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TROIS-RIVIÈRES – Samuel Blais a porté trois chandails différents, ceux des Maple Leafs de Toronto, des Canadiens de Montréal et du Rocket de Laval, l’an dernier. Après une saison à se faire trimballer au ballottage et à se promener entre la LNH et la Ligue américaine, le Québécois veut maintenant poser ses valises. 

Dans le coin d’un petit vestiaire du Colisée Vidéotron de Trois-Rivières à quelques heures de ce match préparatoire entre les Sénateurs d’Ottawa et les Canadiens de Montréal pour Kraft Hockeyville, Blais a clairement exprimé son souhait pour la campagne 2026-2027. 

« Je me souhaite un début d’année plus tranquille que l’an dernier, a-t-il lancé en détachant ses patins. J’ai trouvé ça difficile mentalement lors de la dernière saison. J’ai bougé souvent de places. J’ai commencé à Toronto pour revenir à Montréal, et je me suis ensuite promené entre la Ligue américaine et la LNH. J’aime mon début de camp à Ottawa. J’espère continuer dans la bonne direction. »

Retranché à la toute fin du camp par le CH, Blais s’était fait réclamer au ballottage par les Leafs le 6 octobre dernier. Le 26 novembre, il revisitait le ballottage et il reprenait la direction de Montréal. Il a finalement joué seulement 13 matchs avec le CH, obtenant cinq points (2 buts, 3 passes).

MTL@CAR: Blais réduit l'écart sur une échappée partielle

À ses premiers jours au camp des Sénateurs à Ottawa, Blais a confié aux journalistes locaux qu’il aurait voulu profiter d’une meilleure chance avec le Tricolore. L’ailier de 30 ans n’a pas rajouté de l’huile sur le feu peu de temps avant un match contre son ancienne équipe. 

« Quand ils m’ont réclamé au ballottage de Toronto, le CH avait plusieurs blessés, a-t-il rappelé. Je trouve que j’ai bien joué quand on m’a fait confiance. Je ne mentirai pas, j’aurais aimé rester en haut. Ça me faisait de quoi de me faire descendre. Mais j’ai quand même réalisé mon rêve de jeunesse en jouant au Centre Bell pour les Canadiens. Je m’en souviendrai toute ma vie. J’ai aussi vraiment aimé les gars dans le vestiaire du Tricolore. »

Blais a servi de moteur offensif lors de son passage avec le Rocket de Laval avec une récolte de 38 points (14 buts, 24 passes) en 35 rencontres et de cinq points (2 buts, 3 passes) en cinq rencontres lors des séries. 

Le 1er juillet dernier, Steve Staios, le directeur général des Sens, lui a consenti un contrat de deux saisons (à deux volets). Il gagnera 925 000 $ s’il reste à Ottawa et un peu plus de 400 000 $ s’il doit poursuivre sa route à Belleville dans la Ligue américaine. 

Au-delà du chèque de paie qui serait plus gros, l’ancien des Blues de St. Louis s’organisera pour s’établir dans la capitale nationale et non pas à Belleville, une ville ontarienne qui n’a rien d’une destination exotique. 

« Je dois toujours y croire, a-t-il répliqué. L’an dernier, j’y croyais aussi en mes chances avec les Canadiens. J’ai prouvé à moi-même la saison dernière que je peux encore jouer dans cette ligue. J’ai aimé mes matchs à Montréal. Les Sénateurs ont un style qui cadre bien avec mon jeu. »

Travis Green l’aura à l’œil lors des prochains jours du camp. 

« Il procure beaucoup d’énergie à l’équipe, a souligné l’entraîneur en chef des Sénateurs. Il a l’expérience de la LNH, il a déjà gagné la Coupe Stanley avec les Blues. Il comprend ce qu’il doit faire pour y rester. Il est un jeune très compétitif. »

Pour cette visite à Trois-Rivières, Blais endossera l’uniforme des Sens pour une première fois dans une ville qui lui tient à cœur. 

« C’est le fun de vivre cet événement. J’ai joué mon Midget AAA avec les Estacades de Trois-Rivières et je me suis entraîné souvent l’été avec Jean-François Brunelle. C’est toujours le fun de revenir ici. J’ai aimé mon temps avec les Estacades. Je trouve ça génial pour la ville de voir qu’il y aura un match de la LNH. »