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Un retour à Pittsburgh en famille pour Marc-André Fleury

« C'est dur de savoir comment je vais réagir, c'est une première pour moi », affirme le gardien sorelois

par Robert Laflamme @bobthefire / Journaliste principal LNH.com

MONTRÉAL - Marc-André Fleury envisageait les retrouvailles depuis plusieurs mois avec un soupçon d'appréhension. Maintenant qu'il y est rendu, il sait qu'il aura peine à contenir ses émotions.

« Ça me fait un peu peur », admettait le gardien vedette en entrevue, pas plus tard que la semaine dernière, en évoquant son retour à Pittsburgh.

Le duel entre les Golden Knights de Vegas et les Penguins au PPG Paints Arena, mardi (19 h HE; TVAS, SN1, SNE, SNO, ATTSN-PT, ATTSN-RM) n'aura rien de banal.

« J'ai essayé de ne pas trop y penser, mais ça occupe mon esprit depuis un bout de temps », a avoué Fleury, à l'occasion de sa récente participation au Match des étoiles à Tampa. « J'ai eu de la planification à faire parce que la famille va m'accompagner. Je ne sais pas trop à quoi m'attendre comme accueil, mais peu importe je serai heureux d'être de retour. »

« Marc-André n'a pas à s'inquiéter, l'a rassuré son ancien coéquipier Kristopher Letang. Dernièrement, Matt Cullen a été de retour à Pittsburgh avec le Wild du Minnesota et les fans lui ont réservé un accueil incroyable. »

Video: PIT@VGK: Fleury plonge et vole Dumoulin

C'est justement la raison pour laquelle Fleury a un peu peur. Celui qui a porté les couleurs des Penguins pendant 13 saisons et qui a participé à trois conquêtes de la Coupe Stanley de l'équipe se doute bien que les partisans vont l'ovationner à tout rompre.

Ajoutez à ça que les Penguins vont profiter de l'occasion pour lui remettre sa bague commémorative de la conquête de la Coupe Stanley en 2017 et vous obtenez un cocktail émotif explosif.

Le Sorelois âgé de 33 ans sera de plus entouré de son épouse Véronique, de leurs deux fillettes, de ses parents et de sa sœur.

« Ma famille venait souvent me voir quand j'évoluais à Pittsburgh. Ce sera pour eux comme des adieux. » 

Réclamé par les Golden Knights au repêchage d'expansion du 21 juin, Fleury a raconté avoir fait son deuil de la fin de son association avec les Penguins quand il a plié bagage pour se rendre à Las Vegas plutôt qu'à Pittsburgh, l'été dernier.

« C'est à ce moment que ça m'a frappé », a-t-il confié. 

Il a raconté avoir trouvé déconcertant de renouer avec les Penguins à Las Vegas, le 14 décembre. Il avait réalisé 24 arrêts pour aider les Golden Knights à l'emporter 2-1 au T-Mobile Arena.

« Ç'a été un sentiment bizarre d'affronter mes anciens coéquipiers », a-t-il relevé en ajoutant que le retour à Pittsburgh s'annonce plus déstabilisant.

« C'est difficile de savoir comment je vais réagir, c'est une première pour moi, a-t-il souligné. J'ai eu un avant-goût à Las Vegas, mais je m'attends à être plus émotif. Ça me fera tout drôle de me retrouver dans le camp ennemi après toutes les années passées à Pittsburgh. »

L'hommage que lui rendront les Penguins pendant la rencontre fera possiblement ruisseler quelques larmes sous son masque. Fleury n'a pas été qu'un grand joueur pour l'organisation. Au-delà des marques d'équipe qu'il a améliorées au chapitre des victoires (375) et des blanchissages (44), il a été un chouchou du public, voire un des joueurs les plus populaires de l'histoire de la concession, en raison de son attitude bon enfant et de son implication dans la communauté. 

« Ça lui a fait de la peine de partir. Son départ nous a tout autant attristés », a affirmé Letang en attribuant à Fleury une grande part du mérite de la conquête de la Coupe Stanley, l'an dernier. « C'est un coéquipier formidable, un travailleur acharné. Je ne suis pas du tout surpris de le voir contribuer activement aux succès des Golden Knights. Je suis heureux qu'il soit bien dans son nouvel environnement. Le changement et l'inconnu peuvent parfois faire peur. Pour lui avoir parlé, je sais qu'il est bien installé à Las Vegas avec sa famille et qu'il a beaucoup de plaisir. Ça m'a rassuré parce que je ne lui souhaite que du bien. »

Fleury, qui s'est fait ravir son poste de gardien titulaire par le jeune Matt Murray chez les Penguins, file le parfait bonheur au Nevada. Comme quoi, il n'y a rien qui n'arrive pour rien, comme le dit l'adage. 

« J'ai adoré mon temps passé chez les Penguins et j'aurais voulu finir ma carrière à Pittsburgh, a-t-il commenté. Mais je m'estime pas mal chanceux de me retrouver avec les Golden Knights. C'est une super organisation. Et l'équipe a du succès sur la glace. À tous les matchs, nous avons une chance de gagner. Je ne peux pas être plus heureux de la tournure des événements. »

Les Golden Knights (35-13-4) occupent le deuxième rang de toute la LNH, avec 74 points, un point derrière le Lightning de Tampa Bay.

« Je suis évidemment surpris de nous voir parmi les équipes de tête. Je n'aurais pas cru ça possible en début de saison, surtout avec tous les gardiens que nous avons dû utiliser », a argué Fleury qui a été le premier à tomber au combat en octobre. « Beaucoup de travail a été accompli et j'estime que nous méritons maintenant d'être considérés comme des aspirants légitimes. Nous trouvons des façons de rester compétitifs. Nos adversaires nous prennent maintenant davantage au sérieux. Ça s'annonce être un défi le "fun" pour nous dans le dernier droit de la saison. »

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