contre-1 devant l’attaquant des Ducks Beckett Sennecke, et McDavid a effectué une accélération dont lui seul a le secret avant de couper vers le filet, mais le gardien Lukas Dostal est parvenu à placer la lame de son patin devant son tir alors qu’il restait 4:55 à écouler.

EDM@ANA: Dostal sort la jambière devant McDavid

Ryan Poehling a finalement inscrit le but gagnant à 2:29 de la prolongation alors que sa tentative de passe a dévié sur le patin d’un défenseur avant de glisser entre les jambes du gardien des Oilers Tristan Jarry. La rondelle a tout juste traversé la ligne des buts, et la décision a été validée à la suite de l’étude de la reprise vidéo.

« À ce temps-ci de l’année, tout le monde ou presque souffre de quelque chose, des bosses ou des bleus, et Connor va assurément vouloir continuer à jouer, a noté l’entraîneur des Oilers Kris Knoblauch. Et nous allons avoir besoin que lui et tous les autres joueurs de l’équipe jouent de leur mieux. »

Les Oilers croient qu’ils sont à leur mieux lorsqu’ils ont le dos fermement appuyé contre le mur.

S’ils veulent que leur parcours se prolonge en séries, ils devront d’abord trouver un moyen de l’emporter à domicile dans le match no 5, alors qu’Edmonton va tenter de bâtir sur certains éléments positifs recensés dans ce revers en surtemps.

Jarry a été solide à son premier départ depuis le 7 avril, réalisant 34 arrêts. Le jeu de puissance des Oilers s’est aussi réveillé avec deux buts dans le match no 4 (2-en-2) et avec trois buts en deux matchs (3-en-4) après avoir été blanchi dans les deux premiers duels (0-en-6).

Le jeu défensif d’Edmonton a également été dans l’ensemble meilleur dans le match no 4.

« Il y a beaucoup de confiance dans ce vestiaire, a assuré Knoblauch. Ils se sont déjà trouvés dans des situations très difficiles, et cette équipe n’abandonne jamais. Ils sont résilients et ils vont se battre. C’est dans ces situations que nous avons pu voir le meilleur de leur part, et nous n’avons plus de place pour l’erreur maintenant, »

Avant la saison, les Oilers avaient de grandes aspirations, et souhaitaient notamment atteindre la finale de la Coupe Stanley pour une troisième année de suite, pour finalement terminer le travail et remporter les grands honneurs.

Ce fut toutefois une saison éprouvante, et les obstacles se sont poursuivis en séries. Avant le match no 1, on s’attendait à ce que les Oilers se nourrissent de leur expérience du tournoi printanier pour disposer des Ducks, dont 13 patineurs faisaient leurs débuts en séries.

Ça ne s’est pas vraiment passé comme ça, mais leur route vers la finale de la Coupe Stanley au cours des deux derniers printemps n’a pas non plus été de tout repos.

« Il suffit de regarder l’an dernier, alors que nous tirions de l’arrière 2-0 contre Los Angeles avant de venir de l’arrière avec quatre gains de suite, a rappelé le défenseur des Oilers Mattias Ekholm. Ce groupe l’a déjà fait. Nous ne voulons pas nous retrouver dans cette situation, bien honnêtement, mais c’est là où nous en sommes, et j’ai toute la confiance du monde que nous pouvons retourner à la maison, signer une victoire, et les placer sur les talons. »

Knoblauch espère de son côté que le poids des attentes qui repose maintenant sur les Ducks, qui n’ont pas remporté une ronde de séries depuis 2017, sera un peu trop lourd à porter pour ce jeune groupe.

Et comme tout le monde le sait, la quatrième victoire dans une série quatre de sept est la plus difficile à aller chercher.

« Ils sont évidemment très enthousiastes d’être en séries puisque ça faisait longtemps qu’ils n’y étaient pas parvenus, a mentionné Knoblauch. Ils jouent sans pression et de manière détendue parce qu’il n’y avait pas beaucoup de pression sur eux au début des séries. Ils forment de toute évidence une équipe qui va être de la grande danse du printemps sur une base régulière dans le futur avec le groupe de joueurs qu’ils possèdent, alors nous souhaitons qu’ils ressentent un peu plus de pression maintenant qu’ils bénéficient d’une avance confortable dans la série. »