Mavrik Bourque en est rendu au stade de sa carrière où il préfère ne plus parler de façon hypothétique. La question n’est plus de savoir s’il sera rappelé par les Stars de Dallas, mais bien de savoir quand il le sera.
C’est du moins la mentalité que l’attaquant québécois a adoptée et qu’il s’efforce d’appliquer au quotidien. Même quand il répond aux questions d’un simple journaliste qui lui lâche un coup de fil pour prendre de ses nouvelles et lui parler d’un éventuel rappel dans la grande ligue.
« Je pense que je suis rendu là, a-t-il amorcé avant de vite se corriger. Pas je pense… Je suis rendu là. Je suis prêt à avoir ma chance et j’espère qu’elle va venir bientôt. »
Il faudrait s’armer de bons arguments pour le contredire avec le spectaculaire début de saison qu’il a réussi à mettre en œuvre avec les Stars du Texas, dans la Ligue américaine. Bourque a donné le coup d’envoi à sa deuxième saison professionnelle avec une récolte de sept buts et 18 points en 14 matchs.
Si l’on ajoute ça à la manière dont il avait terminé la dernière campagne – 36 points, dont 16 buts, en 42 matchs – il est difficile de croire que les Stars ne lui feront pas une place dans la formation pour au moins un match d’ici la fin du calendrier. À condition, bien sûr, qu’il poursuive sur sa lancée.
« C’était important pour moi d’avoir un bon début de saison, a expliqué l’ancien des Cataractes de Shawinigan. Par le passé, j’avais tendance à partir plus tranquillement, mais je voulais commencer ça fort à partir du camp d’entraînement, bâtir sur ma fin de saison et sur mon été d’entraînement.
« J’ai trouvé ma propre identité et ce qui me permet d’avoir du succès match après match. Tu vas toujours avoir de bons et de moins bons matchs, mais il faut garder une constance, rendu à ce niveau. »
Après une première saison marquée par une difficile adaptation, et même un match au cours duquel il a été rayé de la formation, le patineur de 21 ans survole maintenant la compétition. Il vient à égalité au deuxième rang des pointeurs de la LAH, entre autres avec son compagnon de trio Logan Stankoven.
« Ç’a été dur mentalement l’année dernière, a-t-il raconté. J’arrivais du junior, où j’étais l’un des meilleurs joueurs, et j’ai eu l’impression de ne plus savoir jouer au hockey. Je me suis même demandé si j’allais me retrouver dans la ECHL. En fin de compte, le temps et le travail ont arrangé les choses.
« Je crois que ç’a été vraiment bon pour moi de ne pas brûler d’étapes et de passer la saison complète à travailler sur ma game et à m’améliorer. Aujourd’hui, je suis prêt à avoir ma chance. »


















