La famille a toujours été la priorité de Claude Giroux. C’est pourquoi il a bien pris son temps, avec sa conjointe Ryanne, pour choisir la ville où le clan passera la prochaine année.
« Quand le temps est venu de choisir mon équipe, je voulais être ici », a déclaré Giroux, quand il discutait avec les journalistes, sur Zoom, mardi après-midi.
« Pour moi, comme pour ma famille, il fallait prendre la bonne décision. Et c’était une décision très importante, en particulier pour nos trois garçons. »
Giroux n’a pas attendu jusqu’au 7 juillet pour signer son contrat d’un an, d’une valeur de 2 millions $ parce qu’il voulait tenter sa chance au marché des joueurs autonomes.
« Je ne dirais pas que j’ai tenté ma chance sur le marché. Ce n’était pas vraiment ce que je faisais. J’étudiais davantage mes options, je pensais à ma famille. Je voulais faire le meilleur choix. Je me répète, mais nous avons trois fils. Certaines décisions ne m’appartiennent plus. »
Son niveau de familiarité avec la ville, avec l’organisation et avec les joueurs dans le vestiaire ont aussi joué un grand rôle dans sa décision de rester avec les Sénateurs pour entreprendre une cinquième saison.
« J’adore l’organisation. J’adore mes coéquipiers. J’aime les entraîneurs et tous les autres employés qui s’impliquent auprès des joueurs. Nous avons passé quatre années ici. J’ai tissé des liens durant ces quatre années. Je veux continuer à jouer avec mes coéquipiers », dit Giroux.
« En fin de compte, avec les gars dans le vestiaire, le courant passe. J’appréciais tout le monde au sein de l’organisation. J’ai eu de très bonnes discussions avec Steve Staios. J’ai été tout à fait honnête avec lui, et il l’a été tout à fait avec moi. Je pense donc que c’est justement cette honnêteté… Ce n’est pas comme s’il m’avait mis la pression pour que je prenne une décision le plus vite possible », a déclaré Giroux.
« On évaluait simplement tous les scénarios possibles, en fin de compte, en jouant ici, surtout l’année dernière, vers la fin de la deuxième moitié de la saison, on a commencé à mieux s’entendre, à jouer un hockey de meilleure qualité. C’est donc très excitant, et on veut franchir cette étape, passer à la prochaine étape, et c’est ce qu’on va faire. »
Giroux a passé la moitié de la dernière saison dans un des deux premiers trios de l’équipe. Il a passé l’autre moitié de la saison dans un des meilleurs trios défensifs de toute la LNH. Même s’il passait environ deux minutes de moins par match sur la patinoire, en moyenne, il a réussi à présenter des statistiques presque identiques à celles de la saison 2024-25. Son différentiel est passé de – 8 à + 20 en l’espace d’un an. Il a réussi à conserver un taux de réussite de 63,1 % dans les cercles des mises en jeu.
Le vétéran de 38 ans ne s’inquiète pas trop du rôle qui pourrait lui être confié, dans la formation, en 2026-27.
« Je ferai ce qui sera nécessaire pour aider l’équipe. Je suis prêt à accepter mon sort. Il faut être capable de s’adapter. Si je joue du bon hockey, je m’attends à ce qu’on m’utilise dans les deux premiers trios », dit Giroux.
Le joueur franco-ontarien a raté un seul match depuis le jour où il s’est entendu avec les Sénateurs, à l’été 2022. Même si son rôle a évolué, au fil des ans, il demeure tout aussi passionné. Et il veut toujours gagner.
« Au départ, quand notre saison a pris fin, je voulais simplement m’assurer que ma motivation et ma passion étaient toujours là, et il ne m’a pas fallu longtemps pour réaliser que je voulais continuer, que je voulais rester au sein de cette organisation et franchir cette nouvelle étape », a déclaré Giroux, qui a établi un record personnel avec 35 buts lors de sa première saison à Ottawa.
« Ça fait déjà quelques années qu’on en parle, de franchir cette nouvelle étape, mais il est temps de passer à l’action maintenant. »


















