Brock Faber MIN talks injury 11-6-26

ST. PAUL, Minnesota – Brock Faber sait très bien que la fracture du crâne qu’il a subie en présaison aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus graves.

Le défenseur du Wild du Minnesota s’est entraîné avec ses coéquipiers pour une deuxième journée consécutive, vendredi. Faber a fait un retour sur la glace cette semaine pour la première fois depuis qu’il a reçu un tir près de l’oreille en deuxième période dans un match préparatoire contre les Stars de Dallas le 25 septembre. 

« Ça aurait pu être bien pire si, d'abord, le contact avait été encore plus sévère, et, ensuite, si je n’avais pas été pris en charge de cette façon par le personnel médical, a dit Faber vendredi. Je suis ravi de pouvoir mettre ça derrière moi. Ça fait du bien d’être de retour.

« Quelques centimètres plus bas et j’aurais aussi pu me retrouver avec des points de suture sur l’oreille. Quelques centimètres plus haut, ça frappe mon casque et j’aurais été correct. À l’endroit où j’ai été atteint, il n’y a que de l’espace pour une rondelle. Et c’est exactement là que j’ai reçu le tir. »

Faber a ajouté des protecteurs d’oreilles en plastique à son casque alors qu’il tente de retrouver son rythme pour faire ses débuts cette saison. L’échéancier est encore inconnu, mais l’entraîneur John Hynes a dit s’attendre à ce que Faber voyage avec l’équipe pour le périple de trois rencontres qui s’amorcera mardi à Montréal. 

Le Wild jouera d’abord deux matchs à domicile, vendredi contre les Sharks de San Jose (20 h HE; Wild+, MINNHL, NHLN, NBCSCA, KSTP) et samedi contre le Lightning de Tampa Bay. 

En raison de la gravité de la blessure, Faber s'est retrouvé complètement à l’arrêt pendant environ un mois. 

« Même s’il est un bourreau de travail, il ne pouvait pas s’entraîner, a expliqué Hynes jeudi. C’est un jeune homme qui est génétiquement gâté. Alors ça aide. Mais être complètement arrêté et recommencer aussitôt à jouer, ce n’est pas évident. Nous voulons nous assurer qu’il respecte le processus de nos préparateurs physiques et qu’il se sente vraiment en mesure de performer à la hauteur de ses capacités. » 

Faber a raconté qu’au moment de recevoir le tir à la tête, il croyait que tout était correct. Il est demeuré quelques instants sur la glace avant de regagner le banc par ses propres moyens. Il a joué le reste de la période, mais n’était pas de retour pour la troisième. Comme le tir n’était pas violent, il pensait vraiment qu’il avait évité le pire. 

« Quand j’ai été atteint, la douleur n’était pas si intense, pour être honnête, a-t-il dit. Ça me paraissait comme une ecchymose, rien de plus. 

« Évidemment, c’est devenu beaucoup plus grave. »

Faber a été transporté au Regions Hospital de St. Paul et la fracture a été confirmée par examen d'imagerie par résonance magnétique. Il a été opéré le 27 septembre, puis a passé trois jours à l’hôpital. 

Quelques jours après l’opération, il se sentait complètement rétabli, « ce qui était la partie la plus difficile ». 

« Tu sens que ton corps est normal, que ta tête est normale, mais tu ne peux rien faire », a-t-il dit. 

Après avoir mis les bouchées doubles en préparation pour la saison, les jours suivant la chirurgie ont été passablement ennuyants, a-t-il reconnu. 

« Tu arrives au camp d’entraînement et tu es prêt à tout donner, puis tu te retrouves à être assis sur ton divan pendant quatre semaines, a dit Faber. Je ne sais pas à quand remonte la dernière fois où je n’avais fait aucune activité physique pendant une aussi longue période. 

« Mais ça fait partie du processus. C’est ce que je devais faire pour guérir. »

Faber a récolté 51 points (15 buts, 36 passes) et a été le deuxième joueur le plus utilisé en moyenne chez le Wild (24:41) en 80 matchs la saison dernière. Sans lui, en ce début de campagne, le Minnesota s’en sort très bien avec un dossier de 11-3-3, au premier rang de la section Centrale. 

« Ils jouent vraiment bien présentement, a dit Faber. Je pense que je pourrais faire un retour et être à la hauteur. (Mais) je veux être à 100 pour cent à mon retour. […] Je vais prendre un peu plus de temps que pour un autre type de blessure. La dernière chose que je veux, c’est revenir trop vite et aggraver quelque chose. »

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