Senators playoff experience

OTTAWA – L'expérience est le thème qui résonnait dans le vestiaire des Sénateurs d’Ottawa vendredi matin, eux qui ont conclu leur dernière séance d'entraînement avant de disputer le match no 1 de la série de première ronde de l'Association de l'Est face aux Hurricanes en Caroline samedi (15 h HE; FDSNSO, ESPN, SN, TVAS).

Ce groupe de joueurs est plus aguerri que celui qui avait participé aux éliminatoires il y a un an, la première présence en séries d'Ottawa en huit saisons. Un groupe qui croit être mieux préparé pour ce qui l'attend.

Après une élimination au premier tour en six matchs contre les Maple Leafs de Toronto au printemps dernier, Ottawa affronte une équipe habituée aux projecteurs des séries. Les Hurricanes (53-22-7), champions de la section Métropolitaine, participent aux séries pour une huitième saison consécutive.

« Évidemment, on repense toujours au passé dans ces moments-là, a souligné le joueur de centre des Sénateurs Tim Stützle. C'est vraiment excitant. Et oui, je pense que ça va beaucoup nous aider pour amorcer cette série. On était peut-être tous un peu trop survoltés l'an dernier, on a pris trop de pénalités.

« On doit trouver un moyen d'être vraiment excités, mais aussi de continuer à jouer notre jeu et à garder notre propre style. »

Les Sénateurs (44-27-11) entament les séries sur une lancée, avec un dossier de 16-5-4 depuis la pause pour les Jeux olympiques d'hiver de 2026 qui leur a permis de décrocher la deuxième place de quatrième as dans l'Association de l'Est.

« C'est excitant, a dit le capitaine Brady Tkachuk. On a atteint l'un de nos objectifs. On a maintenant l'occasion de préparer le terrain pour un autre. Mais je sais que ma concentration, la concentration de notre équipe, ne va pas au-delà du match no 1. »

Tkachuk a indiqué que les Sénateurs ont essayé de calquer leur jeu sur celui des Hurricanes.

« Jour après jour, c'est toujours une question de ténacité, et c'est quelque chose qu'on admire et qu'on essaie d'imiter, a-t-il expliqué. Il va y avoir beaucoup de similitudes des deux côtés de la rondelle, en attaque et en défensive. Ça va être un combat, ça va être une partie d'échecs. »

Du côté de l’infirmerie, le chemin vers les séries n'a pas été sans embûches pour Ottawa. Les Sénateurs ont été frappés par une vague de blessures chez leurs défenseurs, eux qui ont, à un certain point, privés de Tyler Kleven, Jake Sanderson, Nick Jensen, Dennis Gilbert, Thomas Chabot et Carter Yakemchuk.

Kleven a patiné vendredi avec un chandail interdisant les contacts pour la première fois depuis sa blessure au haut du corps le 2 avril. L'entraîneur-chef Travis Green a indiqué que le défenseur se rapproche d'un retour au jeu, sans préciser si ce serait pour le premier match de la série.

Sanderson, qui est revenu dans la formation le 4 avril après avoir raté quatre semaines en raison d'une blessure au haut du corps, estime que l'expérience en séries acquise par Ottawa la saison dernière fera une différence cette fois-ci.

« Je pense que ça te rend plus confortable, ça aide avec les nerfs, a noté Sanderson. On sait à quoi s'attendre pour la plupart des choses. Et oui, on est enthousiastes. Je pense que l'atmosphère va être incroyable dans les deux arénas. »

Chabot a souligné que les leçons tirées de la série contre les Maple Leafs seront importantes contre une équipe comme les Hurricanes.

« La Caroline connaît de beaux parcours chaque année, et c'est seulement la deuxième fois qu'on participe aux séries, a dit l’arrière québécois. Je sais que chaque gars ici est prêt à relever ce défi, et on a hâte de commencer.

« On sait que ça va être du hockey de tranchées. Ce sont deux équipes qui jouent un hockey assez similaire. Mais comme je l'ai dit... ce sont les séries. C'est ce qu'on voulait vivre toute l'année, et on a hâte que ça commence. »

Pour Green, l'anticipation se fait sentir même derrière le banc.

« Les entraîneurs ressemblent beaucoup aux joueurs. On veut jouer, on veut entrer dans le match, a dit Green. En tant qu'entraîneurs, on fait beaucoup plus de préparation avec les joueurs, surtout durant une série éliminatoire. Mais on est pareils. On veut jouer, on a hâte que la rondelle tombe.

« On attend toute une année pour essayer de remporter la Coupe Stanley. C'est la meilleure période de l'année, alors on est emballés. »

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