Il n'a rien pu faire sur les deux buts qu'il a accordés - l'un sur une déviation parfaite d'Hischier et l'autre face à Taylor Hall en échappée.
« Nous sommes toujours fiers de nos partisans et nous en avons beaucoup, a commenté l'entraîneur Claude Julien par rapport à l'ovation réservée à Price. De voir la réaction, c'est sûr que c'est flatteur pour un gardien qui ne connaît pas sa meilleure saison.
« Mais les gens sont assez intelligents pour comprendre ce qu'il a amené à l'organisation depuis qu'il est ici. Ils savent que c'est plus important que ce qui se passe en ce moment. »
Les Canadiens ont encore trois matchs à jouer cette saison, et il ne manque que trois victoires au gardien pour atteindre un autre prestigieux plateau. Il deviendrait alors le deuxième gardien le plus victorieux dans l'histoire de l'équipe - à égalité avec Patrick Roy (289), derrière Plante (314).
Price devrait sans doute être en mesure de devancer Plante d'ici la fin de sa carrière à Montréal, lui qui entamera, l'an prochain, la première année de son contrat de huit saisons avec l'organisation.
Signes encourageants pour le D.N.
Si Price a bien paru devant sa cage, dimanche, c'est en partie grâce au travail de l'unité de désavantage numérique du Tricolore, qui a réussi à écouler les cinq pénalités dont l'équipe a écopé.
Ce n'est pas peu dire pour une formation qui affichait un taux d'efficacité de ,738 en pareille situation avant le match - le pire dans la LNH. Cette bonne prestation a permis aux Canadiens d'augmenter leur rendement à ,743 et de devancer les Islanders de New York par le fait même.
« Nous avons vu la différence, a illustré Julien. C'est ce qu'il faut et c'est ce que nous demandons aux joueurs. On leur demande de s'engager envers notre système et ce soir nous en avons eu un bon exemple. Ça ne prend pas du talent, ça prend seulement la volonté de faire les bonnes choses et les joueurs nous ont démontré ça ce soir. »