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BROSSARD- Comme ce fut le cas à quelques reprises au cours de la saison quand il était difficile de trouver un peu de positif dans l'entourage des Canadiens de Montréal, Nick Suzuki a causé un petit éclairci dans le ciel plutôt sombre de la formation montréalaise, lundi.

Alors que le jeu se corse de plus en plus à l'approche des séries éliminatoires de la Coupe Stanley et malgré le fait que le Tricolore a maintenu une fiche de 7-6-2 en février, l'attaquant s'est retrouvé en nomination à la grandeur de la LNH pour le titre de la recrue du mois, qui a finalement été octroyé à Quinn Hughes, des Canucks de Vancouver.
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Même s'il est au cœur d'une disette de cinq rencontres, cette mention honorable en fin de calendrier a permis de rappeler à tout le monde que l'attaquant connaît une saison bien encourageante pour la suite des choses.
« Plusieurs équipes jouent du hockey de séries présentement et il n'y a pas beaucoup d'espace sur la patinoire », a indiqué Suzuki, qui se retrouve à égalité au cinquième rang des recrues les plus productives du circuit avec une récolte de 40 points, dont 13 buts, en 67 matchs.
« Le jeu est plus rapide et plus hermétique face aux équipes qui se préparent pour les séries. […] Je me sens toujours bien. Je pense que j'ai fait du bon travail pour préparer mon corps. Je l'ai toujours fait, mais j'ai porté ça à un niveau supérieur ici. »

MTL@DET : Suzuki marque en A.N. sur une passe de Weal

Parallèlement à ça, le jeune homme de 20 ans a mis la main sur la Coupe Molson - remise au joueur ayant reçu le plus d'étoiles du match - pour la première fois de sa carrière. Si cet honneur n'est pas un outil de mesure des performances bien fiable, il signifie quand même que Suzuki a été l'un des meilleurs joueurs de la formation - sinon le meilleur - alors qu'il approche de la barre des 70 matchs joués.
Compte tenu de son temps de jeu moyen, qui avoisine les 16 minutes par match, et de son mandat de faire pivoter le deuxième trio de l'équipe et d'affronter certains des meilleurs éléments adverses, le travail qu'il réussit à accomplir est plutôt admirable. Et ça insuffle un peu de positivisme à une équipe qui en a grandement besoin.
À neuf points d'une place en séries éliminatoires, le CH amorcera un voyage de trois matchs en rendant visite aux Islanders de New York, mardi (19 h HE; RDS, TSN2, MSG+, NHL.TV).
« La plus grosse affaire, c'est l'expérience qu'il a acquise en cours de saison, a déclaré l'entraîneur Claude Julien. C'est un joueur intelligent et il y a beaucoup de choses qui font de lui un bon joueur. Au fur et à mesure qu'il avance, l'expérience qu'il gagne l'aide à s'améliorer davantage.
« Cela étant dit, je vois un peu de fatigue dans son jeu, et c'est toujours la même chose dans une première saison. Il récupère quand même bien. On a toujours trouvé que ce joueur-là avait un sens du hockey incroyable et il continue de le démontrer. »
Il sera intéressant de voir si Suzuki sera en mesure de trouver un second souffle lors des 15 derniers matchs de la saison pour ajouter à son total de points et conclure l'année en pleine confiance.
Le jeune homme semblait avoir pris son envol lorsqu'on l'a jumelé à Ilya Kovalchuk et à Joel Armia après l'acquisition du vétéran attaquant russe, mais depuis qu'Artturi Lehkonen a pris la place de Kovalchuk - échangé aux Capitals de Washington à la date limite - les choses sont plus difficiles.
Il faut dire que Lehkonen a aussi été blanchi à ses cinq dernières rencontres et qu'Armia n'a pas de point en six matchs. Disons que la constance est plus difficile à afficher lorsqu'il se retrouve flanqué par deux ailiers en panne.
« Je suis quand même étonné par sa constance offensive, a commenté Phillip Danault. Il a quand même déjà 40 points et ses habitudes de travail sont solides. Pour un kid de 20 ans, la maturité n'est pas toujours là au début, mais lui l'était physiquement et mentalement.
« Il gère bien la pression d'être à Montréal. C'est toujours comme ça les premières années, tu joues pas mal sans stress. Ça se corse de plus en plus après, mais il faut apprendre à gérer ça. Je vais être là pour lui et le guider là-dedans. »
Petry s'absente
Par ailleurs, Jeff Petry n'a pas pris part à l'entraînement de l'équipe avant son départ vers New York. Le défenseur a obtenu une journée de traitements, deux jours après avoir inscrit le but victorieux dans un gain de 4-3 du CH en prolongation face aux Hurricanes de la Caroline.

CAR@MTL : Petry joue les héros en prolongation

Petry a reçu un tir de Jake Gardiner à la jambe en troisième période, mais il est demeuré dans le match. Julien a indiqué qu'à moins d'un changement de dernière minute, l'arrière de 32 ans effectuerait le voyage avec ses coéquipiers.