Ducks feature youth movement 2026

Les Ducks d’Anaheim ont mis fin à une disette de sept ans.

Les Ducks se sont qualifiés pour les séries éliminatoires de la Coupe Stanley pour la première fois depuis 2017-18 en misant sur une formation constituée de jeunes complétée par quelques vétérans importants.

Cette combinaison s’est avérée être le mélange parfait cette année. C’est le nouvel entraîneur de l’équipe Joel Quenneville qui a fait prendre la sauce et qui la dirigera dans sa quête de la gloire printanière. Les Ducks joueront le premier match de leur affrontement du premier tour des séries de l’Association de l’Ouest contre les Oilers d’Edmonton lundi au Rogers Place (22 h HE; CBC, TVAS, SN, KCOP-13, ESPN2, Victory+).

« C’est une équipe explosive. Ils peuvent compter beaucoup de buts », a affirmé l’attaquant Ryan Strome, qui a passé quatre saisons à Anaheim avant d’être échangé aux Flames de Calgary le 6 mars. « Quand on regarde leur alignement et le total de points de ces gars-là, c’est impressionnant. Ils ont un bon gardien, alors ils ont une formation équilibrée. Il n’y a pas beaucoup de faiblesses dans leur formation et ils ont beaucoup de profondeur. »

Et la construction de cette formation s’est déroulée sur plusieurs années.

Après que les Ducks eurent été balayés par les Sharks de San Jose en première ronde des séries en 2018, leur formation est restée pratiquement intacte. L’équipe était alors menée par les attaquants Ryan Getzlaf, Corey Perry, Ryan Kesler, Andrew Cogliano, Jakob Silfverberg et Adam Henrique ainsi que par les défenseurs Hampus Lindholm, Brandon Montour, Josh Manson et Cam Fowler.

Toutefois, les Ducks ont raté les séries en 2018-19 (35-37-10, 80 points). L’entraîneur Randy Carlyle avait été remercié le 10 février 2019 et après la saison, un lent processus de reconstruction s’est amorcé.

« On a vécu des moments difficiles au cours des dernières années, alors c’est bien de les voir connaître du succès, a ajouté Stome. C’est ce qu’on espère quand on est en reconstruction. »

Cette reconstruction s’est surtout faite par le biais du repêchage, où plusieurs des jeunes meneurs actuels des Ducks ont été réclamés, comme les attaquants Leo Carlsson (2e choix en 2023), Beckett Sennecke (3e choix en 2024) et Mason McTavish (3e choix en 2021), les défenseurs Jackson LaCombe (39e choix en 2019), Ian Moore (67e choix en 2020), Olen Zellweger (34e choix en 2021) et Pavel Mintyukov (10e choix en 2022), ainsi que le gardien Lukas Dostal (85e choix en 2018). L’attaquant Troy Terry, qui avait disputé 32 matchs avec Anaheim en 2018-19, a été un choix de cinquième ronde (148e au total) au repêchage de 2015.

« Les dernières années ont été difficiles. On ne gagnait pas souvent, mais on savait qu’on progressait et tout le monde tenait à renverser la tendance, a mentionné LaCombe. On le constate aujourd’hui et c’est le fruit du travail acharné de chacun pendant l’été. On était prêts à jouer cette année et on était convaincus qu’on allait participer aux séries. »

Cette saison, les Ducks ont été menés à l’attaque par Carlsson (67 points; 29 buts, 38 aides) et l’attaquant Cutter Gauthier (le meilleur marqueur de l’équipe avec 69 points; 41 buts, 28 aides), qui avait été réclamé au cinquième rang par les Flyers de Philadelphie au repêchage de 2022 et acquis le 8 janvier 2024 en échange du défenseur Jamie Drysdale et d’un choix de deuxième ronde en 2025.

Sennecke, une recrue de 20 ans, est le troisième meilleur marqueur de l’équipe avec 60 points (23 buts, 37 aides), LaCombe est quatrième avec 58 points (10 buts, 48 aides) et Terry est cinquième avec 57 points (19 buts, 38 aides).

CGY@ANA: Sennecke persiste pour ouvrir la marque

Dostal a présenté une fiche de 30-20-4 avec une moyenne de buts accordés de 3,10 et un pourcentage d’arrêts de ,888 pour Anaheim (43-33-6), qui a terminé en troisième position dans la section Pacifique, un point derrière les Oilers en deuxième place.

« On a créé de très bons liens et on est tous très proches, a poursuivi LaCombe. Réussir tout ça ensemble et être en séries, c’est excitant pour nous. On est très heureux d’y être. »

Or, ce virage jeunesse n’est pas le seul élément qui explique les succès d’Anaheim. Le directeur général Pat Verbeek est parvenu à greffer à son groupe de jeunes des vétérans expérimentés pour les soutenir.

L’attaquant Chris Kreider, 34 ans, a été obtenu des Rangers de New York le 12 juin 2025. Cet échange est survenu six mois après que les Ducks eurent fait l’acquisition du défenseur Jacob Trouba, 32 ans, également dans le cadre d’un échange avec les Rangers le 6 décembre 2024.

Verbeek a aussi été actif sur le marché des joueurs autonomes au cours des dernières années en embauchant des éléments clés tels que les attaquants Mikael Granlund, 34 ans, et Alex Killorn, 36 ans, ainsi que le défenseur et le capitaine de l’équipe Radko Gudas, 35 ans.

« On a besoin d’eux de plusieurs façons, mais un de leurs plus grands impacts est qu’ils montrent comment jouer de la bonne façon », a expliqué Quenneville à propos de ses vétérans. « Ce sont de vrais professionnels qui ont de bons instincts et qui sont compétitifs. Leur calme nous a été très utile à des moments critiques.

« C’est bien d’avoir cette présence et ce leadership avec nous. »

C’est aussi bien de pouvoir compter sur le défenseur John Carlson, qui a été acquis dans une transaction majeure avec les Capitals de Washington le 5 mars en échange d’un choix conditionnel de première ronde en 2026 et d’un choix de troisième ronde en 2027.

Cette transaction a démontré clairement que les Ducks pensaient au présent et avaient terminé leur reconstruction. Carlson, 36 ans, a disputé la dernière saison d’un contrat de huit ans d’une valeur de 64 millions $ qu’il avait signé avec Washington le 24 juin 2018 et il pourrait devenir joueur autonome sans compensation à la fin de la campagne.

« Ça s’est très bien passé, j’ai été très bien accueilli. Évidemment, ils sont agréables à voir jouer et c’est génial d’y participer, a révélé Carlson. Ils se sont beaucoup améliorés, alors c’est très excitant. C’est aussi génial de voir à quel point ils sont fébriles et à quel point on peut encore s’améliorer. Je suis ravi d’être ici en ce moment avec cette excellente équipe. »

Une équipe qui espère pouvoir aspirer aux grands honneurs pendant plusieurs années.

« Quand on regarde les équipes qui gagnent la Coupe Stanley, elles ont trois ou quatre jeunes qui jouent ensemble depuis longtemps et qui ont bâti une relation solide avec l’organisation, a indiqué Gauthier. C’est ce qu’on essaie de faire et d’accomplir. On a une belle fraternité ici et tout le monde travaille pour atteindre le même objectif chaque jour. On est un groupe très compétitif et c’est pour ça que c’est toujours agréable de venir à l’aréna. »

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