Mais lorsque l’heure limite de 15 h a sonné le jour de la date limite des transactions, il avait été échangé au Lightning après avoir consulté sa famille. Des arrangements ont été pris afin de lui permettre de se rendre à Toronto le plus rapidement possible.
Les choses ne se sont pas passées comme prévu.
Tout d’abord, son vol a été retardé de quatre heures, ce qui signifie qu’il n’est pas parvenu à se rendre à Toronto avant 4 heures du matin le samedi. Ensuite, puisque les agentes des douanes ne commencent pas à travailler avant 5 h, il n’a pas pu sortir de l’aéroport avec 5 h 40.
Cette épopée n’allait toutefois pas l’empêcher de rejoindre ses coéquipiers et de disputer le match en soirée.
« Je crois qu’il nous a dit qu’il était parvenu à s’endormir à environ 6 h 45, et il était quand même le premier à l’intérieur de l’autobus (pour se rendre à l’entraînement matinale) à environ 9 h 30, a raconté l’attaquant du Lightning Brandon Hagel. Il devrait peut-être prendre l’habitude de dormir trois heures par nuit.
« C’est assez impressionnant. »
Dormir? Qui a besoin de dormir?
« C’est le genre de gars que tu veux avoir dans ton équipe, a ajouté Hagel. Il est un gars qui va pousser tout le monde à atteindre le prochain niveau. Et c’est le genre de gars pour qui tu veux gagner.
« Je suis très, très heureux que ce soit lui que les dirigeants aient choisi. »
Hagel faisait référence au fait que Perry a été la seule acquisition du Lightning avant la date limite.
Pour l’équipe de direction de Tampa Bay, il s’agissait d’une situation où on a misé sur la qualité, et non la quantité. Il faut aussi garder en tête que Perry représente une valeur connue pour le directeur général Julien BriseBois et l’entraîneur Jon Cooper, puisqu’il a joué pour le Lightning entre 2021 et 2023, alors qu’il a récolté 65 points (31 buts, 34 passes) en 163 matchs de saison régulière.
Ainsi, Perry n’a pas eu besoin d’apprendre le système du Lightning. Il le connaissait déjà. Et comme il a grandi à environ 100 kilomètres de Toronto, à Peterborough, plusieurs amis et membres de sa famille ont été en mesure d’assister au match. Tout ça mis ensemble, ce n’est pas l’adrénaline qui manquait à Perry en vue de ce match à Toronto, un endroit qu’il a qualifié de « Mecque du hockey ».
« C’était excitant, a-t-il noté. Il fallait quand même que je laisse tout ça de côté. Lorsque le match s’amorce, tout ce qui compte c’est ce qui se passe sur la glace. Ça devient une seconde nature, mais il y avait quand même beaucoup de choses qui me passaient par la tête.
« Je trouve que nous avons joué comme cette équipe en est capable. C’était rapide. Nous étions toujours sur eux. »
En effet, après avoir permis aux Maple Leafs de prendre rapidement les devants 1-0, le Lightning a explosé avec quatre buts en première période, par le biais de Ryan McDonagh, Jake Guentzel, Perry et Oliver Bjorkstrand, dans cet ordre.
Une telle performance peut être qualifiée de succès pour le retour de Perry avec le Lightning.
« Corey a été un élément important de notre équipe et de notre parcours lorsqu’il était ici, a noté Cooper. Il a aimé jouer avec nous. Je pense que notre système l’a aidé.
« Lui et moi, nous sommes sur la même longueur d’onde sur à peu près tout. Je pense qu’il est à l’aise ici. Et comme vous avez pu le voir, il possède toujours ce flair autour du but. Il n’y a pas tellement de joueurs qui possèdent cette aptitude. C’est son cas, et il ne l’a clairement pas perdue. »
On peut dire la même chose au sujet de ce désir lancinant qui l’habite de soulever la Coupe Stanley à nouveau. Il ne l’a pas fait depuis 2007 avec les Ducks d’Anaheim malgré le fait qu’il a participé à la finale au cours de cinq des six dernières saisons : avec les Stars de Dallas en 2020, les Canadiens de Montréal en 2021, le Lightning en 2022, et les Oilers d’Edmonton en 2024 et 2025.
« Quand vous perdez cinq finales en six ans, le désir brûle toujours », a-t-il résumé.