La moins bonne, c'est que ça ne vient pas avec une formule magique ni des instructions précises sur la manière de venir à bout du portier allemand. Ça prendra des tirs, beaucoup de tirs, des rebonds chanceux, des déviations et beaucoup de circulation devant le filet. Ce sera loin d'être facile.
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C'est en plein ce qui s'est produit dans le troisième match, et c'est la raison pour laquelle les Golden Knights ont réussi à éviter le pire en réduisant l'écart à 2-1 dans la série. Le travail ne fait toutefois que commencer.
Grubauer a été au sommet de son art tout au long de la saison - sa nomination pour l'obtention du trophée Vézina est là pour le prouver - mais on dirait bien qu'il a été en mesure de trouver une autre vitesse au début des séries éliminatoires. Je le regarde jouer présentement et je n'ai pas le choix de le placer aux côtés des Carey Price et Andrei Vasilevskiy en termes de domination.
Ses lectures de jeu sont impeccables, il est toujours en contrôle et il dirige à peu près tous les retours de lancer au bon endroit. Quand il effectue un arrêt, il est prêt à en faire un autre en une fraction de seconde. C'est un gardien en pleine possession de ses moyens, et il a besoin de l'être parce que les Golden Knights ont eu l'avantage 84-45 au chapitre des tirs au cours des deux dernières rencontres.
Malgré la profondeur et tout le talent dont bénéficie l'Avalanche, Grubauer fait la différence jusqu'à maintenant dans cette série. On a pu le constater au premier engagement, vendredi, quand les Golden Knights ont dominé 14-3 aux tirs, en plus d'obtenir six chances de marquer très dangereuses, et qu'ils sont tout de même rentrés au vestiaire avec une égalité de 0-0.
Quand une équipe a un gardien aussi intimidant que Grubauer et qu'elle possède autant de punch offensif, c'est comme si tout tombait en place. Avec l'adversité et les défaites crève-cœur que l'Avalanche a connues dans les dernières années, elle a appris comment gagner en séries. Elle forme désormais un groupe plus fort et mieux outillé au point de vue collectif.
La troupe de Jared Bednar a été bâtie sur le jeu de transition et la rapidité. Elle a tout pour connaître du succès dans le hockey moderne. Ajoutez à cela le fait qu'elle compte sur le meilleur joueur de hockey au monde - au moment d'écrire ces lignes - en Nathan MacKinnon, et vous obtenez la tempête parfaite.
Si vous me demandez ce que j'aime chez un joueur de hockey, je vous répondrai simplement de regarder jouer la vedette de l'Avalanche. Son coup de patin explosif est trompeur pour l'adversaire. Il est capable de ralentir et d'exploser en un claquement de doigts, et en plus de ça, il a les mains et le lancer d'un joueur élite. On le croirait parfois dans un jeu vidéo tellement il est à un autre niveau.
Il s'agit d'un très bon défi pour Marc-André Fleury, de l'autre côté. Même si les projecteurs sont davantage sur Grubauer depuis le début de la série, le Québécois nous offre exactement ce qu'on attend de lui. Il est moins occupé, mais il ferme la porte quand c'est le temps. Ça ajoute du piquant à la qualité de ce face à face entre deux finalistes au trophée Vézina.