NEWHOOK 2E TRIO BADGE CHAUMONT

MONTRÉAL – Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky n’ont pas encore déjoué Andreï Vasilevkiy à cinq contre cinq. Mais il n’y a pas que les gros canons des Canadiens qui se cherchent après quatre matchs contre le Lightning.

Ce phénomène frappe aussi les membres du « deuxième trio ». On place des guillemets puisque l’attribution de chiffres pour les trois derniers trios du CH reste difficile à faire.

Sur papier, Oliver Kapanen, Alex Newhook et Ivan Demidov devraient techniquement hériter de ce rôle.

Martin St-Louis a choisi de les réunir à nouveau pour le troisième match de cette série qui coïncidait avec un retour à la maison. L’effet escompté se fait toujours attendre. Kapanen et Demidov n’ont pas recréé leur complicité des premiers mois de la saison.

« Il faudrait que je termine de regarder notre dernier match, je n’ai pas encore fini de travailler sur ce match, alors c’est difficile de commenter là-dessus (travail du trio de Newhook, Kapanen et Demidov), a affirmé St-Louis lors d’une visioconférence lundi matin. On a gagné le troisième match. On était heureux de plusieurs situations. Mais on doit rester affairés au processus. Je ne peux pas te donner une réponse. »

De retour sur le flanc gauche aux côtés de Kapanen et de Demidov, Newhook garde espoir de voir son trio trouver ses repères. Au lendemain de ce revers de 3-2 contre le Lightning, Newhook a refusé de parler d’une nervosité dans le jeu des deux recrues.

« Non, je ne crois pas que c’est le cas, a répliqué le numéro 15. Ils sont tous les deux talentueux et ils veulent faire la différence. Ils aiment jouer dans les grands moments. Le jeu est toutefois plus fermé en séries que durant la saison. Nous aurons besoin de travailler encore plus fort afin de passer plus de temps en territoire offensif. Demi a joué en séries l’an dernier et Kapi a démontré ce qu’il peut faire cette saison. Nous chercherons à trouver des solutions, comme chacun de nos quatre trios. Nous savons que nous pouvons y arriver. »

En quatre matchs face au Lightning, Kapanen et Newhook ont toujours le compteur à zéro dans la colonne des buts et des passes. Demidov, quant à lui, a récolté une seule passe. Et c’était lors d’un but de Slafkovsky en supériorité numérique au premier match.

Dans les indicateurs de taux de possession de la rondelle (Corsi), Newhook (35 %) et Demidov (38 %) ont les deux pires rendements parmi les attaquants de l’équipe à cinq contre cinq.

Kapanen est quant à lui le joueur le moins utilisé avec un temps de jeu moyen de 8 min 39 s.

Avec une égalité de 2-2 dans cette série et un cinquième match qui sera disputé à Tampa, St-Louis pourrait sortir le boulier avec ses trios, comme il l’a fait avant le troisième match.

Le CH a eu la main heureuse avec la composition d’une toute nouvelle unité, celle de Kirby Dach au centre de Zachary Bolduc et d’Alexandre Texier. Ce trio était sur la glace pour les quatre buts de l’équipe à cinq contre cinq lors des deux matchs à Montréal.

Si dans le camp du Tricolore, St-Louis doit se poser des questions afin de dynamiser le jeu de son équipe à cinq contre cinq dans l’espoir d’aider son premier trio à regagner sa touche habituelle, Jon Cooper doit se creuser les méninges afin de miser sur une contribution offensive de ses deux derniers trios.

Les Dominic James, Oliver Bjorkstrand (un seul match), Gage Goncalves, Corey Perry, Zemgus Girgensons et Nick Paul n’ont toujours pas écrit leur nom sur la feuille de pointage. Et c’est la même chose pour le matamore Scott Sabourin, qui a participé à deux matchs.