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Une journée émotive pour Pascal Dupuis

L'attaquant des Penguins voulait profiter au maximum des moments passés avec la Coupe Stanley

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

BLAINVILLE - Le temps était précieux pour Pascal Dupuis, dimanche. Il voulait profiter au maximum de sa journée avec la Coupe Stanley parce que l'événement marquait la fin de sa carrière de hockeyeur.

La nostalgie ou la mélancolie, ce serait pour plus tard. L'heure était plutôt à la fête, en famille et avec ses concitoyens de Blainville.

« Je veux profiter pleinement de tous les instants que je l'ai et la partager avec les gens qui m'ont soutenu », a mentionné Dupuis au cours d'un grand rassemblement tenu dans sa ville de résidence, située près de sa ville natale, Laval, sur la rive-nord de Montréal.

« J'essaie de ne pas penser au moment où je devrai me séparer d'elle », a-t-il ajouté.

La conclusion de la journée promettait d'être fort émotive pour l'ailier gauche retraité des Penguins de Pittsburgh, que des problèmes de santé ont mis en échec pour de bon au cours de la saison dernière.

Déjà dimanche matin, Dupuis a confié avec des trémolos dans la voix avoir reçu samedi un cadeau particulier en provenance de la Nouvelle-Écosse.

« Vous pouvez sûrement deviner de qui ça vient », a relaté Dupuis en parlant du capitaine des Penguins Sidney Crosby. « C'est un album rempli de photos de tous les bons moments que nous avons passés ensemble. Il ne pouvait pas me le remettre pendant la saison parce qu'il me voyait chausser les patins. Il me l'a fait parvenir samedi, tout juste avant ma journée avec la Coupe, en sachant que ça me toucherait droit au cœur », a-t-il ajouté en frappant sa poitrine du poing.

Dupuis, âgé de 37 ans, a dû se résoudre à abdiquer après 18 matchs en 2015-16, au début de décembre, parce que le traitement auquel il se soumettait pour des caillots sanguins ne donnait pas les résultats souhaités.

Il est resté proche de ses coéquipiers, en leur apportant son soutien moral et en leur procurant de précieux conseils au cours de l'irrésistible poussée des Penguins qui a été couronnée par la conquête de la Coupe Stanley, le 12 juin.

Ce soir-là, au SAP Center de San Jose, Dupuis s'est rendu au vestiaire de l'équipe vers la fin de la troisième période afin de revêtir son équipement. Il a pu soulever la Coupe sur la glace pour un dernier tour de piste.

L'événement de dimanche allait lui permettre de boucler la boucle d'une belle carrière de 16 saisons, jalonnée de deux conquêtes de la Coupe Stanley. Il espère qu'on se souviendra de lui comme ayant été un gars de défis et un coéquipier modèle.

« Nous, les joueurs de hockey, mesurons nos accomplissements en chiffres et en Coupes Stanley », a relevé celui qui a obtenu 190 buts et 409 points en 871 matchs en saison régulière au sein de quatre équipes (Wild du Minnesota, Thrashers d'Atlanta, Rangers de New York et les Penguins). « J'ai fait partie du même trio que le meilleur joueur au monde pendant cinq saisons (Crosby). J'ai essayé d'être le meilleur coéquipier possible, une bonne personne et, plus important, un bon père de famille », a continué le père de quatre enfants - un garçon et trois filles âgés de 12, 10, 8 et 5 ans, respectivement.

Dupuis a dit avoir une idée plus précise de ce qu'il veut faire au cours de son après-carrière, soit de demeurer associé au hockey comme entraîneur ou dirigeant. Cette saison, il devrait rester chez les Penguins dans un rôle qui reste à définir.

« J'aurai d'autres conversations avec M. Rutherford (Jim, le directeur général) qui vient de signer une prolongation de contrat, a-t-il affirmé. Il veut m'avoir dans l'entourage de l'équipe. Il me reste une année de contrat à écouler. Je veux rester proche du groupe, c'est ce que je souhaite faire. On verra par la suite quel rôle exactement on voudra me confier. Je souhaite avoir à relever un défi stimulant, j'ai besoin de ça. Comme joueur, je n'étais pas assez bon pour jouer en supériorité numérique et j'ai fini par jouer en supériorité. Je n'étais pas assez bon pour jouer avec Sidney Crosby, je l'ai fait. Si on veut que je continue de rester proche des joueurs et de faire le "clown" dans le vestiaire, je trouve que ce serait chèrement payé », a-t-il résumé, sans aucunement minimiser le rôle qu'il a pu jouer la saison dernière.

Une grande fête    

Pour revenir à sa journée avec la Coupe, Dupuis a souligné qu'il allait fêter ça en grand à son domicile, après avoir comblé les quelque 1000 amateurs qui se sont déplacés au Parc Équestre de Blainville. L'activité a permis à la Fondation Miriam (autisme et déficience intellectuelle) de récolter des fonds.

« On m'a demandé de ne pas apporter la Coupe dans la piscine, mais je ne peux pas garantir que ça n'arrivera pas, a-t-il lancé, moqueur. Ça va être difficile avec tous les enfants et membres de la famille qui seront là. On verra bien. Nous allons essayer de ne pas trop la "maganer" parce que c'est Jacques (Martin) qui va l'avoir lundi. »

Jacques Martin, adjoint à l'entraîneur des Penguins Mike Sullivan, prend le relais, lundi. Rigaud sera la destination finale estivale au Québec du prestigieux trophée, qui sera de passage à l'école de hockey du vétéran entraîneur de carrière franco-ontarien.

 

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